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Un enfant de 12 ans, handicapé mental, arrêté par l’armée à Jérusalem Est

Un enfant de 12 ans, handicapé mental, arrêté par l’armée à Jérusalem Est

Un enfant palestinien handicapé mental a été arrêté dans le quartier de Silwan, et interrogé par les forces israéliennes, parce qu’il jouait avec un pistolet en plastique. Un petit événement mais qui reflète bien la vie que mènent les Palestiniens de Jérusalem Est, dont les enfants sont harcelés quotidiennement par l’armée et les colons israéliens. L’objectif est bien entendu de les amener à quitter la ville.

 

Cet hiver 2010, les militants de la mission Palestine ont pu se rendre à Silwan, quartier de Jérusalem-Est, enclavé entre des colonies, sclérosé par l’installation de colons à l’intérieur même du quartier et à l’accès restreint par des check-points. Chaque jour ou presque des enfants, des hommes et des femmes sont arrêtés et malmenés. Début mars c’est à un enfant handicapé que les forces israéliennes s’en sont prises.

 

Début mars de cette année, une jeep israélienne en patrouille dans un quartier du district d’Al Bustan a arrêté un enfant handicapé mental âgé de 12 ans, Mahdi Abu Nab, à l’extérieur de son domicile. Alorsque Mahdi, qui est scolarisé dans une école spécialisée, jouait avec un pistolet en plastique, la soldatesque l’a fait monter de force dans une jeep.

 

« Quand j’ai vu ce qui se passait je me suis immédiatement dirigé vers la jeep pour tenter de les arrêter en bloquant la trajectoire du véhicule. J’espérais qu’ils constateraient que Mahdi est déficient et qu’ils le relâcheraient. Ils ont refusé prétextant que Mahdi avait porté atteinte à leurs vies par son acte. Après un long argumentaire ils ont accepté à condition que je le leur ramène le lendemain au poste de police de Salah-Al-Din pour un interrogatoire. », raconte le père de Mahdi, Ahmed Abu Nab.

« Nous sommes venus le lendemain comme ils nous l’avaient demandé.

 

L’inspecteur a immédiatement accusé mon fils d’avoir menacé les soldats avec son arme en plastique. Je lui ai expliqué que mon fils est handicapé mental, lui demandant en vertu de quelle loi le fait qu’un enfant joue avec un pistolet en plastique soit interdit. Je leur ai également fourni les rapports médicaux pour qu’ils vérifient l’état de mon fils. L’enquêteur m’a dit qu’il pensait ses rapports falsifiés puis m’a accusé d’avoir entravé le travail des policiers en cherchant à bloquer la jeep ce jour-là.".

 

Un avocat spécial a été dépêché pour interroger Mahdi. L’avocat a demandé son âge à Mahdi et où il se rend à l’école – mon fils lui a répondu avoir quatre ans et étudier à Assawiyya. Après avoir entendu la façon dont Mahdi répondait, l’avocat conclut que Mahdi était handicapé et conseilla à l‘inspecteur de mettre fin à l’interrogatoire.

 

Mais l’accusation contre le père pour obstruction au travail des militaires a été ajoutée au rapport d’enquête. Et lors de l’interrogatoire, il a également questionné sur son fils aîné, Mouhammad, pour savoir où il se trouvait durant les évènements et l’arrestation !

 

Source : //silwanic.net/?p=14212

(Traduit par Claire Rasta)



05/04/2011

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