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Quand Sarkozy était contre l’interdiction du voile....Quand Carla Bruni défendait la polygamie..

Quand Sarkozy était contre l'interdiction du voile
"Au nom de quoi ?", demandait-il alors

Par Olivier Bonnet

Après le coup du "Il faut rendre constructibles les zones inondables", qui a dit : « Si quelqu'un veut aller faire ses courses avec son voile, au nom de quoi devrait-on l'en empêcher ? » Nicolas Sarkozy, le 18 juin 2003. Pourtant, il appelle aujourd'hui à l'interdiction totale de la burqa.

Dans le premier cas, la tempête Xynthia a tout changé. Dans le second, c'est le cataclysme électoral. Explication du Parisien : "Plutôt partisan au départ d'une ligne douce (il préconisait une résolution parlementaire suivie de décrets et de mesures législatives ciblées), il a durci le ton après la défaite de la majorité aux régionales et le rebond du FN. Déjà, lors du débat sur le voile à l'école, il s'était d'abord opposé à la loi d'interdiction voulue par Jacques Chirac (loi du 15 mars 2004)".

"Au nom de quoi" interdire le voile demandait alors, Nicolas ? Mais en celui de la "dignité de la femme", de "l'égalité des sexes" et de "la sécurité publique", brâme le choeur les ânes de la majorité. Mais en 2003, ces excellentes raisons étaient-elles moins valables ? D'où cette confirmation évidente : la loi d'interdiction de la burqa n'est qu'une manoeuvre électoraliste. Et partant, Sarkozy n'est qu'un arriviste capable de dire tout et son contraire, du moment qu'il pense que ça lui rapportera des voix (d'extrême droite).

Quand Carla Bruni défendait la polygamie

Jeudi 29 Avril 2010

L'affaire du niqab au volant, qui a dévié sur un débat autour de la polygamie, ne cesse de faire des vagues dans la classe politique. Lors d'une réunion avec des députés UMP mercredi 28 avril, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a indiqué que le père de la femme verbalisée avait contacté la gendarmerie pour des violences présumées sur sa fille.

La polémique s'est polarisée autour de la polygamie supposée de Lies Hebbadj, le conjoint de la femme au niqab. Brice Hortefeux avait envoyé une lettre à son collègue Eric Besson pour lui demander d'étudier l'éventuelle déchéance de la nationalité française de Lies Hebbadj pour cause de polygamie et de fraude aux aides sociales. Dans une conférence de presse lundi 26 avril, Lies Hebbadj avait déclaré que la polygamie «n'est pas interdite en France, ni dans l'islam, peut-être dans le christianisme, mais pas en France».

En écho à ce débat qui s'enlise, le blogueur Guy Birenbaum ressort une vieille interview de Carla Bruni-Sarkozy... qui défend la polygamie. Les déclarations de la première dame, qui sonnent aujourd'hui très étrangement, sont parues dans Le Figaro en février 2007, avant que Carla Bruni ne rencontre le Président:

Je suis fidèle… à moi-même ! (Elle rit.) Je m'ennuie follement dans la monogamie, même si mon désir et mon temps peuvent être reliés à quelqu'un et que je ne nie pas le caractère merveilleux du développement d'une intimité. Je suis monogame de temps en temps mais je préfère la polygamie et la polyandrie.

Dans cette interview, Carla Bruni poursuit sa métaphysique du couple avec pour seul solgan: «vivre, vivre, vivre»:

Je ne cherche pas particulièrement l'établissement des choses : l'amour et le couple ne me rassurent pas. Je ne me sens jamais en couple, pourtant j'ai un amoureux que j'aime et qui vit avec moi. C'est mon côté garçon. [...] Je suis quand même complètement femme avec ces sentiments supposés féminins qui m'envahissent parfois : la responsabilité, la culpabilité, le remords. Et puis ça passe et je redeviens cette espèce de kamikaze qui ne veut qu'une chose : vivre, vivre, vivre!

«Je me demande si Brice Hortefeux, Éric Besson et consorts se souviennent de cette interview…», conclut malicieusement Guy Birenbaum.

[Lire l'interview de Carla Bruni dans Le Figaro magazine et l'article de Guy Birenbaum]



25/04/2010

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