PerleDeDiamant

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...Sortir de ce cloaque, cette fosse aux crabes, oui, cela importe. Jamais plus je ne voterai, jamais. Je n'ai plus le moindre avis sur rien. Tout est pareil...

Non, je ne reprends pas le blog. Plutôt une sorte de monologue public. Le Japon se liquéfie, c'est stupéfiant. J'espère que le monde entier va se liquéfier, et l'humanité se partager en deux : les porcs, les porcs immondes qui mènent des guerres partout en crachant à la figure de tout ce qui est beau, et les autres, vous, moi, ceux qui ne veulent plus mais plus jamais revivre un pareil cauchemar. Que la Terre se soulève et nous vomisse, je la comprends, et je l'espère. Mon ventre et mon coeur se soulèvent pareillement et je vomis les insectes exécrables qui souillent le pur visage de Dieu.

 

Je ne peux plus voir, apercevoir le visage d'un menteur professionnel sans avoir la nausée, et les zinfos les passent en boucle, les sarkozy, obama, berlusconi, et tous les autres, les triomphants ou les dépités, les minuscules crottes puantes qui se bousculent et s'étripent la couenne.

 

Le Japon coule, la mer pleure, les pauvres gens du Japon et de Lybie, d'ailleurs, de toutes les poubelles de la planète ont peur et faim, et les pires ordures se congratulent et bombardent.

 

Quel cauchemar ! Vers quinze ans, j'ai eu une nuit de panique. Je rêvais que j'étais dans mon lit (j'y étais, effectivement), et que la terre se soulevait, que des volcans entraient en éruption, des roches tombaient partout, et j'étais là, sur ce lit, incapable de bouger ne serait-ce qu'un doigt, incapable de me lever et de courir, incapable de la moindre résistance.

Rêve de digestion ou rêve prémonitoire, je l'ignore.

 

Mais parfaitement de circonstance, aujourd'hui.

 

Je sais que nous vivons un cauchemar, mais je sais aussi que nous en sortirons. Les putrides peuvent ravager la Terre et le coeur des hommes, ils n'agissent que dans la toute petite sphère de réalité qu'ils connaissent ou croient connaître. Ils ignorent absolument tout de l'énorme torgnole qu'ils vont se prendre, parce qu'ils sont totalement aveugles aux réalités plus hautes.

 

Comme si des rats s'écharpaient alors que des rapaces leur arrivaient dessus d'en haut.

 

Ça ne me fera pas jouir de voir chuter les macaques devant la colère de la Terre et du Ciel. Non. J'espère qu'ils se feront écrabouiller, parce que le principe d'équilibre le réclame, mais je ne danserai ni ne cracherai sur leur cadavre. J'ai autre chose en tête : partir. Quitter cette poubelle infecte. Sortir la tête et respirer l'air pur.

 

Être irradié m'indiffère. Je bouffe ce qui me plait, je sors, bronze et marcherai sous la pluie en toute quiétude. Je ne vois pas pourquoi seuls les japonais devraient crever. Mourir m'indiffère, mourir a toujours été le but de ma vie, et comment importe peu.

 

Sortir de ce cloaque, cette fosse aux crabes, oui, cela importe. Jamais plus je ne voterai, jamais. Je n'ai plus le moindre avis sur rien. Tout est pareil.

 

Que les humains fassent ce qui leur passe par la tête, peu me chaut. Bombardez, crevez-vous la panse, torturez, chiez partout, allez-y, vautrez-vous, les porcs. Foutez-vous en jusqu'aux oreilles. Je ne me sens plus ni concerné, ni solidaire.

 

Le plus souvent, je suis fatigué, car c'est fatigant de surnager dans cet océan de débris, en regardant le Ciel. Le monde est beau, et ça me réjouit le coeur. La pourriture qui y grouille n'en salit que la surface. J'aime la vie, j'aime les animaux et toute créature, même ceux qui piquent et dont je me méfie, et j'aime ceux que le Christ appelait : Hommes de bonne volonté.

 

Tout cela est déjà à part, sauvé, vivant, éternellement. Tout cela vit dans les ténèbres de la mort où s'agitent les ombres qui s'arrachent l'or maléfique et ce truc abject qu'on appelle le pouvoir.  

 

Voici pourquoi je fais des heures supp. Pas pour raconter ma vie. Pour vous dire encore, à ceux qui continuent à venir farfouiller ici, bien que ce blog soit fermé - il l'est - que les temps présents et ceux qui viennent s'annoncent terribles, mais que rien ne peut atteindre le coeur profond qui nous habite et fonde notre existence.

 

Nous ne sommes pas notre corps, nous ne sommes pas notre cerveau, notre moi, notre histoire. Nous sommes ailleurs et autre, et aucun dommage ne peut nous atteindre. Nous sommes vivants, et ce monde est mort et pue la charogne.

 

Laissons les morts se dévorer entre eux. Ils ont terriblement faim parce qu'ils sont creux et vides. Des simulacres.

 

Excusez-moi de revenir comme ça de temps à autre.

 

J'ai trouvé un blog qui me plait, bien que l'auteur ne soit manifestement pas très régulier. Je crois qu'il me plaît parce qu'il me ressemble.

 

Bon vent à chacune et chacun d'entre vous, et à la prochaine. 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages


15/04/2011

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