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Obama could kill fossil fuels overnight with a nuclear dash for thorium

http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/7970619/Obama-could-kill-fossil-fuels-overnight-with-a-nuclear-dash-for-thorium.html

Obama could kill fossil fuels overnight with a nuclear dash for thorium

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Obama pourrait mettre fin au problème des combustibles fossiles du jour au lendemain en se précipitant sur le thorium pour l'énergie nucléaire.

 

Si Barack Obama devait organiser les vastes ressources scientifiques et stratégiques de l'Amérique aux commandes d'un nouveau projet Manhattan, il pourrait raisonnablement espérer réinventer le paysage de l'énergie planétaire et mettre fin à notre dépendance des énergies fossiles dans un délai de trois à cinq ans.

 

Par Ambrose Evans-Pritchard,

Rédacteur en chef pour les Affaires internationales

Publié : à 18 h 55 (Heure britannique d'été) le 29 août 2010

  

Le Dr Rubbia dit qu'une tonne du métal argenté produit autant d'énergie que 200 tonnes d'uranium ou 3 500 000 tonnes de charbon

 

Nous pourrions alors cesser d'argumenter au sujet des éoliennes, des forages en eaux profondes, des graphiques en crosse de hockey du GIEC (NDT : Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), ou de la confiance stratégique à accorder au Kremlin. L'histoire va bouger rapidement.

 

Se débrouiller tant bien que mal avec le statu quo, ce n'est pas une politique de croissance. L'Agence internationale de l'énergie dit que le monde doit investir 26 trillions de dollars (16,7 trillions de livres sterling) dans les 20 prochaines années pour éviter un choc énergétique. La ruée vers le combustible en quantité limitée conduit déjà à des frictions entre la Chine, l'Inde et l'Occident.

 

Il n'y a pas de pari certain en physique nucléaire, mais le travail du prix Nobel Carlo Rubbia au CERN (NDT : European Organization for Nuclear Research = Organisation européenne pour la recherche nucléaire, initialement appelée : Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire )  sur l'utilisation du thorium pour permettre une alternative à l'uranium dans les réacteurs nucléaires, une alternative bon marché, propre et sans danger, peut être la baguette magique dont nous avons tous rêvés, même si nous avons à peine commencé à découvrir le potentiel de l'énergie solaire.

 

Le Dr Rubbia dit qu'une tonne du métal argenté qui doit son nom à celui de Thor, dieu du tonnerre norvégien, nom qui a donné également en anglais Thor's day  ou Thursday (NDT :  équivalent français de jeudi, Jovis dies, jour de Jupiter) produit autant d'énergie que 200 tonnes d'uranium ou 3 500 000 tonnes de charbon. Une poignée serait suffisante pour éclairer Londres pendant une semaine.

 

Le thorium dévore lui-même ses propres déchets dangereux. Il peut même enlever le plutonium produit par les réacteurs à uranium, agissant comme un nettoyeur écologique. « C'est la grande trouvaille, dit  Kirk Sorensen, un ancien ingénieur en astronautique de la NASA, devenu responsable de technologie nucléaire à Teledyne Brown Engineering..

Une fois que vous commencez à y regarder de plus près, vous êtes sidéré.

Vous pouvez fonder la civilisation sur le thorium pour des centaines de milliers d'années, et au fond c'est gratuit. Vous n'avez pas à manouvrer avec les cartels de l'uranium », dit-il.

 

Le thorium est tellement commun que les mineurs le traitent comme une nuisance, un sous-produit radioactif, quand ils cherchent à extraire les métaux des terres rares. Il y en a plein les États-Unis et l'Australie. Également dans les roches granitiques de Cornouailles. Vous n'avez pas besoin de beaucoup : on peut utiliser la totalité du thorium comme combustible, contre juste 0,7 % avec l'uranium.

 

Après le projet Manhattan, les physiciens américains, à la fin des années 40, furent tentés par le thorium pour l'utiliser dans des réacteurs nucléaires civils. Il a un meilleur rendement de neutrons produits par neutrons absorbés. Le thorium ne requiert pas une séparation isotopique, ce qui représente une belle économie. Mais, à l'époque, l'Amérique avait besoin du plutonium, résidu de l'uranium, pour fabriquer des bombes.

« Ils voulaient  vraiment des armes », dit le Professeur Egil Lillestol, autorité mondiale sur le cycle d'utilisation du thorium comme combustible au CERN. « Il est presque impossible de fabriquer des armes nucléaires avec du thorium, parce que c'est trop difficile à manipuler ; ça ne vaudrait même pas la peine d'essayer. » Le thorium émet trop de rayons gamma de haute fréquence.

 

On pourrait croire que les réacteurs au thorium sont la réponse à tous nos rêves, mais quand les scientifiques du CERN allèrent devant la Commission européenne pour les fonds de développement en 1999-2000, ils essuyèrent une rebuffade.

 

Bruxelles se tourna vers ses experts techniques, qui, comme par hasard, étaient des Français, parce que les Français dominent l'industrie nucléaire de la Communauté européenne. « Ils ne voulaient pas de concurrence, parce qu'ils avaient fait un énorme investissement dans l'ancienne technologie », dit le Professeur Egil Lillestol.

 

On perdit encore une décennie. C'était un triste triomphe des intérêts financiers sur le progrès scientifique. « Nous avons très peu de temps à perdre, car le monde est à court de combustibles fossiles. Les combustibles renouvelables ne peuvent pas les remplacer. La fusion nucléaire ne marchera pas avant un siècle, et encore », dit-il.

 

Le groupe norvégien Aker Solutions a acheté le brevet du Dr Rubbia pour le cycle de combustion du thorium, et est en train de travailler sur son projet d'accélérateur de protons au Royaume-Uni.

 

Victoria Ashley, responsable du projet, dit que cela pourrait conduire à un réseau de réacteurs minuscules de 600 MW qui sont installés en sous-sol, peuvent fournir de l'énergie à de petits réseaux, et ne requièrent  pas une citadelle de sécurité. Il faudra 2 milliards de livres pour construire le premier, et Aker a besoin de 100 millions de livres pour la prochaine phase de test.

Le Royaume-Uni a montré peu d'appétit pour ce qu'il regarde comme « un énorme changement de paradigme pour une nouvelle technologie ». Trop de travail et de frais engloutis ont déjà été dépensés pour la prochaine génération de réacteurs, qui a encore pour 60 ans de durée de vie.

 

Alors Aker envisage des contrats avec les États-Unis, la Russie ou la Chine. Les Indiens ont leurs propres projets - rien n'est encore construit -  datant du temps où  ils se tournèrent vers le thorium parce que leurs programmes d'armement avaient entraîné une interdiction de l'uranium.

L'Amérique devrait avoir moins d'inhibitions que l'Europe pour créer une technologie « en saute-mouton ». Les États-Unis ont permis à leur industrie nucléaire de stagner après l'accident de Three Mile Island en 1979.

La névrose antinucléaire est finalement en train de refluer. La Maison-Blanche a approuvé 8 milliards de dollars de prêts de garantie pour de nouveaux réacteurs, cependant l'Amérique est restée étrangement passive. Où est la superbe confiance qui a mis un homme sur la Lune ?

 

Quelques pionniers américains explorent en ce moment un changement vraiment radical vers un combustible liquide fondé sur des sels fondus de fluorure de thorium, une idée défendue autrefois par le physicien américain Alvin Weinberg au Oak Ridge National Lab au Tennessee dans les années 60. Les documents originaux furent récupérés par M. Sorensen.

Changer la  technique du combustible solide peut permettre de surmonter certaines des « idiosyncrasies » du thorium. Il faut utiliser la bonne machine. Vous ne mettez pas du fioul dans une voiture à essence : vous construisez un moteur diesel », dit M. Sorensen.

 

Les réacteurs au fluorure de thorium peuvent fonctionner à la température ambiante. « Les centrales seraient beaucoup plus petites et moins coûteuses. Vous n'auriez pas besoin de ces énormes dômes de confinement, parce qu'il n'y a pas d'eau pressurisée dans le réacteur. C'est bien ajusté. », dit-t-il.

 

L'énergie nucléaire pourrait devenir routine, et non-menaçante. Mais, d'abord, il y a la barrière des préjugés de l'establishment.

Quand des scientifiques hongrois, sous la conduite de Leo Szilard, essayèrent d'alerter Washington, à la fin de 1939, sur le fait que les nazis travaillaient sur une bombe atomique, ils furent écartés avec incrédulité. Albert Einstein intercéda  par l'intermédiaire de la reine mère belge, obtenant finalement un émissaire personnel pour s'adresser à la Présidence des Etats-Unis.

 

Roosevelt commença par se débarrasser de lui avec de belles promesses. Il écouta de plus près lors d'une deuxième rencontre, au petit déjeuner, le jour suivant, et prit alors sa décision en quelques minutes « ça mérite une action » « dit-il à son aide militaire. C'était la naissance du projet Manhattan. Le résultat, ce fut que les États-Unis eurent une arme atomique assez tôt pour empêcher Staline d'avancer trop loin en Europe.

Le moment crucial de l'énergie planétaire requiert une "action" égale. Si ça marche, Manhattan II pourrait restaurer l'optimisme et le leadership stratégique américains d'un seul coup ; sinon, c'est un moyen de stimuler les scientifiques américains, et sûrement une façon plus fructueuse de sortir les Etats-Unis de la dépression permanente que des impulsions qui partent dans tous les sens.

 

Mieux encore, faites équipe avec la Chine et réalisez cela ensemble, pour nous tous.(???)

Toute personne ayant une analyse pertinente sur cet article est le bienvenu pour laisser un commentaire ci-dessous.PDD


 



25/09/2010

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