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Wikileaks : Des documents confirment les plans de Washington contre le Venezuela

Wikileaks : Des documents confirment les plans de Washington contre le Venezuela

Eva GOLINGER
Des documents du Département d’Etat divulgués par Wikileaks mettent en évidence des plans de Washington pour isoler le Venezuela de la communauté internationale ainsi que la demande de l’ex-président de Colombie Alvaro Uribe pour user de la force militaire contre le Venezuela.

Parmi les plus de 1300 documents secrets et confidentiels du Département d’Etat divulgués par Wikileaks durant les deux dernières semaines, une quantité significative traite des efforts de fonctionnaires états-uniens pour isoler et contrecarrer le gouvernement du Venezuela.

Depuis qu’Hugo Chavez a gagné la présidence du Venezuela en 1998, Washington a appuyé de multiples efforts pour le renverser, incluant un coup d’Etat qui a échoué en avril 2002, un arrête pétrolier à la fin de la même année, et de nombreuses interventions dans les processus électoraux dans le pays. Au travers des agences du Département d’Etat, comme l’Agence Internationale du Développement (USAID) et la National Endowment for Democracy (NED), Washington a versé des millions de dollars à des organisations, partis et médias d’opposition au Venezuela, dans le but de saper le gouvernement démocratique du Président Chavez et de le forcer à quitter le pouvoir. Et durant les dernières semaines, des congressistes états-uniens ont augmenté leurs appels pour “affronter directement” Hugo Chavez et il y a même eu des discussions dans les médias états-uniens sur son potentiel “assassinat” comme solution.

Dans les câbles du Département d’Etat publiés par Wikileaks il ressort qu’en plus de l’appui interne au Venezuela aux groupes anti-chavistes, la diplomatie états-unienne a réalisé de multiples efforts dans les dernières années avec différents gouvernements du monde pour isoler le gouvernement vénézuélien et affaiblir son influence et pouvoir régional. Certains de ces gouvernements, comme celui d’Alvaro Uribe en Colombie, de Felipe Calderon au Mexique et de José Luis Zapatero en Espagne, ont offert leur aide pour “contenir” le gouvernement de Chavez.

PLAN DE “CONTENTION” D’UN “ENNEMI FORMIDABLE”

Dans un document secret rédigé par l’actuel Assistant Secrétaire d’Etat Adjoint pour l’Amérique latine, Craig Kelly, et envoyé depuis l’Ambassade des Etats-Unis à Santiago en juin 2007, Kelly propose “six zones principales d’action pour le gouvernement des USA dans sa tentative de limiter l’influence de Chavez”. Kelly, qui fut le principal interlocuteur avec les putschistes au Honduras durant le coup d’Etat contre le Président Manuel Zelaya en 2009, classe le Président Hugo Chavez comme un “ennemi”dans son rapport. “Connaître l’ennemi : Nous devons mieux comprendre ce que Chavez pense et ce qu’il propose...Pour contrecarrer efficacement la menace qu’il représente, il est nécessaire de mieux connaître ses objectifs et comment il entend les mettre en oeuvre. Cela nécessite de meilleurs renseignements dans tous nos pays”. Ensuite, Kelly avoue que le Président Chavez “représente un ennemi formidable”, mais ajoute t-il, “sans doute on peut le vaincre”.

Depuis l’année 2006, Washington a activé une Mission de Renseignements pour le Venezuela et Cuba par la Direction Nationale du Renseignement (DNI), organisme qui coordonne les 16 agences de renseignement des Etats-Unis. La Mission, dirigée par le vétéran de la CIA Timothy Langford, est une des quatre missions de renseignement de Washington pour des pays spécifiques. Les autres sont pour l’Iran, la Corée du Nord et l’Afghanistan/Pakistan, ce qui met en évidence la priorité que les Etats-Unis ont donné au Venezuela comme une cible d’espionnage et d’opérations clandestines.

Parmi les autres suggestions de Kelly, on trouve la recommandation d’augmenter la présence des Etats-Unis dans la région et d’améliorer les relations avec les forces militaires latino-américaines. “Nous devons continuer à renforcer des liens avec les leaders militaires dans la région qui partagent notre préoccupation sur Chavez”.

Kelly suggère aussi un plan d’ “opérations psychologiques” contre le gouvernement vénézuélien pour exploiter ses faiblesses. “Quand nous détenons une information concrète sur un sujet sur lequel nos amis dans la région partagent notre préoccupation...nous devons la partager... Et quand les programmes de Chavez alimentent les appétits des élites locales pour être impliqués dans la corruption ou ne pas remplir leurs promesses, nous devons le faire connaître...Bien sûr nous devons aussi nous assurer que la vérité au sujet de Chavez-sa vision creuse, ses promesses, ses relations internationales et dangereuses avec l’Iran-se fasse jour publiquement.

Kelly propose plus de visites de fonctionnaires étatsuniens à la région pour “montrer notre valeur et expliquer directement aux populations notre point de vue sur la démocratie et le progrès”. Il apporte aussi des détails sur la façon dont Washington pourrait exploiter les différences entre gouvernements latino-américains pour isoler le Venezuela.

“Le Brésil a une influence démesurée sur le reste du continent...il peut être un puissant contrepoids au projet de Chavez... le Chili offre une autre excellente alternative à Chavez... Nous devons trouver d’autres manières de donner le leadership au Chili...mais sans faire apparaître qu’ils sont nos marionnettes ou subordonnés... L’Argentine est plus complexe mais néanmoins présente des caractéristiques spécifiques qui doivent guider notre point de vue dans la lutte contre l’influence de Chavez dans ce pays”.

PRESSIONS SUR LE MERCOSUR

Kelly révèle aussi les pressions de Washington sur le Mercosur pour qu’il n’accepte pas le Venezuela comme membre plénier dans le bloc commercial régional. “Quant au Mercosur, nous ne devons pas être timides pour affirmer que l’entrée du Venezuela va affecter les intérêts des USA...”.

MEXICO, BOGOTA ET D’AUTRES DEMANDENT DE LUTTER CONTRE CHAVEZ

Les documents divulgués par Wikileaks non seulement mettent en évidence les efforts de Washington pour isoler le gouvernement vénézuélien, mais aussi les demandes de plusieurs gouvernants et politiques régionaux pour “lutter contre” le Président Hugo Chavez.

Un câble secret sur une réunion du Président du Mexique, Felipe Calderon avec le Directeur National du Renseignement des USA, Dennis Blair, en octobre 2009, révèle que le chef de l’Etat mexicain était “en train d’essayer d’isoler le Venezuela à travers le Groupe de Rio” (Instance régionale informelle qui regroupe 22 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, Ndt).

Calderon indiqua aussi au chef du Renseignement états-unien que “La région a besoin de la présence visible des USA...Le plus important, a dit Calderon, est que les Etats-Unis doivent être préparés pour se rapprocher du prochain président du Brésil. Le Brésil, a indiqué Calderon, est clé pour freiner Chavez. Néanmoins, Calderon “regretta que le Président Lula ait résisté à le faire”.

URIBE SUGGERE UNE ACTION MILITAIRE CONTRE LE VENEZUELA

Dans divers documents secrets envoyés depuis l’Ambassade des USA en Colombie, sont manifestes les grands efforts de l’ex-Président Alvaro Uribe pour que Washington mène des actions implacables contre le gouvernement d’Hugo Chavez.

Dans un câble non classifié de l’Ambassade US à Bogota de décembre 2007, l’Ambassadeur rapporte une réunion entre Uribe et une délégation de congressistes des EU, comprenant le leader du Sénat, Harry Reid. Uribe, selon le texte, indiqua aux congressistes états-uniens que la “menace que Chavez représente en Amérique latine est égale à la menace que représentait Hitler en Europe”.

Un autre document secret de l’Ambassade à Bogota de juillet 2005 relate une réunion entre le Sous-Secrétaire des USA Nicolas Burns et Uribe. Le câble secret révèle comment le “Président Bush était considéré au Venezuela et espérait parler du sujet dans son ranch de Crawford” avec Uribe. L’ex-président colombien dit également au fonctionnaire états-unien que Washington devrait “améliorer ses relations avec l’Uruguay et d’autres dans la région que Chavez pensait être ses alliés”, pour ensuite les utiliser contre le mandataire vénézuélien.

Durant une réunion entre le Chef de l’Etat Major Conjoint des EU, l’Amiral Michael Mullen, et Uribe en janvier 2008, ce dernier recommanda une action militaire contre le Venezuela. Le câble secret de l’Ambassade des USA à Bogota de cette date relate que selon Uribe, “La meilleure manière de contrecarrer Chavez est l’action-incluant l’usage des forces armées”. Dans le même document, Uribe affirma qu’il autoriserait l’ “entrée de militaires colombiens en territoire vénézuélien”.

Toujours dans ce document secret, l’ex-président colombien “pria instamment le Gouvernement des EU de prendre la tête d’une campagne publique contre le Venezuela et pour contrecarrer les progrès de Chavez”.

DES DIRIGEANTS DE L’OPPOSITION DEMANDE L’AIDE DES USA

Dans une réunion avec l’Ambassadeur des EU à Bogota ressortant d’un câble secret d’octobre 2005, l’ex-président et putschiste équatorien Lucio Gutierrez indiqua que s’il revenait à la présidence de son pays, “il serait un fort allié des EU dans la lutte contre Chavez”.

“Gutierrez et, surtout, [Patricio] Zuquilanda [ex Chancellier de l’Equateur], passèrent beaucoup de temps à dénoncer le président vénézuélien Hugo Chavez comme une menace pour “tout le monde, pas seulement pour l’Amérique du Sud”. “Nous devons nous unir comme amis pour lutter contre Chavez”, dit Zuquilanda à diverses reprises, relate le document secret.

Jusqu’à un archevêque vénézuélien demanda au gouvernement des USA de prendre des mesures contre son propre gouvernement et président, Hugo Chavez. Dans un document confidentiel de l’Ambassade des EU à Caracas, l’Ambassadeur d’alors, William Brownfield relata que dans une réunion en janvier 2005 qu’il eut avec l’archevêque vénézuélien Baltazar Porras, le chef religieux demanda que “le gouvernement des EU devrait être plus explicite dans ses critiques contre Hugo Chavez. Porras demanda à la communauté internationale plus de participation pour contenir les aspirations régionales de Chavez...”.

De plus, le câble affirme que “Porras s’offrit pour faciliter les efforts du gouvernement des Etats-Unis au Venezuela...au travers de l’église catholique”, mettant en évidence jusqu’à quel point allaient les stratégies et tactiques pour renverser le gouvernement vénézuélien, qui utilisaient jusqu’à l’église pour promouvoir la déstabilisation.

Ce qui est révélé par ces documents secrets du Département d’Etat sur les plans d’agression contre le Venezuela peut être corroboré par d’autres actions déjà connues de Washington contre le pays sud-américain, comme l’augmentation en financement des agences états-uniennes à des groupes d’opposition au Venezuela durant les dernières années et l’escalade dans le discours hostile du gouvernement états-unien contre le Venezuela.

Eva Golinger

Source : www.aporrea.org/tiburon/a113890.html

Traduit de l’espagnol par GJ

http://wikileaks.legrandsoir.info/c...


Viewing cable 07SANTIAGO983, A SOUTHERN CONE PERSPECTIVE ON COUNTERING CHAVEZ AND REASSERTING U.S. LEADERSHIP

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VZCZCXYZ0000 PP RUEHWEB

DE RUEHSG #0983/01 1691445 ZNY SSSSS ZZH P 181445Z JUN 07 FM AMEMBASSY SANTIAGO TO RUEHC/SECSTATE WASHDC PRIORITY 1664 INFO RUEHAC/AMEMBASSY ASUNCION PRIORITY 2994 RUEHBR/AMEMBASSY BRASILIA PRIORITY 3691 RUEHBU/AMEMBASSY BUENOS AIRES PRIORITY 0361 RUEHCV/AMEMBASSY CARACAS PRIORITY 1429 RUEHLP/AMEMBASSY LA PAZ JUN 5253 RUEHMN/AMEMBASSY MONTEVIDEO PRIORITY 3682 RHMFISS/HQ USSOUTHCOM MIAMI FL PRIORITY RUEATRS/DEPT OF TREASURY WASHDC PRIORITY RUEAIIA/CIA WASHDC PRIORITY

S E C R E T SANTIAGO 000983

SIPDIS

SIPDIS

E.O. 12958 : DECL : 06/15/2017 TAGS : PGOV PREL KDEM KCRM AR BO BR PARM UY VE CI SUBJECT : A SOUTHERN CONE PERSPECTIVE ON COUNTERING CHAVEZ AND REASSERTING U.S. LEADERSHIP

REF : ASUNCION 396 Classified By : AMBASSADOR CRAIG KELLY ; Reasons 1.4(b), (d)


Summary -------

¶1. (C) Hugo Chavez,s effort to expand his influence into the Southern Cone was the subject of ref A. This, part two in a series of joint cables from Southern Cone embassies, looks at ways the U.S. can counter Chavez and reassert U.S. leadership in the region. From posts’ perspectives, there are six main areas of action for the USG as it seeks to limit Chavez’s influence : —Know the enemy : We have to better understand how Chavez thinks and what he intends ; —Directly engage : We must reassert our presence in the region, and engage broadly, especially with the "non-elites" ; —Change the political landscape : We should offer a vision of hope and back it up with adequately-funded programs ; —Enhance military relationships : We should continue to strengthen ties to those military leaders in the region who share our concern over Chavez ;

— Play to our strength : We must emphasize that democracy, and a free trade approach that includes corporate social responsibility, provides lasting solutions ; —Get the message out : Public diplomacy is key ; this is a battle of ideas and visions. Septel provides detailed suggestions. 2. (C) We should neither underestimate Chavez nor lose sight of his vulnerabilities. Many of the region’s leaders and opnion makers appreciate the importance of relations with the U.S. and generally want to see us more deeply engaged. They reject the notion that Chavez best represents the region’s interests.

We must convince not only government leaders but civil society - the person on the street - that we are committed to a progressive and democractic vision for the Americas and to helping our neighbors meet their challenges. If we can, we will make quick inroads into marginalizing Chavez’ influence, bolster democracy and reassert our own leadership in the region. End Summary.


Know Thy Enemy --------------

¶3. (S/NF) Notwithstanding his tirades and antics, it would be a mistake to dismiss Hugo Chavez as just a clown or old school caudillo. He has a vision, however distorted, and he is taking calculated measures to advance it. To effectively counter the threat he represents, we need to know better his objectives and how he intends to pursue them. This requires better intelligence in all of our countries. Embassy Asuncion,s getting hold of Chavez’s MSP equivalent, for example, and then sharing it with policy makers and implementers in Washington and the region helps inform and coordinate our response. 4. (S/NF) When we have concrete intelligence on an issue about which our friends in the region share our concern — e.g., Venezuela’s relationship with Iran — we should share it to the extent we can. And when Chavez’s programs feed local elite appetites for corruption or otherwise fail to deliver on their promises, we need to make it known.


Directly Engage ---------------

¶5. (SBU) We must challenge the mistaken notion that the U.S. is absent and aloof from the region. President Bush’s visit to five countries in the region in March, and his follow-on meeting with President Lula at Camp David, made a hugely positive impression. A/S Shannon’s April visit to Chile and Paraguay was similarly applauded by local leaders and the press. We need to build on this good will with a regular stream of senior-level visits, including by Cabinet members, speaking to our positive agenda for the region and producing concrete programs and agreements that respond to its problems. 6. (SBU) To obtain the greatest return on these visits, we encourage Washington to explore multiple-country itineraries. When we make these visits, it is important we be seen not just with government officials and elites, but also with those who have been marginalized or are on the fringes of society. We need visits not only to those countries where leaders praise us, but even more importantly where governments have distanced themselves from us. In these places, showing the flag and explaining directly to populations our view of democracy and progress can change views about the U.S. that may have become distorted or out of date.


Change the Political Landscape ------------------------------

¶7. (C) Chavez’ agenda is about expanding his influence and power, using the "Bolivarian Revolution" as his vehicle. This rubs a lot of the region’s governmental and non-governmental leaders and opinion makers the wrong way — particularly those who don’t want to be associated with his methods or regard Chavez as a growing threat to their own leadership. We have to play to that resentment by strengthening our ties with these leaders, praising their governance, and fostering broad public respect for the progressive models they are seeking to build within their societies. Fortunately, local "case studies" of countries that are leftist-led but are democratic and fiscally responsible offer glistening counterpoints to Chavez’s retrograde project. — Because of its sheer size and economic weight, Brazil has outsized influence over the rest of the continent. In this regard, it can be a powerful counterpoint to Chavez’s project. We should help present Brazil’s course — i.e., pursuit of fiscal responsibility and strong democratic institutions, openness to the global the community, and mature engagement with both its neighbors and the U.S. — as a progressive and hopeful model for the region. — Chile offers another excellent alternative to Chavez. FM Foxley seeks to integrate Chile more fully into the global economy. Chile has not only stated but demonstrated — e.g. Bachelet’s letter to House leader Nancy Pelosi expressing Chilean support for congressional ratification of FTAs with Peru, Colombia, and Panama — its willingness to help bring along other Latin American countries into the global economy. We should look to find other ways to give Chile the lead on important initiatives, but without making them look like they are our puppets or surrogates. — Argentina is more complex, but still presents distinct characteristics that should inform our approach to countering Chavez’s influence there. Argentina has a large middle class and a vibrant civil society open to our ideas and vision of a market-based democracy and wary of Chavez’s "revolutions." Venezuela does not appear to have provided Argentina any significant subsidies or outright grants, but Chavez has been able to exploit Buenos Aires, lack of access to investment capital and international financing. Domestic and foreign investors are not providing adequate long-term investment capital to quickly develop needed infrastructure. And still unresolved post-crisis defaults on official Paris Club and private bondholder debt are restricting Argentina’s access to the volume of new sovereign credits in global capital markets it would need to fund infrastructure development on its own. The obvious counter to the influence that Chavez’ financial support has bought him in Argentina is to help the GoA regain direct access to international financial markets and to work with the GoA to develop the kind of investment climate that will attract the volume of domestic and foreign investment needed to build new foundational infrastructure at competitive costs. This needs to be complemented by engaging actively with civil society and key non-economic actors in the government on areas of shared concern (anti-crime, anti-terror, peacekeeping, etc.). — Our growing economic relationship with the pragmatic leftist government in Uruguay puts the lie to the claim that greater trade and investment with the U.S. is tantamount to betrayal of local populations. This is critical because poor countries, like Uruguay, are vulnerable not so much to Chavez,s ideology but to his petrobolivars. We need to draw attention to and build on these success stories borne out of engagement with the U.S., as alternatives to Chavez’ vision of a region cut off from the U.S. Even Paraguay’s leftist priest-turned presidential candidate Fernando Lugo has stated he is closer to Bachelet or Lula than to Chavez.

¶8. (C) Of course, we also need to make sure that the truth about Chavez — his hollow vision, his empty promises, his dangerous international relationships starting with Iran) — gets out, always exercising careful judgment about where and how we take on Chavez directly/publicly. While it remains preferable that we take the high road focusing attention on our "vision of hope of hope and prosperity for the region," there will continue to be times we need to speak out on the concerns his authoritarian bent raises. However, we shouldn’t be alone nor necessarily always in the lead. Rather the NGO community and local civil society groups, the region’s leaders and international organizations, the UN and OAS in particular, must assume a greater role in addressing this problem and put Chavez on the defensive — not by exaggerating the threat but speaking to the facts. The recent closing of RCTV is one such area where international organizations and local media and civil rights groups could have been more vocal. 9. ( C) With regard to Mercosur, we should not be timid in stating that Venezuela’s membership will torpedo U.S. interest in even considering direct negotiations with the trading bloc, and in questioning when and how Mercosur plans to apply its democracy clause strictures to Chavez’s regime. Without voicing hostility to Mercosur per se, we can continue to pursue FTA’s with interested countries, and encourage alterative arrangements, such as Chile,s "Arco del Pacifico" initiative.


Play to our Mil-Mil Advantage -----------------------------

¶10. (C) Southern Cone militaries remain key institutions in their respective countries and important allies for the U.S. These militaries are generally organized and technically competent. Their desire to maintain interoperability, access to U.S. technology and training are something we can turn to our advantage. As they seek to modernize, professionalize, and transform, they seek closer relations with the US to assist in those processes. Over the past several years we have seen a steady decrease in funds for critical programs such as International Military Education and Training (IMET) and traditional Commander Activities (TCA) and the elimination of other important programs such as Foreign Military Financing (FMF) and Excess Defense Articles (EDA) due to sanctions under ASPA. To effectively maintain our mil-to-mil relations and guide pol-mil events in the region in support of our interests, we must reverse the slide. Now is precisely the time we need to be increasing our pol-mil engagement and programs vice decreasing and limiting them. We also need to revisit some long-held and frankly rigid positions on SOFA agreements and insistence on certain privileges and immunities with a view to gaining flexibility to negotiate new defense cooperation agreements with regional militaries.

¶11. (C) An increasingly unifying theme that completely excludes Chavez, and isolates Venezuela among the militaries and security forces of the region, is participation in international and regional peacekeeping operations. The Southern Cone is doing very well in this area, with all countries active contributors to PKO missions worldwide. Argentina and Chile have even formed a combined peacekeeping brigade, which is expected to be available for deployment sometime in 2008. Uruguay is the highest per-capita contributor of PKO troops. We should make more GPOI funds available to Southern Cone countries to increase and strengthen their peacekeeping capabilities and cooperation. Additionally, we should explore using the mechanism that the region’s contributors to MINUSTAH (Haiti) have established to discuss ways of increasing peacekeeping cooperation on a broader scale.


Stress Our Winning Formula --------------------------

¶12. (C) Chavez has made significant inroads, particularly with local populations, by providing programs for the underprivileged and by casting the U.S. as elitist and only interested in promoting free trade to the benefit of big business. The slogans are facile : Neoliberalism makes the rich richer and the poor poorer ; the Bolivarian Revolution guarantees our region’s sovereignty and dignity. But they ring true with some local populations and make others feel better about their own lack of progress.

¶13. (C) Transforming our image does not mean we walk away from our commitment to free trade and the promise it delivers to impoverished populations. However, it does mean we should do a better job of promoting free trade by pointing to local and global success stories, making it easier to forge FTAs, and by expanding access to U.S. markets, and by promoting investment. Concluding the Doha Round is critical to revitalizing more local trade negotiations and bolstering our own credibility. In the meantime, we should support programs that promote regional exports, particularly favoring small and medium-size enterprises, and emphasize good corporate citizenship.

¶14. (C) We must also emphasize social responsibility among corporations and investors, and as a USG priority. President Bush’s March 5 speech about social justice struck a chord throughout the region. We should be seen standing with local populations, delivering programs that speak directly to their economic and social needs, particularly in the areas of health and education. This is vital not only in the poorer countries, but equally in places like Chile and Argentina, where our very small community and youth action programs are welcomed and receive excellent media attention.

¶15. (C) Projects which foster greater transparency and democracy are important ; they empower local citizens, strengthen democratic institutions, and contribute to a foundation for growth. When it comes to programs, there is no getting around the fact that we must back up policies with more resources to counteract Chavez,s easy walking around money, which is making a huge impact in countries like Uruguay. Chavez isn’t waging his campaign simply on rhetoric. He is investing millions in his campaign for the hearts and minds. We can use greater discretion and use our funds in a more strategic, targeted manner, but we aren’t going to transform the perception that we are not committed seriously to this region by waging our own campaign on the cheap.


Getting the Message Out -----------------------

¶16. (U) Public diplomacy will be absolutely vital to our success. We cannot win in the marketplace of ideas unless we have active and effective outreach, especially to the young and those active in addressing social ills and education needs. Embassy Santiago septel addresses many PD areas in which we could be more active. People-to-people contact at the grassroots level with local leaders, NGOs, youth groups, community activists, and cooperatives is key.


COMMENT -------

¶17. (C) As Chavez seeks to take on the mantle of this generation,s Castro, he starts with built-in advantages, not the least of which is a whole lot of money. Add to that the bluster of his anti-imperial, anti-U.S. rhetoric, and a certain squirrelly charisma, both of which continue to find a sympathetic audience in much of Latin America, and he presents a formidable foe. But he certainly can be taken. Washington policy-makers have already hit on one sure-fire tactic : Don,t fire back at every provocation, especially when it,s clear that Chavez,s mouth has opened before his brain has engaged. His recent dust-ups with both the Brazilian and Chilean senates over the RCTV closure are examples where Chavez,s ranting lost him points with ostensible friends without our having to lift a finger.

¶18. (C) But we cannot hope for Chavez,s blunders alone to derail him in the Southern Cone. Hence the package of measures we propose : A more muscular USG presence in the region that builds on high-level visits, underscores the strengths of viable, successful alternatives (i.e., Brazil and Chile) to Chavez,s brand of socialism, targets enhanced resources to regions and populations beyond the elites, and which uses public diplomacy to make our message loud and clear - democracy, freer trade and investment, work and that along with that come active and effective programs to address social ills and the needs of the region’s youthful population. Enough said. End comment. KELLY



21/12/2010

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