PerleDeDiamant

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Yvonne Ridley

Un témoignage d'une ancienne prisonnière des talibans convertie par la suite à l'ISLAM.Contrairement à la propagande sioniste des médias,on est loin des obscurantistes et fanatiques qui traitent les femmes comme des objets...On est aussi loin de Guantanamo, et d'Abou Graib avec les tortures et les viols...

L'ARTICLE: Yvonne Ridley, la passionnaria de l’Islam ,  Rajy Abdellah


Les voies du ciel sont impénétrables. Pour la journaliste anglaise Yvonne Ridley, grand reporter du tabloïde londonien Sunday Express dépêchée en Afghanistan fin septembre 2001, au lendemain des attentats du 11 septembre (la seule sur place en ce moment-là avec Tayssir Allouni, d’Al-Jazeera), le chemin vers la foi a pris la forme de sentiers montagneux escarpés. L’instrument de son destin, les sabots mal assurés d’un âne qui a manqué de la renverser alors que, voilée sous une opaque burqa, elle traversait clandestinement la frontière pakistano-afghane. Elle fit tomber son appareil photo, ustensile interdit. Elle jura en anglais et fut repérée par les garde-frontières talibans.

 
S’ensuit un séjour de dix jours dans une prison de Kaboul qui allait changer sa vie et son au-delà. Elle s’est convertie, -retournée, dit-elle- à l’Islam pour devenir l’un de ses défenseurs les plus acharnés. Un retour qui s’est fait sur deux années, doucement, progressivement et logiquement, pour se concrétiser irrémédiablement en août 2003, lorsqu’elle professa la shahada.
À la base, une promesse faite pendant sa captivité à un dignitaire taliban qui lui a demandé si elle voulait embrasser la foi islamique. Énorme question-piège pour cette ex-pocharde et fumeuse invétérée, qui plus est imbue de tous les clichés occidentaux sur cette religion: «J’étais terrifiée… Après réflexion, je dis que je ne pouvais prendre une telle décision en prison. Mais je promis que si je suis libérée, j’étudierais l’Islam.» Le 8 octobre, après le début des bombardements, elle fut relâchée sur ordre personnel du Mullah Omar pour des raisons humanitaires.

Elle avait été si correctement traitée par ses geôliers que, à son retour à Londres, elle se mit à dévorer tous les livres qui lui étaient conseillés par des fidèles éclairés, mais, surtout, le Coran, source première et dernière de l’Islam. «J’étais de plus en plus “engrossée” et impressionnée avec chaque page que je lisais… L’Islam est la religion la plus mal comprise dans le monde aujourd’hui, par le fait d’une propagande médiévale distillée par les bigots et les zélotes chrétiens.» Le principal argument qui a fini de la persuader, c’est la position de la femme telle que la décrit le Livre sacré. «Le Coran dicte clairement que les femmes sont l’égal des hommes en spiritualité et en propriété.» Pour elle, l’oppression est culturelle: «il existe des femmes opprimées même dans les quartiers les plus huppés de Londres.» Sans complexe, elle adopta ce que les médias occidentaux appellent “voile islamique”. «C’est tellement libérateur de n’être plus jugée sur la longueur de ses jambes ou la taille de sa poitrine.»

 

Yvonne Ridley, 48 ans, est une forte personnalité; elle n’est pas de ces désespérés qui, en manque de raison de vivre, se lancent éperdument dans “l’islamisme révolutionnaire”. Originaire de la ville de Stanley, dans le comté de Durham, “terre des princes-évêques”, elle a reçu une éducation protestante stricte. Très religieuse dans sa jeunesse, elle chantait dans la chorale de l’église et enseignait dans l’école du dimanche. A l’annonce de son intention de se convertir à l’Islam, sa famille commença par la rejeter, mais sa mère finit par accepter, et fut même heureuse que sa fille arrête de se saouler tous les soirs.

 

 Elle a été mariée trois fois et est mère de Daisy, 12 ans, fille qu’elle a eue avec son second mari, Daoud Zaaroura, ex-colonel de l’OLP rencontré à Chypre où elle était en fonction. Après lui elle épousa un certain Hermoush, Israélien. Entrée dans la presse dès sa sortie d’école, à 19 ans, Yvonne Ridley a débuté à la rubrique des chiens écrasés dans un journal local, avant d’enchaîner les postes de responsabilité dans une multitude de journaux, dont le News of the World, le Daily Mirror, le Sunday Times, The Observer et The Independent pour finalement rejoindre le groupe Express Newspapers pour lequel elle officiait lors de sa capture en Afghanistan. Consacrée par plusieurs prix internationaux, elle est membre-fondatrice de Women in Journalism, organisation qui milite pour la promotion des femmes journalistes; membre de l’Union nationale anglaise des journalistes; et de la Fédération internationale des journalistes. «C’est une journaliste très compétente qui a beaucoup voyagé. Elle est très tenace, pas du genre à prendre des risques, mais très affamée de décrocher des histoires, comme tout journaliste digne de ce nom», dit un de ses anciens collègues alors qu’elle était encore détenue en Afghanistan.

 

 Mais devant sa détermination à se convertir à l’Islam, les journaux laïco-intégristes se mirent à la bombarder de leurs sarcasmes. Ils ont d’abord parlé de “syndrome de Stockholm”, où l’otage épouse les convictions de son ravisseur. Dans un deuxième temps, ils l’accusèrent de se faire de la publicité auprès des Arabes du Golfe, lorsqu’elle a été engagée, en 2003, par Al Jazeera en tant que rédactrice en chef de son journal on line anglophone. Ils allaient vite être détrompés car son professionnalisme est incorruptible. Ainsi, elle n’hésita pas à épingler le directeur même d’Al Jazeera, Abdulaziz Ibrahim Al-Mahmoud, surpris alors qu’il faisait ses emplettes dans le magasin londonien Marks & Spencer, célèbre pour ses positions ouvertement pro-sionistes et boycotté par les musulmans d’Angleterre.

 

Un ton de liberté qui finit d’agacer la Maison blanche lorsqu’elle affirma, en novembre 2003, que c’étaient les Kurdes qui ont capturé Saddam Hussein et l’ont remis aux Américains contre espèces sonnantes et trébuchantes, pour les besoins de “relations publiques” de l’Oncle Sam. Elle fut chassée comme une malpropre d’Al Jazeera, à laquelle elle intenta et gagna un procès pour licenciement abusif. Au cours de sa longue carrière, Yvonne a couvert des événements parmi les plus importants. Entre autres, en 1988, après l’attentat de Lockerbie, en Écosse, où 270 personnes sont mortes, elle a été la seule à réaliser un entretien avec Ahmed Jibril, chef du Front populaire pour la Libération de la Palestine-Commandement général, initialement suspecté pour l’attentat.

 

 En 2002, elle a été la première à visiter le regretté Yasser Arafat, assiégé à Ramallah. A la même occasion, elle alla à Jénine se rendre compte du massacre de dizaines de civils palestiniens perpétré quelques jours auparavant par l’armée sioniste. Elle a aussi été parmi les premiers à dénoncer les caricatures censées représenter le Prophète, dès l’éclatement de l’affaire Ses chroniques au vitriol, puissants plaidoyers anti-guerre, sont publiées sur son site personnel yvonneridley.com et sur islamchannel.tv. Elle parcourt le monde depuis le Canada à la Nouvelle-Zélande, en passant par l’Afrique du Sud pour donner des conférences sur la femme en Islam, la cause palestinienne, ou encore la guerre contre l’Irak. C’est donc le plus normalement du monde qu’Yvonne Ridley s’est engagée dans l’action politique.

 

Elle a rejoint, en 2004, Respect, formation politique anti-guerre du virulent John Galloway, dont elle est actuellement conseiller national. Elle est l’auteur de plusieurs livres, dont le plus médiatisé reste «Dans les mains des Talibans», où elle raconte sa mésaventure afghane dans un style décoincé qu’on ne soupçonnerait pas d’une “voilée’’. Au cours du printemps 2006, elle va en publier un autre sur Oussama Ben Laden, et qui, vu le franc-parler qui est le sien, risque fort de lui attirer l’ire des “maîtres du monde” yankees.


http://yvonneridley.org/



30/07/2011

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