PerleDeDiamant

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VJ : Nous sommes devenus en une ou deux générations des légumes, des moins-que-rien, des saloperies consentantes à toutes les enculades.

Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 11:52

 

 

Ceux qui me lisent  l'ont certainement remarqué : je m'éloigne de plus en plus de l'"actualité". Ce terme n'a plus aucun sens. "Les actualités" sont la pâtée quotidienne du mouton, qui sait dès lors le chemin de la pâture ou de l'abattoir.

 

Évidemment, l'actualité, au sens propre, c'est ce qui agit réellement notre monde. Les vraies forces. Si les media "alignés" montrent les ombres chinoises dont se rassasient les badauds, les mariages princiers et les drames pipoles, les media "subversifs", ou "conspirationnistes" passionnent un autre type de gogos, qui croient voir enfin clairement le visage de ceux qui tirent les ficelles dans l'ombre.

 

Mais c'est encore une lecture partielle.

 

Les anciens peuples distinguaient les dieux qui intervenaient dans les affaires terrestres des dieux voilés. Le Dieu inconnu qui n'a que faire des pseudopodes extra-terrestres qui se font passer pour Lui, et de leurs richissimes larbins.

 

Certes, nous assistons au retour en force des vieux dieux, des fils des anciens maîtres (le sens précis de "mac donald"). Ces vampires font une dernière tentative de rétablissement, avant leur écrabouillement final, d'une pichenette.

 

Car ils ne sont eux-mêmes que des marionnettes. Malgré les apparences et l'importance qu'ils requièrent, leur cul cousu d'or, la destinée réelle du monde n'est pas entre leurs mains. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas d'inquiétude.

 

Ce qui me stupéfie, c'est que la France, pays théoriquement libre et composé d'hommes et de femmes libres (hum), dans laquelle se levaient quelquefois des rebelles, des insoumis, est entrée en guerre d'un coup d'un seul contre un pays libre qui ne l'a pas agressé, la Lybie (glissons sur l'Afghanistan), sans la moindre consultation du peuple, et surtout, sans la moindre opposition des mouvements et des partis dits d'"opposition".

 

Ce phénomène aurait été absolument inconcevable il y a 100, 50 ou 20 ans.

Il se serait trouvé un Jean Jaurès pour crier à l'imposture et renverser cette pourriture. Sarkoumane aurait été renversé, jugé, pendu.

 

Mais non, rien, plus rien. Il n'y a plus rien. Les Jaurès ont été systématiquement assassinés. On, c'est-à-dire des gens, payés par nos impôts, des fonctionnaires indifférents, déversent des bombes à tour de bras, des tonnes de métal létal et empoisonné sur tout ce qui remue là-bas, sans qu'aucune voix officielle ne dénonce ce crime effrayant. Nos "alliés" accumulent les monstruosités dans l'indifférence la plus consternante. Le populo, s'il s'inquiète uniquement du coût financier de l'opération se félicite du retour sur investissement - je le jure, je l'ai entendu - que sera la baisse (présumée) du prix de l'essence.

 

A ce point d'ignominie, comme Soral, je me demande : peut-on descendre plus bas ?

 

Dans le bal des "primaires", dansent des primates uniquement soucieux d'enfiler par tous moyens le brillant costume de l'imposture, ce costume de valet aux grandes et très profondes poches. Que leur importe le mensonge, puisqu'ils en vivent et s'y vautrent ?

 

Que leur importent la justice, le scandale, la dignité et la beauté ? 

 

Ce monde est absolument et définitivement pourri. C'est pourquoi toute personne sensée doit s'en dissocier avant qu'il ne sombre. Il ne sert plus à rien de lutter, de s'opposer, de chercher à défendre quoi ou qui que ce soit.  

 

Voici à quoi nous sommes associés, si nous ne rejetons pas notre prétendue appartenance au collectif : le meurtre serein, souriant, droitdelhommiste, à grande échelle, dont nous deviendrons actionnaires. Modestes, certes, mais actionnaires. Participants du pire.  

 

D'où ma stupéfaction. Tout cela est arrivé si vite. Soit les drogues chimiques ont achevé leur tâche castratrice, et il n'y a plus rien, plus d'hommes, de héros, de conscience, soit je rêve et les oiseaux vont me réveiller, comme chaque matin, soit nous sommes tous partis pour Orion sans le savoir.

 

Nous sommes devenus en une ou deux générations des légumes, des moins-que-rien, des saloperies consentantes à toutes les enculades.

 

Non, je n'ai pas d'inquiétude, mais l'avilissement de mes contemporains, et leur manière de tortiller du cul quand on leur en rentre une encore plus grosse me sidère. Il y avait vraiment une époque à ne pas manquer, si on voulait à tout jamais se dégoûter de la violence, de la lâcheté et du mensonge, nous y sommes.

 

Mais rien ne nous oblige à adhérer, à prendre des actions, à collaborer. Au contraire.

 

Il est temps de se séparer, de fuir l'actualité et la soumission comme les rats intelligents quitteraient un navire percé de toutes parts, de finir d'arracher les liens, les croyances, et les automatismes qui nous aveuglent. 

 

Car les rats sont dans le navire, mais pas du navire. 

  

 
Par Vieux Jade - Publié dans : extrême


04/07/2011

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