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Rubrique "Points-clés du 11 Septembre".

Article "point-clé du 11 Septembre" : Les explications officielles de la chute des Tours Jumelles : fiction ou réalité ?

Posté par Christo le 17/03/2011

Vous retrouverez également cet article dans notre rubrique "Points-clés du 11 Septembre".

 

Des centaines de témoignages d'explosions, des effondrements à une vitesse proche de la chute libre, des feux inextinguibles dans les décombres, la présence d'acier fondu, etc. ... Des experts soutiennent que la réalité observée est incompatible avec la théorie officielle des effondrements (par incendies) mais qu'elle corrobore l'hypothèse d'une destruction volontaire par explosifs.  Point sur une controverse scientifique.

 


 
Le matin du 11 septembre 2001, deux Boeing 767 percutaient les Tours Jumelles du World Trade Center (WTC) [1].  Moins de deux heures plus tard, les deux Tours s’effondraient sur elles-mêmes [2], faisant près de 2800 victimes et devenant ainsi les premiers bâtiments à structure d’acier à s’effondrer de l’histoire.
  

 

 
Ces effondrements sans précédent avaient suscité l’étonnement de la plupart des observateurs, y compris chez les ingénieurs en structure [3] (Knight Ridder, 12/09/01 ; Nova, mai 2002, p.1 ; FEMA, mai 2002, résumé, p.1).  Et cinq mois après les attentats, la perplexité était toujours de mise, comme le rapportait alors le New York Times : «  les ingénieurs et autres experts peinent à expliquer pourquoi et comment les Tours se sont complètement effondrées, alors qu’elles étaient conçues pour résister à l’impact d’un avion » (New York Times, 2/02/02).
 
En effet, les Tours Jumelles avaient été conçues pour résister à l'impact d’un Boeing 707, le plus gros porteur de l’époque, lancé à 965km/h [4].  Et elles auraient dû également résister aux impacts des Boeing 767 du 11-Septembre, dont l’énergie cinétique était équivalente – voire inférieure – à celle du 707 [5].  Franck de Martini, directeur des travaux du WTC, avait même déclaré, 9 mois avant le 11-Septembre, que n’importe laquelle des Tours « pourrait probablement résister à de multiples impacts d’avions de ligne » (« 9/11 Mysteries », min 07:06 ; J. Dwyer et K. Flynn, 2005, p. 149).
 
Au lendemain des attentats, c’est à une petite équipe d’une vingtaine d’experts de la Société américaine de génie civil (ASCE) que fut confiée la mission de percer l’énigme des effondrements du WTC, sous le contrôle de l'Agence fédérale des situations d'urgence (FEMA), un organisme gouvernemental dédié à assurer l'arrivée des secours en situation d'urgence.
 
Mais, tout comme celle de la Commission du 11-Septembre (voir point-clé n°1), l’enquête de l’ASCE fut « sérieusement entravée » par de nombreux obstacles (Congrès des Etats-Unis, 6/03/02), parmi lesquels l’octroi d’un budget singulièrement restreint (1,1 millions de dollars), l’interdiction d’assigner à comparaître, et des restrictions d’accès à la scène du crime, aux éléments de preuve et à certains documents cruciaux (New York Times, 25/12/01 ; Fire Engineering, jan. 2002 ; New York Daily News, 4/01/02 ; Congrès des Etats-Unis, 6/03/02New York Times, 7/03/02) ; autant d’obstacles qui ont conduit des experts de premier plan à appeler à une nouvelle enquête avant même que le rapport de l’ASCE ne soit publié (New York Times, 25/12/01 ; Fire Engineering, jan. 2002 ; New York Daily News, 4/01/02).
 

New York Times, 25 décembre 2001

Sans surprise compte tenu des obstacles rencontrés, le rapport d’enquête publié par la FEMA en mai 2002 affirme ne pas être en mesure de « déterminer avec certitude la séquence des événements qui ont conduit à l’effondrement de chacune des tours » (FEMA, mai 2002, résumé, p.2).  Tout en estimant nécessaire la réalisation d’études supplémentaires bénéficiant de plus de ressources et d’un meilleur accès aux éléments d’information pertinents (FEMA, mai 2002, chap.2, pp.39-40 ; FEMA, mai 2002, résumé, p.6), le rapport (dit « rapport de la FEMA ») suggère que ce sont, non pas les impacts d’avion [6], ni même les feux de kérosène « consumés dans les toutes premières minutes » (FEMA, mai 2002, chap.2, pp.22 et 37), mais les incendies de bureau subséquents qui auraient eu raison des bâtiments, lesquels se seraient effondrés en « piles d’assiettes » [7].
 
New York Times, 11 septembre 2002
 
Face à une pression croissante exercée par l’opinion et les médias (Fire Engineering, jan.02 ; NIST, 21/08/02 ; New York Times, 11/09/02), une seconde étude sur l’effondrement du WTC est lancée fin août 2002 par l’Institut National des Normes et de la Technologie (NIST), un organisme dépendant du ministère du Commerce des États-Unis [8] (NIST, 21/08/02 ; CBS News, 21/08/02).  Il publie son Rapport Final sur les Effondrements du World Trade Center en octobre 2005, au terme d’une enquête longue de trois ans [9].
 
Tout comme la FEMA, le NIST conclut que les dégâts structurels occasionnés par les impacts d’avion n’ont pas joué un rôle déterminant dans l’effondrement des Tours.  Selon les estimations du NIST, seules 41 (Tour Nord) à 43 (Tour Sud) colonnes de soutien sur un total de 287 colonnes auraient été détruites par les impacts d’avion [10].  Des dégâts minimes qui ne menaçaient pas l'intégrité des Tours, lesquelles avaient été conçues pour soutenir cinq fois leur charge (Nova, mai 2002, p.6) [11].  La structure des Tours « est comparable à [une] moustiquaire, et l’avion est juste un crayon perforant la moustiquaire » nous explique le directeur des travaux du WTC Franck de Martini.  « Il ne lui fait absolument rien » ajoute-t-il (« 9/11 Mysteries », min 07:14 ; J. Dwyer et K. Flynn, 2005, p.149).    
 
Structure des Tours Jumelles
 
Et tout comme la FEMA, le NIST conclut que les effondrements résultent des incendies de bureau [12].  Ceux-ci auraient affaibli les colonnes d’acier suite à la défaillance des revêtements ignifuges protégeant les colonnes contre les feux.  « Les deux tours se sont effondrées parce que le système de protection anti-incendie a été défaillant », nous explique l’enquêteur du NIST Shyam Sunder lors d’une conférence de presse.  Il poursuit : « Si l’isolation anti-incendie avait résisté [aux impacts d’avion], les incendies n'auraient pas fragilisé les éléments principaux des constructions qui ont fini par s'écrouler » (Le Monde, 6/04/05).  Dans la même veine, le rapport final du NIST stipule que « les Tours du WTC ne se seraient probablement pas effondrées […], si l’isolation thermique n’avait pas été en grande partie arrachée par les impacts d’avion » [13] [14] (NIST, rapport final, oct. 2005, p. xxxviii ; New York Times, 5/04/05 ; Le Monde, 6/04/05).
 
De nombreux experts – parmi lesquels des physiciens, des ingénieurs du génie civil et des architectes [15] – contestent les explications du NIST sur les causes des effondrements.  En premier lieu, ils font remarquer à juste titre que celles-ci sont purement spéculatives : le NIST n’a en effet recueilli aucune preuve qu’une quelconque colonne centrale ait pu atteindre une température suffisante pour lui faire perdre en résistance (lire l'annexe « Les incendies ont-ils affaibli les colonnes d’acier ? »).
 
Deuxièmement, et surtout, ils soulignent que la théorie de l’effondrement naturel (par incendies) avancée par le NIST ne permet pas d’expliquer les phénomènes observables pendant et après les effondrements (partie I).  Et là où la théorie officielle échoue, il y a une hypothèse alternative qui, disent-ils, est corroborée par l’ensemble des faits observés : celle de la « démolition contrôlée » ou destruction volontaire à l’aide de charges explosives [16] (partie II).  A contrario, le NIST soutient qu' « aucun élément ne vient corroborer [l’hypothèse] alternative suggérant une démolition contrôlée des tours du WTC à l’aide d’explosifs » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.146 ; NIST FAQs, Q°2, 30/08/06).  Qu’en est-il en réalité ?


Des explosions dans les Tours

 
Des centaines de survivants – employés du WTC et pompiers – ainsi que des journalistes et des policiers ont fait état de puissantes explosions survenues avant que les Tours ne s’effondrent, à différents étages, et ce jusque dans les sous-sols [17].  Ces explosions ont fait des victimes et causé d’énormes dégâts matériels, notamment dans le hall d’entrée et les sous-sols (portes d’ascenseur et portes coupe-feu arrachées, faux-plafonds et murs qui s’effondrent, etc.).  Nous vous invitons à regarder une compilation de ces témoignages :
 

 

 
Le rapport final du NIST ne fait aucune mention de ces témoignages, pas plus que ne le fait celui de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre.  Dans un second document intitulé « Réponses aux questions les plus fréquentes » publié en août 2006, le NIST prétend même que « rien n’indique […] qu’il y ait eu des détonations ou des explosions dans la zone située en dessous des étages touchés par les impacts et les incendies » (NIST, FAQs, Q°2, 30/08/06). 
 
Voici ce que le NIST répondit à une requête qui l'interpellait sur cette omission : « le NIST a examiné tous les témoignages des pompiers recueillis par le Département anti-incendie de New-York (503 témoignages).  Dans leur ensemble, les témoignages ne corroborent pas l’hypothèse selon laquelle des explosifs auraient joué un rôle dans l’effondrement des Tours du WTC » (NIST, courrier du 27/09/07).  Pourtant, sur ces 503 témoignages rendus publics en août 2005 (New York Times, 12/08/05), 118 font clairement état d’explosions (G. MacQueen, août 2006).
 
En revanche, le NIST a suggéré qu’une partie du kerosène se serait « précipitée dans les cages d’ascenseur [sous forme de boules de feu], faisant exploser des portes et des murs à différents étages jusqu’aux sous-sols » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.24) ; une hypothèse qui, faut-il le souligner, est en totale contradiction avec l’affirmation selon laquelle « rien n’indique […] qu’il y ait eu des détonations ou des explosions dans la zone située en dessous des étages touchés par les impacts et les incendies ».  Mais des scientifiques mettent en doute la plausibilité de  cette hypothèse en faisant notamment remarquer qu'elle n'est pas en mesure d'expliquer l’étendue des dégâts observés : des véhicules en feu stationnés devant l'entrée de la Tour Nord, la fusion d'une table de bureau et la combustion du corps du gardien de sécurité dans le hall d’entrée de cette même Tour (Témoignage du pompier P. Blaich, Firehouse Magazine, avr. 2002), une presse hydraulique à compression de 50 tonnes située au 2eme sous-sol réduite en un tas de gravats, une porte coupe-feu faite d’acier et de béton et pesant environ 140 kilos retrouvée complètement froissée au 1er sous-sol « comme une feuille de papier en aluminium » (Témoignage de l’ingénieur M. Pecoraro, Chief Engineer Magazine, 6/12/10), les portes d'ascenseur soufflées vers l'intérieur (voir l'encadré ci-dessous), etc.  Ces mêmes scientifiques contestent également l'idée que la boule de feu ait pu se propager dans une cage d’ascenseur de plus de 300 mètres de long : « le kérosène d'une boule de feu aurait fini de se consumer bien avant d'atteindre le fond des puits d'ascenseurs » affirme le physicien Frédéric Henry-Couannier du Centre de Physique des Particules de Marseille (F. Henry-Couannier, 28/01/11, p.21) [18]
 
Quoiqu'il en soit, les nombreux témoignages d'explosions auraient amplement justifié la recherche de traces d’explosifs dans les débris du WTC, ceci d'autant plus qu'il s'agit d'une procédure standard dans les investigations sur les incendies et les explosions [19].  Or, le NIST n’a pas fait de telles recherches (NIST FAQs, Q°12, 30/08/06).
 
Etude de cas : l’ascenseur monte-charge de la Tour Nord
 
Selon les explications du NIST, l’une des explosions survenues dans les sous-sols de la Tour Nord serait le résultat de la chute de l’ascenseur monte-charge – un ascenseur appelé « 50 Car » desservant tous les étages, du sixième sous-sol au 108ème étage.  Il se serait écrasé au sol (soit au 6ème sous-sol) au terme d’une chute d’une quinzaine d’étages, blessant et tuant un nombre indéterminé de personnes aux sous-sols.  Le NIST s’appuie sur le témoignage anonyme d’un employé qui se trouvait au 7ème étage et qui prétend avoir entendu l'ascenseur « 50 Car » chuter et « s’écraser en bas de la cage ».  Ce témoin auditif aurait également entendu les gens qui se trouvaient dans l’ascenseur au moment ou celui-ci est passé à son niveau (NIST NCSTAR 1-8, oct. 2005, pp.79-80).
 
Or, les deux occupants de l’ascenseur « 50 Car » -- Arthuro Griffith et Marlene Cruz – ont donné une toute autre version des faits, et ceci bien avant la publication du rapport du NIST.  Avant même de revenir sur leur récit, précisons que le seul fait qu’ils aient survécu à cet événement invalide les explications du NIST, tant il est évident qu’ils n’auraient jamais survécu à l’écrasement au sol de leur ascenseur au terme d’une chute libre de « quinze ou seize étages » (USA Today, 10/09/02).
 
 
 Marlene Cruz
 
Arturo Griffith et son épouse
Tout d’abord, Arthuro Griffith et Marlene Cruz rapportent qu’une explosion a précédé la chute de l’ascenseur.  Interviewée par ABC le 12 septembre 2001, M. Cruz affirme : « Je suis montée dans l’ascenseur monte-charge, et j’ai entendu une première explosion.  Les portes ont été soufflées et [l’ascenseur] est tombé » (ABC, 12/09/01, min 0:45).  Dans l’émission « Larry King Live » sur CNN, A. Griffith précise : «  j’étais en train de me rendre du 2ème sous-sol au 49ème étage.  Et quelques secondes après que l’ascenseur ait démarré – 5, 6 ou 7 secondes après – il y a eu une forte explosion et l’ascenseur a chuté » (CNN, 6/10/01).  Ensuite, contrairement à ce que prétend le NIST, l’ascenseur s’arrêta avant qu’il ne s'écrase au sol grâce au système d’arrêt d’urgence.  « Par chance, l’ascenseur s’est arrêté entre deux étages » explique M. Cruz (ABC, 12/09/01, min 0:55).  « L’ascenseur s’est finalement arrêté » se réjouit A. Griffith (CNN, 6/10/01).  Enfin, après que l’ascenseur se soit arrêté, les deux rescapés ont de nouveau été témoins d’explosions.  Arthuro Griffith explique : « Lorsque l’ascenseur s’est finalement arrêté, il y a eu une explosion qui a enfoncé les portes à l’intérieur de l’ascenseur, et je suis sûr que c’est ce qui m’a cassé la jambe.  Et ensuite il y a eu une autre explosion » (CNN, 6/10/01).
 
Au final, ces deux témoins décrivent trois explosions distinctes, la première ayant provoqué la chute de l’ascenseur, les deux autres s’étant produites alors que l’ascenseur s’était immobilisé, sans leur être fatale.  Et ce n’est certainement pas l’hypothèse de la boule de feu proposée par le NIST qui permet d’expliquer le fait que les portes de l’ascenseur ont été soufflées vers l’intérieur lors de la deuxième explosion, phénomène qui indique que l'explosion provenait de l’extérieur de la cage.
 
 
L'effondrement total
 
L’enquête du NIST « s’est [exclusivement] concentrée sur les événements qui se sont produits entre l’impact de l’avion et le début de l’effondrement de chaque tour » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.82, note n°13) [20].  Malgré un budget de 16 millions de dollars alloué à une enquête de trois ans, le NIST explique être « dans l’incapacité de fournir une explication complète de l’effondrement total » (NIST, courrier du 27/09/07). 
 
Ce que le NIST n’a pas su faire, Zdenek Bazant – professeur de génie civil de l'Université Northwestern – a tenté de le faire dans une étude théorique : la partie supérieure de chacune des deux Tours, au dessus de la zone d’impact, serait tombée tel un bloc solide écrasant jusqu’au sol la partie inférieure (phase dite de « Crush-down »), puis, une fois la partie inférieure totalement détruite, le bloc supérieur se serait désagrégé sur lui-même (phase dite de « Crush-up ») (Z. Bazant et Y. Zhou, 13/09/01, révisé jan. 2002).  Il convient de souligner que la théorie de M. Bazant, dite « théorie du marteau-pilon », est soutenue par le NIST [21] et qu’elle s’est imposée comme la théorie de référence pour les tenants de la version officielle.

 
Le problème est que cette théorie est contredite par les faits observables.  Comme l’architecte Richard Gage, le physicien Steven Jones, et d’autres de leurs collègues l’ont fait remarquer au NIST, « la partie supérieure du WTC1 [Tour Nord] n’est pas tombée tel un bloc solide sur la partie inférieure, mais elle s’est [progressivement] désintégrée en tombant », et ce avant même que la partie inférieure ne commence à s’effondrer (R. Gage, S. Jones et al., Juin 2007, p.21).  La séquence d’images ci-dessous tirée de cette vidéo-ci en témoigne : 
 

 
Pourrait-il s'agir non pas de la désintégration de la partie supérieure de la Tour mais de l'affaissement des seuls étages affaiblis par les incendies dans la zone d'impact ?  Un examen des photos et des vidéos de la Tour Nord à mi-distance de sa chute permet d'exclure une telle hypothèse.  Jugez par vous-même en images : 
 
 
 
 


Cette désintégration ébranle la théorie officielle, selon laquelle l’énergie phénoménale de la chute du bloc supérieur est la cause de l’effondrement de la partie inférieure des Tours.
 
 
L’effondrement vertical et symétrique
 
La quasi-parfaite symétrie de l’effondrement de la Tour Nord signifie, comme le souligne le physicien Henry-Couannier (F. Henry-Couannier, 28/01/11, p.25), que la quasi-totalité des 240 et quelques colonnes non-endommagées ont cédé quasi-simultanément au niveau des étages « ravagés » par les feux [22].  Or, ni le NIST, ni M. Bazant, n’a fourni d’explication à la rupture quasi-simultanée des colonnes de soutien.
 
Le début de l'effondrement de la Tour Sud n’a quant à lui rien de symétrique.  La partie supérieure de cette Tour commence à basculer vers l’angle le plus endommagé par l’impact, dénotant une rupture asymétrique des colonnes de soutien.  Conformément à la loi de conservation du moment angulaire, on se serait attendu à ce que la rotation se poursuive et que cette section tombe au sol en dehors du périmètre de l’empreinte du bâtiment.  Pourtant, le mouvement de rotation s’est subitement interrompu, une anomalie apparente donnant lieu à une vive controverse scientifique [23].
Basculement de la partie supérieure de la Tour Sud
 
 
Des temps de chute proches de la chute libre
 
Les nuages de poussière masquant la fin de la chute des Tours ne permettent pas de déterminer avec précision les temps de chute des effondrements.  Toutefois, les différentes estimations – comprises entre 10 secondes et 15 secondes [24] – s’accordent sur le fait que les Tours Jumelles se sont effondrées à une vitesse proche de la chute libre (chute libre = 9,22 secondes).  Le NIST lui-même ne fait aucun mystère de cette réalité : chaque Tour est « tombée en quasi-chute libre, comme le montrent les vidéos » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.146).  Dit autrement, une balle lâchée dans le vide du haut des Tours aurait mis à peine moins de temps à toucher le sol. 
 
Ces temps de chute signifient, comme le reconnaît le NIST, que « la structure située sous la zone de l’amorce d’effondrement n’a offert qu’une résistance minime à la chute de la partie supérieure de l’immeuble » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.146).  Mais le NIST n’explique pas la raison pour laquelle la structure intacte sous la zone d’impact n’a opposé à peine plus de résistance que ne l’aurait fait l’air.
 
Or, une explication aurait été bien nécessaire, parce que l’effondrement « en quasi-chute libre » de la partie supérieure va à l’encontre des lois fondamentales de la physique, en particulier celle de la conservation de l’impulsion.  Comme l’explique le physicien Steven Jones, professeur émérite retraité de l’Université Brigham Young [25], « lorsque les étages supérieurs en chute heurtent les étages inférieurs – et les colonnes de soutien en acier intactes – la chute aurait dû être significativement ralentie par la masse heurtée » (S. Jones, sept. 2006).  Or, une étude de Graeme MacQueen et Tony Szamboti portant sur l’analyse de la chute de la partie supérieure de la Tour Nord révèle l’absence de décélération à l’impact [26]« D'une façon ou d'une autre, les énormes colonnes de soutien ont failli ou se sont désagrégées » conclut Steven Jones (S. Jones, sept. 2006).
 
 
Des projections horizontales de matériaux lors des effondrements
 
Les images montrent des poutrelles pesant jusqu'à 20 tonnes projetées horizontalement avec une telle puissance que certaines d’entre elles furent propulsées sur plus de 150 mètres, et à des vitesses atteignant parfois les 110km/h [28].  Ce phénomène qui ne semble pas résulter d'un effondrement gravitationnel fut totalement ignoré par le rapport final sur l’effondrement du World Trade Center du NIST [29].
 
   
Effondrement de la Tour Nord : sa masse est projetée
dans toutes les directions
   
Poutre encastrée dans une tour
située à plus de 100 m du WTC

 
Pulvérisation et nuages de poussière
 
Les images montrent que pratiquement tout ce qui se trouvait dans les Tours à l’exception de l’acier (i.e. le béton, les meubles, les ordinateurs, etc.) a été pulvérisé « en poudre fine comme de la farine » pendant la chute des Tours (S. Jones, sept. 2006), provoquant d’immenses nuages de poussières.  De nombreux témoignages concordants le confirment.  Citons notamment celui du géologue Greg Meeker de l’Institut d'études géologiques des États-Unis qui fut chargé d’effectuer des analyses de présence d'amiante dans les poussières du WTC : « Tout a été réduit en poussière. Seules les 200.000 tonnes d’acier des Tours du WTC n’ont pas été pulvérisées » (Chemical & Engineering News, 20/10/03).  La simple énergie gravitationnelle peut-elle expliquer cela ?  Il s'agit là d'une question controversée sur laquelle le NIST ne s'est pas penché.   Le chercheur en génie civil Jérôme Quirant, par ailleurs auteur d'un blog dédié à la défense de la version officielle des attentats du 11 Septembre, y répond par l'affirmative (J. Quirant, FAQ, « L’énergie de fracturation du béton »).  D'autres, tel le physicien Frédéric Henry-Couannier, y répondent par la négative : « Une plaque de béton lâchée de 200 mètres ne se pulvériserait pas en touchant le sol, elle se casserait en morceaux » (F. Henry-Couannier, 28/01/11, p.5). 
 
 
 
 
 
Jusqu’à 20cm d’épaisseur de poussière dans les rues du
sud de Manhattan (on distingue à peine les trottoirs)
   
Les décombres ne font que 12 mètres de haut
en surface de Ground Zero.
 
 
Des feux persistants dans les décombres
 
New York Times, 19 novembre 2001
 
Des feux ont perduré dans les décombres du WTC pendant plusieurs mois (New York Times, 19/11/01 ; New Scientist, 3/12/01 ; Chemical & Engineering News, 20/10/03), malgré plusieurs épisodes de pluies torrentielles – notamment le 20 septembre (USGS, 27/11/01) –, des millions de litres d'eau déversés par les pompiers (New York Times, 19/11/01), l'injection dans les décombres d'un inhibiteur de feu (New York Times, 19/11/01 ; New Scientist, 3/12/01), le manque d’oxygène et de matériaux combustibles au cœur d’une pile de gravats densément tassés et essentiellement constitués d'acier [30] et de poussière.  Ce fut le « plus long incendie d’immeuble de l’histoire des Etats-Unis » selon les experts de lutte anti-incendie (New York Times, 19/11/01 ; New Scientist, 3/12/01).  
 
 
   Epaisse fumée s’échappant des décombres jusqu’en décembre 2001 (notez les lances d'incendie en action sur l'image de droite)

Le NIST n’a jamais expliqué par quel moyen les incendies auraient pu résister aux effondrements et perdurer aussi longtemps dans de telles conditions.
 
 
Températures extrêmes et présence d'acier fondu dans les décombres
 
De nombreux témoins – pompiers, secouristes, ingénieurs du génie civil, responsables du déblaiement, etc. – ont rapporté la présence de chaleurs extrêmes et d’acier en fusion dans les décombres du WTC, et ce jusqu’à 10 semaines après les attentats.  Or, le point de fusion de l’acier (env. 1500°C) est largement supérieur aux températures qu’atteignent les incendies de bureaux.  Ceux-ci dépassent rarement les 800°C, bien qu’ils puissent atteindre 1000°C dans des conditions optimales (AISC, 2003, p.4), lorsque l'alimentation en combustible et en oxygène est abondante et qu'elle se fait dans les proportions idéales [31].  Nous vous invitons à regarder une compilation de ces témoignages :
 

 

Le rapport final du NIST ne fait mention ni de l’existence d’acier en fusion, ni de températures extrêmes dans les décombres.  A la question qui lui fut posée : « Pourquoi l’enquête du NIST n’a-t-elle pas tenu compte des témoignages d’acier fondu dans les décombres du WTC ? », le NIST répondit : « Les enquêteurs du NIST et les experts de l’ASCE […] n’ont trouvé aucun élément indiquant la fusion de l’acier » (NIST FAQs, Q°13, 30/08/06).
 
Pourtant, les éléments indiquant la fusion de l’acier et des températures extrêmes à Ground Zero ne manquent pas, et contrairement à ce que le NIST prétend, les experts de l’ASCE ont bien trouvé de tels éléments :
 
  • Malgré les restrictions d’accès à la scène du crime, l’ASCE put disposer de deux échantillons de vestiges métalliques, l’un provenant des Tours Jumelles et l’autre du WTC7, le troisième gratte-ciel à s’être effondré sur lui-même le 11 septembre 2001 (voir point-clé n°8).  Les analyses effectuées révèlent que ces aciers avaient subi « une corrosion et une érosion sévères » (comprenant une sulfuration), phénomènes jamais constatés jusqu'alors dans les incendies d'immeubles à structure métallique et dénotant la soumission à des températures inhabituellement élevées (FEMA, mai 2002, annexe C).  L’un des experts de l’ASCE, le Dr Barnett – professeur d’ingénierie en sécurité-incendie à l'Institut Polytechnique de Worcester – fut cité par le New York Times qui rapporte ses propos : « Des poutres d’acier […] semblent s’être en partie évaporées à des températures extrêmement élevées » (New York Times, 29/11/01).  Dans un second article, le quotidien américain qualifiait l’apparente fusion de l’acier comme étant le « plus grand mystère non résolu de l’enquête » (New York Times, 2/02/02).  

 
 
 
 
 
Echantillon n°1 (WTC7) : état de "corrosion avancée" et "fusion intergranulaire"
(Image de droite : zoom montrant l’épaisseur de la poutre réduite de moitié)
 
 
 
Echantillon n°2 (WTC) :
"corrosion avancée"
  
  • De même, les photographies de ces étranges blocs de matériaux ayant fusionné sous l’effet de la chaleur montrent que ceux-ci sont recouverts de rouille, ce qui indique « l’abondance de fer [ou d’acier] » (S. Jones, sept. 2006).  Aucun autre matériau ne rouille en s’oxydant. 
Eléments d'acier et de béton ayant fusionnés
(l’abondance d’acier est indiquée par la rouille rougeâtre)
 
  • Des photos satellite prises par la NASA le 16 septembre 2001, soit 5 jours après les attentats, révèlent que les températures à la surface du sol de Ground Zero s’élevaient à près de 750°C (USGS, 27/11/01), et qu’elles étaient donc probablement « bien plus élevées » en profondeur, comme l’explique un article du magazine scientifique Chemical Engineering News (Chemical & Engineering News, 20/10/03). 
Image satellite du 16 sep. 01
(1376°F équivaut à 747°C)
 
  • Des photographies montrent des morceaux de métal incandescents dont la couleur (allant du saumon au jaune vif) indique des températures approximatives de 845°C à 1080°C [32].  Le physicien Steven Jones explique que ces températures sont « bien supérieures aux températures de fusion du plomb [327°c] et de l'aluminium [660°c], et ces métaux peuvent évidemment être exclus puisqu'ils seraient liquides à des températures bien plus basses ».  Il pourrait uniquement s’agir « d’acier de construction [du WTC] ou de fer (d'une réaction de thermite [33]) ou d’une combinaison des deux » ajoute-t-il (S. Jones, sept. 2006).  
Morceaux de métal indandescents
extraits des ruines de la Tour Nord
le 27 septembre 2001
 
  • Etc. (liste non-exhaustive).
 
Comme les incendies des Tours n’ont pas suffi à produire les chaleurs extrêmes observées, ni à faire fondre l’acier ainsi que l’admet le rapport du NIST (NIST FAQs, Q°7, 30/08/06), l’explication semble devoir être recherchée ailleurs.

 
 
 
II.
 
… Mais que l’hypothèse de "démolition contrôlée"

semble pouvoir expliquer

 
 
 
La théorie du NIST contrevient à l’une des exigences fondamentales de l’explication scientifique, à savoir l’exigence qu’elle puisse expliquer l’ensemble des phénomènes observables.  Mais ceux-ci peuvent-ils pour autant être expliqués par l’hypothèse dissidente ?  La réponse semble bel et bien être oui.
 
Les explosions, les effondrements complets et symétriques, les temps de chute (quasi-chute libre), et la pulvérisation du béton en nuages de poussières sont autant de traits communs aux destructions volontaires déclenchées par explosifs [34]
 
 

 
 
Démolition de la Tour Landmark (30 étages. Hauteur: 116m), Fort Worth, Texas -- 18 mars 2006  [vidéo]
 
 
Démolition du grand magasin Hudson (28 étages. Hauteur: 134m), Détroit, Michigan -- 24 oct.1998 [vidéo]
 
S’agissant des feux persistants, des températures extrêmes et de la présence d’acier fondu dans les décombres, une explication venant renforcer l’hypothèse de démolition contrôlée nous est suggérée par la découverte d’une grande quantité de résidus de nanothermite dans les poussières du WTC, découverte qui fit l’objet d’une publication en 2009 dans la revue scientifique à comité de lecture Open Chemical Physics Journal (N. Harrit et al., avr. 2009).
 
La nanothermite est un matériau hautement énergétique qui peut être utilisé non seulement comme dispositif incendiaire pour faire fondre l’acier, mais aussi comme explosif extrêmement puissant (N. Harrit et al., avr. 2009, p.27).  Elle est décrite dans un article publié dans la revue scientifique The Environmentalist comme un « matériau chimique énergétique qui produit son propre carburant et oxydant et qui n’est éteint ni par l’eau et la poussière, ni par des inhibiteurs chimiques » (K. Ryan, J. Gourley, S. Jones, août 2008).
 
À L’origine de cette découverte, neuf scientifiques et ingénieurs qui ont analysé 4 échantillons de poussières du WTC collectés par des observateurs indépendants dans les heures et les jours qui ont suivi les effondrements des Tours.  L’un de ces échantillons, précise l’étude,« fut collecté environ dix minutes après l’effondrement de la seconde Tour, il ne peut donc pas avoir été contaminé par les opérations de nettoyage » [35] (N. Harrit et al., avr. 2009, p.8).
 
Microphotographies de minuscules particules
rouges-grises retrouvées dans chaque échantillon :
de la nanothermite encore active selon l’étude
 
Niels Harrit, professeur agrégé de chimie à l'Université de Copenhague et expert en nanochimie [36], est l’auteur principal de cette étude.  Dans un entretien filmé, il explique que la nanothermite est « un matériau militaire moderne inconnu du grand public […] créé par assemblage au niveau des atomes », dont la technologie était disponible au moins 17 mois avant les attentats du 11-Septembre [37]
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Peinture anti-corrosion appliquée
sur les éléments structurels
Certains scientifiques ont mis en cause la découverte du Dr. Niels Harrit en suggérant que les particules rouges-grises retrouvées dans les poussières du WTC pouvaient être des résidus de la peinture anti-corrosion présente sur les colonnes et les poutres du WTC (J. Quirant, 20/06/09).  Il est vrai que la couleur de cette peinture est plus ou moins semblable à celle des particules rouges-grises, mais un article technique du professeur Niels Harrit montre que leurs « propriétés [chimiques] sont incompatibles » [38] et que leurs réactions thermitiques sont sans commune mesure : les particules rouges-grises s'enflamment et produisent du fer fondu lorsqu'elles sont portées à haute température, la peinture ne fait que s'écailler à haute température (N. Harrit, mai 2009).  De plus, une analyse indépendante menée par l’ingénieur chimiste Mark Basile est venue confirmer la présence de nanoparticules rouges-grises thermitiques dans les poussières du WTC [39].  « C’est une preuve tangible que personne ne peut réfuter » affirme-t-il dans une interview filmée
 
Signalons également l’analyse sismique d’André Rousseau, géophysicien et chercheur retraité du CNRS.  L’auteur conclut que seul l’emploi d’explosifs peut expliquer les signaux sismiques enregistrés à Ground Zero le 11-Septembre (A. Rousseau, mai 2010).
 
 Nanothermite : Une découverte « explosive » au retentissement médiatique modéré
Quelques exemples de retombées
   
       
France : L’émission "C à Vous" évoque la découverte
(France 5, 2 déc. 2009) [vidéo]
   
Danemark : Interview de N. Harrit au JT du soir
(TV2, 6 avr. 2009) [vidéo]
       
       
Norvège : Reportage diffusé en prime-time
sur la principale chaîne TV (NRK1, 10 sept. 2009) [vidéo]
   
International : Itw de N. Harrit par la "CNN" russe
(RT, chaîne d’info internationale, 9 juil. 2009) [vidéo]
 
 
Il convient de noter toutefois que si les effondrements des Tours Jumelles sont des démolitions contrôlées, celles-ci ne sont pas conventionnelles : 
 
  • Elles partent du haut alors que les démolitions contrôlées partent habituellement du bas.  Toutefois, comme l’écrit le physicien Steven Jones, une démolition contrôlée « de haut en bas » est « inhabituelle […] mais tout à fait possible.  Cela dépend de l’ordre de mise de feu des explosifs » (S. Jones, sept. 2006).  Les experts sont même capables de faire tomber un immeuble comme bon leur semble.  « En commandant de façon différentielle la vitesse de rupture des différentes parties de la structure, on peut la faire marcher, la faire tourner, la faire danser » nous explique Mark Loizeaux, directeur associé de Controlled Demolition Inc, l’une des entreprises leaders dans l’industrie de la démolition [40] (New Scientist, 24/07/04). 
 
  • Elles sont explosives (projections horizontales de débris) alors que les démolitions se font généralement par implosion.  Or, comme l'explique David Ray Griffin« des explosifs à haute énergie, comme le RDX ou la nanothermite pourraient expliquer ces éjections horizontales » que la seule énergie gravitationnelle ne parvient pas à expliquer (D.R Griffin, 6/07/10, p.17).  Selon Dwain Deets, ancien directeur de recherche au département d’ingénierie du centre de recherche Dryden Flight de la NASA, ces « énormes parties de la structure qui ont été éjectées horizontalement » sont l’un des éléments qui selon lui « ne laissent aucun doute » sur le fait que « des explosifs ont été utilisés ».
 
 
Conclusion
 
En définitive, comme le souligne un article de physiciens et d’ingénieurs publié sous comité de lecture dans la revue scientifique Open Civil Engineering Journal, l’hypothèse de démolition contrôlée « corrobore les faits sans violer les lois fondamentales de la physique » (S. Jones et al., avr. 2008, p.5).  Elle présente la particularité d’être la seule théorie qui à ce jour apporte une explication à l’ensemble des phénomènes observés, là où la théorie officielle les passe sous silence ou bien les évoque sans parvenir à les expliquer de manière formelle.  Tant qu'il en sera ainsi, la théorie dissidente devra être considérée comme valide [41] et la théorie officielle considérée comme non éprouvée. 
 
 
Par Christo pour ReOpen911
 
 
Merci à Aldwinn et Jipé pour leurs contributions aux illustrations.  Merci à Aroya, Charmord, kikujitoh et Pole pour leur relecture et leurs conseils éclairés.
 
 
 
Annexe
Les incendies ont-ils affaibli les colonnes d’acier ?
 
Les explications du NIST sont les suivantes : affaiblies par les incendies qui auraient atteint des températures extrêmes, les colonnes d’acier « nues » auraient fini par perdre leur capacité de résistance, conduisant à l’effondrement complet de chaque bâtiment.  Le NIST précise que « lorsque l’acier nu atteint des températures de 1000°C, il se ramollit et sa résistance tombe à environ 10% de son niveau à température ambiante » (NIST FAQs, Q°2, 30/08/06). 
 
Or, l’affirmation selon laquelle l’acier aurait atteint des températures extrêmes s’avère purement spéculative.  En effet, les analyses métallographiques menées par le NIST n’ont apporté « aucune preuve qu’un quelconque échantillon [d’acier] ait atteint des températures excédant 600°C » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.90).  En ce qui concerne l’acier des colonnes centrales en particulier, le NIST a déclaré n’avoir trouvé aucun indice pouvant laisser penser que la température de 250°C ait pu être atteinte (NIST, rapport final, oct. 2005, p.90).  Or, comme le fait remarquer Thomas Eager, professeur en ingénierie des matériaux au MIT, l’acier « commence à se ramollir vers 425°C » seulement (Th. Eager, déc. 2001).  Autrement dit, le NIST n’a recueilli aucune preuve qu’une seule des colonnes centrales ait pu atteindre un niveau de température à laquelle elle aurait commencé à s’affaiblir.
 
Et comme les Tours avaient été conçues pour soutenir cinq fois leur charge (Nova, mai 2002, p.6), ce sont des températures, non pas de 425°C, mais d'au moins 800°C que les colonnes auraient dû atteindre pour que la perte de résistance (80%) compense le surdimensionnement des Tours (x5) et que la rupture des colonnes s’en suive.  À 650°C, l’acier ne perd que 50% de sa résistance, ce qui est « insuffisant pour expliquer l’effondrement du WTC », note le professeur Thomas Eager (Th. Eager, déc. 2001).
 
Bien entendu, le fait que le NIST n’ait obtenu aucune preuve indiquant que l’acier ait atteint des températures supérieures à 800°C n’autorise pas à conclure qu’aucune colonne n’a atteint de telles températures.  Comme le souligne le rapport du NIST, « les colonnes examinées ne représentaient que 3% des colonnes périphériques et 1% des colonnes centrales au niveau des étages où les incendies ont sévi » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.90).  Mais l’absence de preuves ne devrait pas non plus autoriser le NIST à présenter comme un fait scientifique l’hypothèse selon laquelle l’acier aurait atteint des températures extrêmes, ceci d’autant plus que la quasi-parfaite symétrie de l'effondrement de la Tour Nord suppose, nous l’avons vu, que la quasi-totalité des 240 et quelques colonnes non-endommagées aient été considérablement ramollies au point de céder quasi-simultanément.
 
Quel est le degré de vraisemblance de cette hypothèse sur laquelle, faut-il le rappeler, reposent les explications du NIST sur l’effondrement des Tours ? 
 
Pour que des colonnes aient atteint des températures supérieures à 800°C, cela suppose que les incendies aient eux-mêmes atteint de tels niveaux de température.  Or, comme nous l’avons vu dans le présent article, de tels feux exigent que l'oxygène et les matériaux combustibles soient abondants et qu’ils se mélangent dans des proportions exceptionnelles, conditions qui sont très rarement réunies dans des incendies conventionnels (de bureaux ou de logements).  « C’est pourquoi les incendies  de logements atteignent en général une température entre 500°C et 650°C », précise Thomas Eager (Th. Eager, déc. 2001).  Or, rien ne semble indiquer que les incendies du WTC aient été extraordinaires :


Ces indices ne doivent pas être considérés comme des preuves car il n'est pas exclu que des feux extrêmes sévissaient ailleurs dans les Tours lorsque les différentes observations ci-dessus ont été faites, mais rien ne permet de l'affirmer.  Et quand bien même les incendies auraient atteint des températures extrêmes, il aurait fallu qu’ils aient une ampleur et une durée suffisantes pour compenser l’excellente conductivité thermique de l’acier, et permettre ainsi à l’acier d’atteindre à son tour une telle température.  Comme nous l’explique David Ray Griffin, « Si on chauffe un tronçon de poutre d’acier, il n’atteint pas rapidement la température de la flamme parce que la chaleur se diffuse immédiatement dans toute la poutre.  De la même façon, si cette poutre est reliée à une autre, la chaleur se répand dans la suivante.  Et si ces poutres font partie d’un réseau de centaines d’autres, la chaleur s’y disperse entièrement » (D.R. Griffin, sept. 2007, p.206).  Or, la structure des Tours était constituée de 300.000 tonnes de colonnes et de poutres d’acier interconnectées, rendant peu probable l’idée que d’hypothétiques feux extrêmes aient pu porter à  plus de 800°C une grande partie des colonnes de soutien sur la zone de l’incendie.  
 
En définitive, les explications du NIST sur les effondrements des Tours reposent sur une succession de spéculations plus ou moins hasardeuses qui laissent perplexes.

 

I.

Ces phénomènes que la théorie officielle n’explique pas …
 


31/03/2011

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