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WikiLeaks trouve refuge en Suisse

WikiLeaks trouve refuge en Suisse

Charles Onians, Agence France-Presse (Paris)
03 décembre 2010 | 08 h 17
Un extrait de câbles diplomatiques dévoilés par WikiLeaks... (Photo: AP)
Un extrait de câbles diplomatiques dévoilés par WikiLeaks concernant l'arsenal nucléaire du Pakistan, publié dans le New York Times. - Photo: AP
Victime de nouvelles cyberattaques, le site WikiLeaks, qui publie depuis dimanche des télégrammes diplomatiques secrets américains, a trouvé vendredi refuge en Suisse alors que Washington cherche à stopper ses activités et celles de son fondateur Julian Assange.

«WikiLeaks a déménagé en Suisse», a annoncé vendredi matin le groupe sur son fil Twitter (wikileaks) en faisant part de sa nouvelle adresse (wikileaks.ch) alors que les internautes ne pouvaient plus se connecter à son adresse habituelle wikileaks.org.

Et pour cause, son fournisseur de noms de domaine EveryDNS.net avait cessé dans la nuit son service à wikileaks.org après des attaques informatiques massives contre le site de révélations de documents secrets.

Le fournisseur explique dans un communiqué que les attaques «multiples de déni de service (DDoS)» contre le site «menaçaient la stabilité» de son infrastructure, qui fournit gratuitement le nom de domaine de 500 000 autres sites web.

 

Habituellement, lors de ce type d'attaque, un grand nombre d'ordinateurs porteurs de virus se connectent simultanément sur un site, saturant les serveurs et provoquant une déconnexion pure et simple.

WikiLeaks a confirmé que son nom de domaine avait été supprimé. «Domaine WikiLeaks.org tué par Américain everyDNS.net après allégations d'attaques massives. RENFORCEZ-NOUS», indique un message sur le compte Twitter du site.

Mark Stephens, l'avocat londonien du fondateur du site Julian Assange, a confirmé vendredi matin sur la BBC des attaques «extrêmement sophistiquées» contre le site.

D'après une recherche menée sur le site «who.is», le propriétaire du nom de domaine «wikileaks.ch» est «le parti des pirates suisses», qui dit défendre la légalisation du partage de fichiers sur Internet et la protection de la vie privée des internautes.

Par ailleurs, le traçage d'adresse IP montrait que WikiLeaks, qui s'était fait expulser mercredi du serveur américain Amazon, restait hébergé vendredi matin en France, sur les serveurs de la société OVH, l'un des plus importants hébergeurs en Europe, ainsi qu'en Suède.

Julian Assange, qui s'est volatilisé depuis le début des révélations faites par son site, est visé par un avis de recherche international d'Interpol dans le cadre d'une enquête pour «viol et agression sexuelle» en 2008 en Suède.

Son avocat a affirmé que la police britannique et «les services de sécurité de divers pays» savaient où se trouvait son client, sans aller jusqu'à confirmer des informations de presse sur sa présence en Angleterre.

La Cour suprême suédoise a annoncé jeudi soir avoir refusé d'examiner le pourvoi de M. Assange contre son mandat d'arrêt, mettant un terme au dernier recours juridique de l'Australien de 39 ans.

Sa traque coïncide avec la publication par son site de milliers de notes diplomatiques américaines, qui ont exaspéré de nombreux pays et en premier lieu Washington, lequel le considère désormais comme l'ennemi public numéro 1.

Les États-Unis, qui ont qualifié d'«anarchiste» le fondateur de WikiLeaks, mettent tout en oeuvre pour l'arrêter. Des sénateurs américains ont ainsi annoncé qu'ils avaient déposé une proposition de loi pour faciliter les recours juridiques contre Julian Assange et son site.

Dans les derniers télégrammes rendus publics, les révélations embarrassantes se poursuivent, à commencer par celles concernant les États-Unis eux-mêmes.

Selon le quotidien britannique The Guardian, une note montre ainsi que la CIA était à l'origine d'une demande faite aux diplomates américains de collecter des informations sur le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et sur d'autres personnalités de l'ONU.

  

Assange est poursuivi pour «sexe par surprise», pas pour viol

Slate Slate.fr

Quand Interpol a émis un mandat d'arrêt contre le fondateur de Wikileaks Julian Assange, l'agence de police internationale l'accusait de «crimes sexuels» sans plus de précisions, déclenchant une vague de rumeurs selon lesquelles Assange serait accusé de viol. C'est faux. Le Washington's Blog écrit: Lire la suite l'article

«Il se trouve que c'était pour violation d'une obscure loi suédoise sur le sexe sans préservatif.»

Lors d'un voyage d'affaires à Stockholm en août dernier, Assange a eu des relations sexuelles non protégées avec deux femmes (un compte-rendu étrange et douloureusement détaillé est disponible sur le site du Daily Mail) qui, après s'être rendu compte qu'elles venaient de faire l'amour avec «le» Assange de Wikileaks, ont contacté la police ensemble pour se plaindre de son refus de faire un test de dépistage de maladies sexuellement transmissibles.

A l'époque, l'avocat suédois d'Assange avait confirmé que «la principale inquiétude que les femmes avaient sur le comportement d'Assange... était son manque d'intérêt dans l'utilisation d'un préservatif et son refus de se faire tester à leur demande, pour des maladies sexuellement transmissibles.» (En fait, Assange a utilisé un préservatif avec l'une d'entre elles, mais il s'est déchiré).

Il s'agit apparemment d'une zone d'ombre dans la loi suédoise. Si «le consentement des deux femmes a été confirmé par le procureur», comme l'écrit un ancien avocat du fondateur de Wikileaks dans une tribune passionnée, Assange est poursuivi pour un délit appelé «sexe par surprise», qui serait passible d'une amende de 715 dollars (536 euros) selon lui.

L'avocat londonien d'Assange Mark Stephens assure que la justice n'a pas encore expliqué les chefs d'accusations ou rencontré le patron de Wikileaks pour en discuter, ce qu'il a pourtant accepté de faire. Stephens écrit:

«Quoique veuille dire "sexe par surprise", c'est un délit seulement en Suède, et non au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou même à Ibiza. J'ai l'impression d'être dans un film suédois étr... Lire la suite sur Slate.fr

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03/12/2010

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