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Quand la psychiatrie fabrique des meurtriers

Quand la psychiatrie fabrique des meurtriers

 

Il s’agit de meurtriers souvent abominables, qui n’ont aucun motif pour expliquer leur geste. Il ne s’agit pas d’argent ou de règlements de comptes. Il s’agit de tuer, de mutiler, de violer. Un point commun les unit. Toujours. Ils sont passés par les mains de la psychiatrie. Nous ne parlons pas ici de récidivistes. Nous parlons de ce qui s’est passé avant qu’ils ne tuent ou violent pour la première fois.

Ces meurtres ont mené à la loi la plus totalitaire de ce début de siècle, prévue pour être débattue cet automne dans notre pays. Une loi sécuritaire qui amplifie les pouvoirs illégaux de la psychiatrie en matière d’internement sous contrainte, introduisant la notion de « soins ambulatoires sous contrainte ». Traduire par « droit de vous mettre sous camisole chimique sans votre consentement » sur la décision unilatérale d’un psychiatre.

Vrai problème, mauvaise analyse, mauvaise réponse.

Que la psychiatrie soit incapable de soigner qui que ce soit, ce n’est pas un scoop, elle le dit elle-même. Mais au delà du récidiviste qui n’a pas été « guéri », il faut se pencher sur celui qui n’est pas encore récidiviste. Comment est-il arrivé là ou il est arrivé. Pourquoi à chaque fois son parcours passe par une institution et un traitement psychiatrique. Avant qu’il ne tue.

Parce que le traitement induit le résultat. Et les résultat des électrochocs (encore largement employés dans notre pays, quoi qu’on ait réussi à faire croire à la population), et des camisoles chimiques, ce sont des gens dont la raison est détruite, et qui peuvent devenir d’horribles meurtriers du jour au lendemain.

C’est à une véritable création de la folie meurtrière que nous assistons. Voici une liste (non exhaustive) de faits divers de ces dernières années en France (sauf 2 venus de Belgique). Tous ces meurtriers sont passés par des traitements psychiatriques AVANT de devenir les criminels que l’on connaît :

Au mois de juin 2010, Nicolas Cocaign est jugé pour avoir tué son co-détenu et avoir mangé une partie de ses poumons. L’homme avait été jugé en 2006 pour une tentative de viol. En fait il avait été hospitalisé d’office en hôpital psychiatrique par trois fois entre 1997 et 2005. Il n’avait jamais tué ni violé avant d’être passé entre les mains des institutions psychiatriques. source

Début avril 2010 un homme de 28 ans en pousse un autre de 52 ans devant une rame de métro. Ce dernier y laissera la vie. Le pousseur a fait précédemment de longs séjours en psychiatrie, interné dans une unité spécialisée. Avant 2005 il ne connaissait pas la psychiatrie. Il n’avait jamais tué non plus. source

Déjà en février 2010 un homme de 40 ans s’était suicidé en se jetant sous une rame à Paris en en entrainant volontairement un autre dans sa chute. L’enquête a montré qu’il avait subi trois années d’internement psychiatrique avant les faits avec de lourds traitements. Avant, il n’était pas un meurtrier. source

Fin Avril 2010, un homme poignarde à mort un père de famille devant son fils, à Clichy la Garenne. Le meurtrier avait été interné 11 fois entre 2002 et 2008. Il n’avait jamais tué auparavant. source 

Encore en avril 2010, Jean-Jacques Auzeil entend des voix qui lui ordonnent de tuer son propriétaire dans l’Ariège, ce qu’il fait. L’homme sortait d’une hospitalisation d’office en hôpital psychiatrique. Habitué des « soins psychiatriques », il n’avait jamais tué auparavant. source

Toujours en avril 2010, un juif portant la kippa se fait agresser à coups de couteau et de barre de fer à Strasbourg. L’un des deux agresseurs avait auparavant été interné et était sous suivi psychiatrique. Il n’avait jamais tué avant son internement. source

Avril 2010 à nouveau. Dans le Tarn, Alexi Bacanov tue le soigneur de l’équipe de rugby de Graulhet, Maurice Brayette. Il était sous traitement psychiatrique. Il n’avait jamais tué auparavant. source

A Plouescat, le 24 avril 2010, un homme poignarde Guillaume Quemeneur, agé de 24 ans. L’homme suivant un traitement important pour troubles psychiatriques. Il n’avait jamais poignardé auparavant. source

A Brest, le 17 avril 2010, une mère de famille est tuée de 20 coups de couteau, et le père est grièvement blessé. L’enfant meurtrier était sous traitement psychiatrique. Il n’avait jamais tué auparavant. source

Le même mois, une jeune fille américaine de 22 ans était agressé à bord du train Paris-Nice. L’agresseur était sous « soins » psychiatriques. source

En janvier 2010, un étudiant chinois tue une secrétaire à l’Université de Perpignan et blesse trois autres personnes sans aucun motif. Il était suivi par des psychiatres et avait déjà été interné à plusieurs reprises. Il n’avait jamais tué auparavant. source

Fin décembre 2009, un homme suivi à l’hôpital psychiatrique Paul Guiraud avait jeté son enfant de 4 ans du 2e étage de son immeuble à Orly. Il n’avait jamais tué auparavant. source

Fin 2009, Une mère infanticide, Mathilde de Manheulle, avait été internée à plusieurs reprises avant d’assassiner son enfant à la fin de l’année passée, pour "lui faire un cadeau". Elle avait accumulés les internements en HP, était sous traitement médicamenteux psychiatrique et n’avait jamais tué auparavant. source

En octobre 2009, un homme de 28 ans tue un homme et blesse sa propre mère. Il est sous traitement psychiatrique, interné à l’hôpital psychiatrique de Pau, en sortie d’essai. Il n’avait jamais tué avant son internement. source

En juillet 2009, Ludovic Sienni tue une jeune fille, Amel Yahiaoui de 3 coups de couteaux à Saint Etienne. Abruti par des médicaments psychiatriques, il sortait de plusieurs mois d’internement psychiatrique. Il n’avait jamais tué auparavant. source

En juin 2009, Joachim Vaes, 29 ans, tue ses parents à coups de couteau en Belgique. Il était en internement psychiatrique au Centre Saint Amedeus à Morstel. Il n’avait jamais tué auparavant. source

En mai 2009 à Saint-Gaudens, Jean-Pierre Couarraze, 47 ans, tue sa sœur à coups de fer à repasser. Il a effectué de nombreux séjours en hôpital psychiatrique à Lannemezan. Il n’avait jamais tué auparavant. source

En Mars 2009, François G., 45 ans, tire sur des passants dans le treizième arrondissement de Paris avant de se suicider. Il était sous traitement et suivi à l’hôpital Saint-Anne en psychiatrie. Il n’avait jamais tiré comme cela auparavant. source

En novembre 2008 à Grenoble, un homme de 56 ans poignarde à mort un jeune de 26 ans après s’être échappé d’un hôpital psychiatrique dans lequel il était « traité ». Il n’avait jamais tué auparavant. source

En février 2008 à Marseille, un homme nommé Hocine tue sa mère à coups de marteau. Il est sorti de l’hôpital psychiatrique 2 mois auparavant. Il était un habitué de l’hospitalisation psychiatrique depuis des années. Il n’avait jamais tué avant. source

En septembre 2007 à Epinay, un épicier nommé Eric K. tue un jeune homme, Ali, de plusieurs coups de couteau sans motif apparent. Il avait été interné et traité en Hôpital Psychiatrique 3 ans avant les faits. Il n’avait jamais tué auparavant. source

Le 14 mars 2007, GINO OOGHE, âgé de 54 ans, commet son troisième viol à Château-Thierry. L’homme a connu son premier internement psychiatrique à l’âge de 8 ans. Il n’avait bien entendu jamais tué auparavant. source

le 28 février 2007, Geneviève Lhermitte, égorge ses 5 enfants à Nivelles dans des circonstances abominables. Elle était sous suivi et traitement psychiatrique au moment des faits. Elle n’avait jamais tué auparavant. source

En novembre 2005, un homme de 34 ans tue sa fillette à Vésoul. L’homme était suivi par des psychiatres au moment des faits. Il n’avait jamais tué auparavant. 

En juin 2005, à Cahors, Stéphane Rolla tue son père après avoir tenté de se suicider. Stéphane Rolla était sous suivi psychiatrique depuis un certain temps. Il n’avait jamais tué auparavant. source

En décembre 2004, Romain Dupuy tue une infirmière et une aide-soignante de l’hôpital psychiatrique de Pau avant de décapiter l’une des deux. Il avait subi deux internements psychiatriques depuis 2003. Il n’avait jamais tué auparavant. source

Le 9 mars 2004, Joël Gaillard tue à la hache Germain Trabuc à Gap. Sa première hospitalisation sous contrainte dans un établissement psychiatrique (Edouard Toulouse) remonte à l’année 2000. Il n’avait jamais tué auparavant. Depuis, il n’avait cessé d’être sous « suivi » psychiatrique. source

La véritable réponse au problème de la folie meurtrière, c’est de diligenter une enquête de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) sur les véritables résultats de la psychiatrie. Je ne parle même pas de l’absence de résultats, mais des résultats négatifs engendrés par les traitements barbares employés en psychiatrie.

Et de rendre responsable pénalement le médecin dont il a été prouvé que son traitement avait amoindri la raison d’un individu au point de la détruire suffisamment pour qu’il devienne un meurtrier.

Aussi dur que cela puisse paraître, il faut aujourd’hui avoir le courage de regarder en face les véritables effets d’une psychiatrie répressive et inhumaine, née au 19ème siècle dans le cerveau malade de quelques psychopathes allemands, qui a traversé les siècles sans changer, malgré ses crimes perpétrés sous le régime nazi, et ceux de la psychiatrie politique soviétique.

Bien éloignée d’une véritable médecine humaine, la psychiatrie (et ses traitements) est aujourd’hui la première cause de folie meurtrière dans le monde.



29/06/2010

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