PerleDeDiamant

PerleDeDiamant

Un pays sur deux dans le monde utilise la torture (ONG)

France Info - Manifestation contre la torture au Pays basque espagnol, en octobre dernier - (c)REUTERS/Vincent West

Manifestation contre la torture au Pays basque espagnol, en octobre dernier
©REUTERS/Vincent West

Un pays sur deux dans le monde utilise la torture (ONG)

L’ONG Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) rend public un rapport intitulé "Un monde tortionnaire".
Le constat est, en effet, accablant : plus de la moitié des Etats membres de l’ONU recourent à la torture, selon l’ACAT...

L’ONG rappelle la définition assez large que donnent les Nations Unies de la torture : infliger une souffrance aiguë, physique ou mentale, de manière intentionnelle, à la recherche d’un but spécifique, avec l’intervention d’un agent représentant l’Etat.



- En Afrique, "les régimes dictatoriaux ou à tendance dictatoriale, tels que la Mauritanie, le Soudan, le Zimbabwe, l’Ethiopie, l’Erythrée, la Guinée équatoriale et la République démocratique du Congo (RDC), érigent la torture en véritable système d’enquête et de répression au service de l’appareil sécuritaire", selon l’ACAT.
L’association relève aussi le danger de certaines législations antiterroristes qui couvrent la recrudescence de l’usage de la torture : "le cas de la Tunisie est à cet égard emblématique".
- En Amérique Latine, "le recours à des méthodes violentes et notamment à la torture demeure très répandu au sein des forces de l’ordre", "héritage de décennies de dictatures militaires".
- En Chine, comme en Iran, la torture a souvent pour objectif d’obtenir des aveux en vue d’un procès, selon l’ONG.

L’ACAT montre aussi du doigt certaines démocraties occidentales, dont l’Espagne pour le régime de détention +incommunicado+ (quand un prisonnier n’est pas autorisé à communiquer avec des personnes extérieures à son lieu de détention), qui entraîne un risque de mauvais traitements et la France pour sa "politique pénale privilégiant l’adoption de lois répressives" et la surpopulation carcérale.

Un rapport accablant sur la pratique de la torture dans le monde  Les précisions de Jean-Etienne de Linares, délégué général de l’ACAT France (avec Bernard Thomasson) et le reportage de Nathalie Bourrus  (5'36")
 

Comment soigner les victimes de tortures ? Sibel Agrali est directrice du centre de soins de l’association Primo Levi  (2'03")
 



10/12/2010

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 3 autres membres