PerleDeDiamant

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Plus près de la peau humaine

Plus près de la peau humaine

Mise à jour le lundi 13 septembre 2010 à 16 h 03

Un papillon sur une pellicule

Photo: Université Stanford

Un pas de plus a été franchi dans la création d'une pellicule artificielle qui reproduit la sensibilité et la souplesse de la peau humaine.

Deux équipes d'ingénieurs américains ont mis au point des capteurs électroniques qui peuvent recréer la sensation du toucher, une percée qui pourrait avoir des applications en robotique et en médecine.

Ces capteurs placés dans des pellicules de caoutchouc souple peuvent percevoir la pression avec la même rapidité et la même sensibilité que la peau humaine.

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Photo: Université de la Californie

En fait, ces petits capteurs convertissent les changements de pression en signaux électriques.

La pellicule peut s'étirer et prendre divers aspects comme celui d'une prothèse, par exemple.

Les travaux des équipes des universités Stanford et Berkeley sont l'objet d'articles dans la revue scientifique Nature Materials.

Notre temps de réaction est comparable à celui de la peau humaine, c'est très, très rapide, de l'ordre de quelques millièmes de seconde. Autrement dit, on peut sentir la pression instantanément.

— Pr Zhenan Bao, Université Stanford

La peau synthétique mise au point par des ingénieurs de l'Université Stanford intègre de minuscules transistors ultrafins. Selon ces créateurs, la peau est capable de détecter une mouche d'un poids de 20 mg qui se pose sur sa surface ou qui en décolle.

Ce prototype n'est toutefois pas aussi extensible que la peau humaine et sa perception du toucher ne peut encore rivaliser avec le nôtre, admettent ses créateurs, qui travaillent déjà à la mise au point d'une nouvelle génération de peau artificielle.

Une équipe de l'Université de la Californie à Berkeley a utilisé pour sa part un caoutchouc plus classique sur lequel elle a placé des milliers de nanofils (diamètre de quelques millionièmes de millimètre).

Cette peau est capable de détecter une pression de 0 à 15 kilopascals, ce qui équivaut à celle d'une main humaine lorsqu'elle tape sur un clavier ou tient un objet.

À terme, ces deux équipes envisagent par exemple de redonner le sens du toucher aux personnes amputées, à l'aide de prothèses recouvertes d'une peau raccordées au système nerveux.



14/09/2010

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