PerleDeDiamant

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Pour en finir avec l'école

Pour en finir avec l'école

 
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Le Lundi 13 septembre 2010 | Mise en ligne à 11h33 |  Commentaires (29)

 

Il y avait ce week-end à Toronto une conférence annuelle portant sur un sujet hors du commun:  le «unschooling». Jadis marginale, cette philosophie pédagogique fait apparemment de plus en plus d'adeptes.  De quoi s'agit-il? Littéralement: sortir les enfants de l'école. Mais nuance: pas pour faire l'école à la maison (un autre phénomène, mieux connu, documenté, et surtout encadré). Mais pour les sortir du système, littéralement. Pour être à la maison, point, quoi.
«C'est samedi tous les jours, dans la famille Laricchia, et ce depuis dix ans», peut-on lire dans un reportage publié ce week-end dans le Globe, consacré à la question.

Tous les jours samedi? Pas de réveil, pas de course folle, d'horaire rigide, d'activité programmée. Pas, surtout, de manuel scolaire. Seulement du plaisir en famille. On a une interrogation: on cherche une réponse. Une curiosité particulière? On fouille davantage.

Wow. Intriguant.

Mais bon, comment font-ils, au quotidien? J'imagine qu'un parent reste à la maison, pour s'occuper à temps plein de cette éducation. Oui, plusieurs risquent d'avoir des lacunes, reconnaissent aussi certains intervenants cités dans l'article. En même temps, disent-ils, leurs intérêts sont nourris ici à fond. Plusieurs s'entendent aussi pour dire que l'apprentissage, ça ne se fait pas qu'entre quatre murs, dans une classe. Mais aussi au quotidien, en lisant une facture, en cherchant des vers de terre, en observant un papillon. En ouvrant un dictionnaire, ou en surfant sur Internet. En jouant aussi, beaucoup.

De là à en faire une philosophie pédagogique, il y a un pas que visiblement, certains commencent à faire. Cela fait réfléchir. Vous, oseriez-vous?

CDPDD : Vous souvenez-vous avoir lu ce livre ?

Libres enfants de Summerhill d'A.S. Neill

//fr.wikipedia.org/wiki/Summerhill_School

C'était une bonne alternative.

 

Commentaires :

-  Bravo Mme Galipeau pour votre article exempt de jugements et préjugés.

Pour ce qui est des commentaires, ouf, j’ai la nausée à seulement les survoler. Difficile de comprendre quelque chose qu’on ne vit pas.

Peut-être que certains d’entre vous devraient aller passer une semaine en observation chez une famille d’unschoolers, juste pour vous rendre compte que les enfants ne sont pas enfermés à double tour chez eux, sans possibilité d’apprentissage véritable et de socialisation.

Dommage, dommage, de vivre parmi des gens si bornés. Pas étonnant que la majorité des unschoolers ne se vantent pas de leur mode de vie…

 

-filleduroi

Je n’oserais jamais. Ma fille aime bien que trop l’école.
Et bien sur, moi j’aime bienque trop le revenu que mon travail me procure.

 

  • Moyen choc en entrant à l’université et sur le marché de l’emploi (en général).

  •  

  • 13 septembre 2010
    12h05

  • Ho, que c’est pas pour tout le monde ça !!!
    Ca me fait bizarrement penser à ce que des sectes ont fait (précision: je n’associe pas ceux qui font ça aux sectes. C’est juste une réflexion.).

    @Jeffypop
    Bien d’accord. Je verrais ces gens travailler pour des COOP, des organismes communautaires, …

  •  

  • Non je ne ferais pas ça. Même si notre système scolaire à des lacunes, même si on court à droite et à gauche à cause des horaires, je crois que c’est mieux d’aller à l’école que de rester à la maison.

    Personnellement, je vois beaucoup de positif dans notre système. Entre autres vivre en société et devenir un petit être social qui voit et accepte les différences. Rien n’est parfait, mais je préfère l’école que l’éducation à la maison (bien que je n’ai jamais eu d’école à la maison, alors je n’ai pas de vraie référence, juste des commentaires de ceux qui l’on vécu).

    Je pense que l’éducation se fait partout. L’enfant apprend beaucoup à la maison et l’école donne aussi beaucoup de connaissance. Oui on court, oui maman travaille, mais on est loin de la crise de nerf, c’est juste de l’organisation et de favoriser le temps passé avec les enfants. Donc, en l’envoyant à l’école, j’ai l’impression que c’est le meilleur des deux mondes. L’enfant apprend à la maison et à l’école, selon moi c’est pas mauvais comme mixte

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  • Il reste quand même qu’ils doivent bien avoir à apprendre à lire et à compter à leurs enfants (pour qu’ils puissent justement lire une facture ou surfer sur Internet, etc.). Ces connaissances ne sont pas innées, il faut les acquérir. Ça revient donc à de l’éducation à la maison, et alors la qualité de l’éducation reçue dépend largement de l’aptitude des parents à y présider.

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  • Personnellement je doute pas de nos capacités comme parent pour éduquer nos enfants, le problème que j’y vois est la socialisation des jeunes, le fait de vivre avec les autres, apprendre à se comporter en dehors de la maison et tout le reste. Je regarde la charge de travail de ma fille et elle pourrait tout faire à la maison avec nous mais en bout de ligne elle serait toujours seule le jour, ce qui pour moi est un non-sens.

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  • Ouf! Pas sure!

    De mon côté, je ne crois pas avoir les compétences nécéssaires pour faire en sorte que mes enfants aient TOUS LES ACQUIS requis lorsqu’ils entreront soit à l’université, soit sur le marché du travail.

    Non mais c’est vrai, pas de livres ? pas de plan de cours ? On fait quoi pour savoir si l’enfant a les connaissances requises pour apprendre le métier qu’il choisit ?

    Aussi, dans la vraie vie, ce n’est pas toujours samedi. Et ce n’est pas toujours nous qui décidons sur quoi on va travailler aujourd’hui.

    En tout cas, pour ma part, je suis persuadé que mes enfants sont mieux à l’école…

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  • L’apprentissage peut prendre de multiples formes. Toutefois il y a des notions de base qui sont requises dans la vie. En un sens, n’est-ce pas bloquer ses enfants d’opportunités plus tard? Si le jeune veut devenir ingénieur et qu’il n’a jamais eu un cours d’algèbre et de géométrie, il risque de trouver ça particulièrement difficile.

    L’école n’est pas parfaite, mais de là à retirer ses enfants, c’est exaggéré.

    L’école impose des contraintes et les enfants ont besoin de vivre ces contraintes. C’est ce qui amène une cohésion dans la société; il faut apprendre à vivre selon certaines contraintes. Si chacun décide de ses propres contraintes, belle anarchie à venir.

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  • …Et le jour où ils auront un emploi encadré, avec des heures d’arrivée au travail et des date butoir à respecter ils seront outrés de cette invasion de leur confort.

    Non à tout ceci.

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  • Je vais certainement apparaître élitiste … mais bon comment un analphabète fonctionnel peut-il enseigner le français à son enfant?

    Un enfant éduqué à maison n’a droit qu’à un point de vue, celui des parents. Que fait-on si ce parent est créationniste? Est-ce que l’enfant n’aurait pas légitimement droit à être instruit du fait qu’il existe une théorie de l’évolution sur laquelle tous les scientifiques s’entendent?

  •  

  • De quoi remettre Ivan Illich à la mode du jour :)

    Ivan Illich, auteur de Une société sans école, 1971.

    Si tout le monde avait la profondeur et le génie d’Illich, je “voterais” les yeux fermés pour une société sans école mais compte tenu de la triste réalité, le rêve d’Illich doit rester une utopie. Pauvres enfants qui risqueraient d’être éduqués par des ploucs, des fascistes, des créationnistes, des racistes, des incultes. Dans un système scolaire organisé, on peut aussi retrouver de tout cela mais au moins ils sont encadrés, voire muselés.

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  • Moi à la place des jeunes, je serais écoeuré pas à peu près de voir mes parents 24h / 24.

    Encore un caprice égoîste des parents, quitte à pénaliser leurs enfants pour le futur.

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  • WOW, çà existe encore du bon ‘’stock” comme dans les année 70? Ou je peux trouver çà? MISÈRE!!!!

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  • Non, je n’oserais pas…

    Mais je me suis renseignée beaucoup sur ce courrant. Par curiosité. Et je crois qu’il y a du bon. Oui, ces jeunes apprennnent à lire et à compter. Mais ils l’apprennent à leur rythme, sans curriculum. En fait, je suis d’avis que les enfants, naturellements, sont enclins à apprendre. Le unschooling se base simplement sur leur curiosité naturelle, la nourrit, l’entretient.

    Là où j’ai un problème, entre autre, c’est que les ressources des parents sont souvent limités, surtout dans certains domaines. En science, par exemple… À l’école, tu as accès à un labo sécuritaire, à un prof qui t’aide à réaliser des expériences et à des produits chimiques que tu ne trouves pas nécessairement facilement. Comment un parent arrive à recréer cet environnement stimulant pour son jeune qui trippe “chimie”, je ne sais pas…

    Mon autre objection, c’est qu’il y a aussi du bon à développer la discipline d’apprendre quelque chose qui ne t’intéresse pas du tout. C’est souvent même nécessaire pour en arriver à faire les choses que tu aimes.

    Pour la socialisation, je ne crois pas que ce soit un problème. Souvent, ces gens développent un réseau et les jeunes ont l’occasion de côtoyer d’autres jeunes de leur âge, mais aussi des gens de tous les âges, ce qui est très bien. Par contre, ayant personnellement eu une expérience très positive à l’école (j’adorais l’école), je ne penserais même pas à priver mes filles de cette expérience.

    Par contre, je crois que je pourrais considérer la chose, du moins temporairement, si les choses se passaient extrèmement mal à l’école. Je ne crois pas que de garder un jeune à la maison aide nécessairement devant un problème à l’école, quel qu’il soit. Mais on entend parfois des parents qui ne savent plus quoi faire, qui ont épuisé toutes les solutions offertes par le système et qui sont à court d’idée… dans un cas comme ça, en dernier recours, oui, je crois que je pourrais me tourner vers le “unschooling”.

    En attendant, je continue de m’intéresser à ce mouvement parce que je trouve que ça complète bien l’éducation que mes filles recevront à l’école. En lisant sur le sujet, je découvre des façons différentes d’encourager la curiosité, d’aider les enfants à développer leurs intérêts, selon ce qui les intéressent, à leur rhytme.

  •  

  • Ridicule. Ça équivaut à préparer ses enfants à un avenir où toutes les portes sont fermées et barrées à clé.

    Aux dernières nouvelles, même les emplois les moins exigeants rémunérés au salaire minimum exigent généralement un diplôme de secondaire 5, non?

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  • Je crois que c’est une très bonen façon de créer des inadaptés sociaux.

    Parceque, à moins d’etre Britney Spears, Lindsay Lohan ou Paris Hilton, ce ne sera pas tous les jours samedi, dans la vie.

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  • Ils savent tellement plus quoi inventer pour se distinguer et se sentir uniques… et ils entrainent leurs enfants dans leur délire.

    Je n’”oserais” pas, non. Je n’aime pas le dire ainsi parce que ça donne l’impression que le faire serait un signe de courage, de cran, de caractère, alors que j’en pense le contraire.

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  • Il y a une grosse marge entre l’école à la maison, que je trouve très bien si c’est fait selon certaines règles, et le unschooling.

    Et encore là, je pense qu’il faut faire du cas par cas et y aller selon les besoins de l’enfant, pas par égoïsme. Une famille qui fait bien l’école à la maison enseigne aussi certaines bases sociales et est bien encadrée.

    Les enfants ont besoin d’un minimum d’encadrement. Ils n’apprendront rien dans l’anarchie.

  •  

  • Que de fermeture d’esprit! Et surtout, on voit que le lavage de cerveau sociétal marche très bien!!

    “Sortir du système?!?!? Inconcevable!”

    Personnellement, j’aimerais avoir le courage d’offrir ça à mes enfants. Une liberté et une ouverture d’esprit incroyables. Mais j’ai été moi-même bien drillé et l’insécurité qu’engendre forcément une sortie du système me freine… Peut-être que loto-Québec me donnera un jour cette opportunité (yeah right…).

  •  

  • Les enfants dès la maternelle ont un mot à la bouche qui ne les quitte que rarement: le mot “ami”.
    Couper les enfants de leurs amis en les gardant à la maison, c’est une bien grosse responsabilité à prendre. Les amis, c’est une culture, une génération, un droit pour se socialiser, apprendre l’adaptabilité, connaître d’autres règles parentales et ainsi de suite.
    Il faut apprendre à nos enfants à aimer le système et à leur faire comprendre qu’il n’est pas parfait et que leur job face au système c’est de l’améliorer pour le bien de tous, non de le rejeter.

    Ceux qui s’en éloignent profitent bien plus qu’ils ne le pensent de toutes ses lois, institutions, découvertes et j’en passe.

  •  

  • Superficiellement, l’idée peut sembler belle.

    Il est vrai que le ministère de l’éducation a tout fait ces 10 dernières années pour décourager tout parent soucieux de la réussite de ses enfants de fréquenter l’école publique.

    Il faut voir ce phénomène comme un nouvel avatar de notre monde :

    2 grands traits de notre époque : cocooning et narcissisme.

    Le monde extérieur est perçu de plus en plus violent et dangereux à mesure que la sécurité réelle augmente. Les statistiques sur les crimes violents montrent que notre société est extrêmement pacifique. La criminalité violente diminue objectivement depuis les années 60, bien avant le registre des armes à feu…

    Mais de plus en plus de gens ne veulent plus trop sortir de chez eux…

    Ni exposer leur progéniture à la diversité du monde extérieur. Pensez au livre récent de François Cardinal. On cocoone un max!

    Des parents paranos et narcissiques sont prêts à tout pour transmettre leur névrose à leurs kids.
    Utopie délirante de préserver les porteurs de nos gènes de l’influence extérieure.

    Et quand les kids voudront sortir un peu du giron, seront-ils prêts à faire face à la musique?

  •  

  • J’oserais peut-être faire du homeschooling, mais pas du unscholling. Ça me semble être une méthode très marginale, dont on entendra pas parler davantage, à mon avis.

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  • C’est beaucoup plus facile de se retirer du monde que de lutter pour l’améliorer. Même s’ils ne font pas partie d’une secte, certains parents sont prêt à prendre le risque de tellement marginaliser leurs enfants que lorsqu’ils pourrons enfin découvrir le monde extérieur, ils y serons à eu près aussi à l’aise que des immigrants issus d’un pays sous-développé! Comment feront-ils pour s’y adapter s’ils ne peuvent ni étudier ni travailler?

    Espérons que ce courant demeurera marginal mais imaginons juste un instant la société que ça donnerait dans le futur si tout les parents d’aujourd’hui renonçaient à faire instruire leurs enfants.

    Plus de médecins, de scientifiques, d’ingénieurs, d’informaticiens, d’électriciens, d’électroniciens, de mécaniciens ou d’architectes. Seuls demeurent les métiers “artistiques” puisque l’autodidactisme y est moins “dommageable” pour la société.

    La littérature? On écrit au son! La finance? On compte sur nos doigts et de toute façon l’argent c’est pécher! La gestion? Quossé ça? De toute façon, l’économie s’effondre puisqu’il faut des personnes qualifiées pour faire fonctionner toute société. L’Histoire? La culture? Faut pas rêver! La politique? J’imagine que plus personne ne va voter de toute façon…

    J’ai l’impression de décrire un mauvais film d’anticipation des années 70 dans lequel l’humanité aurait régressé suite à un cataclisme! Cracher sur l’instruction est un snobisme de société privilégiée qui ne connaît pas la vraie misère.

  •  

     



    15/09/2010

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