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Une plante génétiqement modifiée pour la phytoremédiation des sols pollués au plomb

Une plante génétiqement modifiée pour la phytoremédiation des sols pollués au plomb

//www.bulletins-electroniques.com/actualites/61620.htm

BE Japon 524 >> 18/12/2009
Biologie/biotechnologies

Une collaboration entre la faculté de bioressources de l'université de Mie (préfecture situé vers le centre de Honshu, l'île principale du Japon) et Chubu Electric Power (entreprise de production et de fourniture d'électricité active dans la même région) a abouti à la production d'une variante transgénique de Arabidopsis thaliana (une espèce de plante fréquemment employée comme modèle en recherche génétique) utilisable pour la phytoremédiation [1] des sols pollués au plomb. Rappelons que ce dernier est un métal particulièrement toxique pour l'être humain.

Les chercheurs se sont intéressés à un gène du sarrasin, qui confère à cette plante une bonne tolérance au plomb, ainsi qu'une capacité à stocker une concentration élevée de ce métal dans ses tissus : il s'agit d'une plante hyperaccumulatrice. Cependant, le sarrasin est loin d'être une plante idéale pour la pratique de la phytoremédiation : ses racines ne peuvent pas atteindre des sols contaminés en profondeur, et il est trop sensible à certains autres métaux lourds, comme le nickel, pour être utilisé efficacement sur des sols contaminés par plusieurs polluants.

Pour pallier ces difficultés, l'équipe de recherche a transféré le gène du sarrasin chez Arabidopsis thaliana. Par la suite, des plants transgéniques d'Arabidopsis, ainsi que des plants de type sauvage, ont été cultivés dans un milieu riche en plomb. Il s'est avéré que les racines des plants transgéniques ont atteint une longueur 2,5 fois plus importantes que celles des plants de type sauvage. De plus, les plants possédant le gène du sarrasin ont accumulé trois fois plus de plomb dans leurs feuilles et 14 fois plus dans leurs racines.

Une caractéristique particulièrement intéressante de la méthode est que le plomb accumulé dans les plantes peut ensuite être récupéré puis recyclé. Par ailleurs, l'application de la technologie à des plantes à croissance rapide comme le colza ou le tournesol pourrait permettre une production de masse de plantes pour la phytoremédiation. Les chercheurs souhaitent maintenant proposer leur technologie à des entreprises.

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[1] La phytoremédiation désigne la dépollution des sols ou des eaux par les plantes.

Pour en savoir plus, contacts :

Une autre brève récente sur la phytoremédiation : "Mise au point d'une méthode de phytoremédiation pour les rizières polluées au cadmium" - BE Japon numéro 512 (4/09/2009) - BOURDIN Jean-Baptiste - Ambassade de France au Japon / ADIT -
//www.bulletins-electroniques.com/actualites/60387.htm

Source :

Japan Chemical Web - 10/12/2009

Rédacteur :

Jean-Baptiste BOURDIN : adjoint(point)sdv(arobase)ambafrance(tiret)jp(point)org
524/BIO/2445


Origine : BE Japon numéro 524 (18/12/2009) - Ambassade de France au Japon / ADIT -
//www.bulletins-electroniques.com/actualites/61620.htm


20/12/2009

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