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Volcan islandais : le danger était réel pour les avions...

Comentaires :

Durack53Sacro Saint principe de précaution qui nous a fait arrêter les vols et acheter des vaccins....

Le 28/04/2011 à 11:39  

BillFromParisCeci est un ENORME Pipo pour éviter que les compagnies d'assurance se retournent contre les Etats.... Tout ce qu'ils disent est VRAI, un 747 de british airway s'en souvient encore en Indonésie. Cependant ils ne parlent pas une seconde de concentration ! Le boeing a traversé le nuage vertical du volcan, moins de 8 heures après l'explosion. En Europe à 5000 Km avec des concentrations extrêmement faibles, il n'y avait aucun risque. Tous les pilotes le savent et tout les experts l'admettent... sauf ceux qui sont payés par les Etats pour les disculper.  Le 28/04/2011 à 11:25
 

Volcan islandais : le danger était réel pour les avions

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Par Yves Miserey
27/04/2011 | Mise à jour : 23:45
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L'éruption du volcan Eyjafjallajökul, en avril 2010, avait projeté dans l'atmosphère un panache de cendres qui avait traversé l'Europe au gré des vents.
L'éruption du volcan Eyjafjallajökul, en avril 2010, avait projeté dans l'atmosphère un panache de cendres qui avait traversé l'Europe au gré des vents. Crédits photo : Brynjar Gauti/ASSOCIATED PRESS

Des scientifiques confirment que la fermeture de l'espace aérien européen était justifiée.

 Le 14 avril 2010, l'éruption du volcan islandais, l'Eyjafjallajökull, a projeté dans l'atmosphère un panache de cendres. Ce dernier a traversé l'Europe au gré des vents, soufflant du nord-est pendant plus d'un mois. Ces poussières présentaient, selon les autorités de l'aviation civile, un risque pour les appareils en vol. Ce fut la plus longue interruption du trafic aérien depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Près de 100.000 vols furent annulés dans onze pays européens, laissant 10 millions de passagers au sol. Le manque à gagner pour les compagnies est évalué entre 1,5 et 2,5 milliards d'euros.

 

À l'époque, la décision des autorités fut contestée par plusieurs spécialistes de l'aviation. Dans la revue de l'académie américaine des sciences (Pnas, 26 avril 2011), une équipe de scientifiques islandais et danois travaillant sur les nanoparticules estime aujourd'hui qu'elle était parfaitement justifiée. «Les autorités de l'aviation civile travaillaient à l'aveuglette. Elles ne savaient pas, mais heureusement elles ont pris la bonne décision. Les premières particules de cendres projetées par l'explosion étaient très fines, dures et tranchantes comme les éclats d'une bouteille cassée en milliards de morceaux. Les cendres magmatiques plus tardives étaient plutôt granuleuses mais dangereuses elles aussi», explique Susan Stipp, de l'université de Copenhague (Danemark), qui a dirigé l'étude.

 

Les cendres explosives, selon les chercheurs, avaient des formes très aiguës. Elles étaient beaucoup plus dures que le verre et que l'aluminium, les résines et les peintures des carlingues. Si un avion avait traversé à grande vitesse un nuage de cendres, sa surface aurait pu être très sévèrement abrasée. «Le verre des cabines de pilotage aurait pu être complètement opacifié», écrivent les chercheurs.

Très fines, les cendres de l'Eyjafjallajökull auraient aussi facilement pu fondre dans les réacteurs et s'agglomérer dans leurs parties plus froides, au risque d'entraîner une panne. Elles fondaient en effet à 800 °C alors qu'à l'intérieur des réacteurs les températures atteignent près de 2000°C.

Protocoles d'analyses

Si les cendres du volcan islandais n'ont pas présenté de risques pour la santé humaine par inhalation, c'est avant tout parce que leurs concentrations dans l'atmosphère étaient très faibles, souligne Susan Stipp.

Dans le prolongement de leurs recherches, les scientifiques danois et islandais estiment être désormais en mesure de pouvoir estimer rapidement la dangerosité de n'importe quelles cendres volcaniques. Ils ont mis au point des modèles et des protocoles d'analyses très fiables. «En 24 heures, nous pouvons donner les informations dont les autorités ont besoin pour déterminer si la cendre va menacer l'intégrité de l'avion ou juste le gêner», confient-ils. Il faut toutefois savoir que les caractéristiques des cendres peuvent se modifier au cours d'une longue éruption, ce qui a été le cas l'an dernier avec l'Eyjafjallajökull.



29/04/2011

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