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Palestinian Child Prisoners: The systematic and institutionalised ill-treatment and torture of Palestinian children by Israeli authorities

Une violence rituelle contre les enfants

Le quotidien des enfants palestiniens se répète et se ressemble: prisons, tortures, injures… presque tous connaissent ces mauvais traitements. La Valaisanne Sandra Wuilloud s’est rendue sur place en juin 2005 pour une recherche.

En se rendant à Bethléem en juin 2005, Sandra Wuilloud n’avait pas encore pris toute la mesure des atrocités commises sur place. Juriste de formation, elle est partie afin de réaliser une recherche sur les droits de l’enfant dans le cadre d’un Master à l’Institut universitaire Kurt Bösch (IUKB). Elle revient sidérée, avec un seul souhait en tête: l’arrêt du cycle de la violence. Les témoignages qu’elle a recueillis auprès des enfants palestiniens lui laissent des souvenirs particulièrement douloureux. C’est le cas de celui de Mohamed Sadi Tafish, libéré en janvier dernier après quatre mois de prison ferme passés dans différents pénitenciers israéliens, dont le tristement célèbre Telmond à Tel-Aviv, qui accueille les jeunes criminels. L’adolescent de quinze ans croyait être au bout de ses peines. Mais son illusion a tourné court. Il purge encore une peine de cinq ans avec sursis dans le camp de réfugiés d’Al-Aroub.

Parodie de procès

Les accusations retenues contre le jeune Palestinien n’ont rien d’extraordinaire. En octobre 2004, Mohamed Sadi est interpellé à un check point par la police israélienne alors qu’il se rend à l’école. Le garçon est accusé d’avoir participé à une rixe ayant opposé de jeunes Palestiniens aux policiers israéliens. Mohamed a tenté de clamer son innocence, en vain. Il a raconté à la chercheuse comment, après deux jours d’interrogatoire musclé, des coups et des menaces, il a fini par céder à la pression de ses bourreaux tantôt menaçants, tantôt maîtres chanteurs. Les policiers israéliens l’ont obligé à signer une déposition écrite dans une langue qu’il ignore, pour port illégal de couteau, agression physique et jet de pierres sur les forces de l’ordre. C’est le jour de sa condamnation que Mohamed a rencontré pour la première fois l’avocat que sa famille avait mandaté pour sa défense. Conclusion, une parodie de procès avec à la clé un verdict disproportionné. Mais Sandra Wuilloud a vite découvert que l’histoire de Mohamed Sadi n’est que la pointe visible de l’iceberg dans les territoires palestiniens. La violence que font subir les soldats israéliens aux enfants palestiniens est presque rituelle. A l’adolescence, tout le monde y passe ou presque. Pendant quatre semaines, la Suissesse, a vécu auprès des familles meurtries par la spirale de la violence. Les témoignages recueillis auprès des jeunes tournent autour du même thème: la barbarie de la police israélienne. Certains acceptent encore d’en parler, d’autres préfèrent garder le silence et faire la grimace lorsqu’ils entendent leurs copains raconter les horreurs vécues qu’ils connaissent par coeur.  

Palestinian Child Prisoners: The systematic and institutionalised ill-treatment and torture of Palestinian children by Israeli authorities

This report documents the widespread ill-treatment and torture of Palestinian children at the hands of the Israeli army and police force. It contains the testimonies of 33 children who bear witness to the abuse they received at the hands of soldiers from the moment of arrest through to an often violent interrogation. Children report being painfully shackled for hours on end, kicked, beaten and threatened, some with death, until they provide confessions, some written in Hebrew, a language they do not speak or understand. The report finds that these illegally obtained confessions are routinely used as evidence in the military courts to convict around 700 Palestinian children every year.

Once sentenced, the children who gave these testimonies were mostly imprisoned inside Israel in breach of the Fourth Geneva Convention where they receive few family visits, and little or no education. The report concludes that this widespread and systematic abuse is occurring within a general culture of impunity where in 600 complaints made against Israeli Security Agency interrogators for alleged ill-treatment and torture, not a single criminal investigation was ever conducted.

The report also contains recent recommendations made by the UN Committee Against Torture which expressed 'deep concern' at reports of the abuse of Palestinian children when it reviewed Israel's compliance with the Convention Against Torture in May 2009.

Cover [JPEG Format 76KB]

Pages [PDF Format 4,200KB]



01/07/2009

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