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Mystérieuse astronomie des Dogons

Mystérieuse astronomie des Dogons

Les Dogons sont un peuple africain d’environ 300.000 personnes, vivant au Mali, dans une zone tribale au Sud-Est de Tombouctou. Leurs villages de cases en boue séchée aux toits de paille sont situés dans une région aride bien qu’en partie arrosée par le fleuve Niger.
Point important : leur culture traditionnelle est exclusivement orale.

Les enfants pressentis pour être la mémoire vivante de leur peuple apprennent par coeur, dès leur plus jeune âge, les litanies des anciens venues des temps les plus reculés. On ne leur demande pas de les comprendre et il est interdit de les interpréter. Ce qui a été dit une fois l’est pour toute l’éternité.

Les jeunes cervelles vierges sont des supports mnémoniques vivants, à charge pour elles de transmettre aux générations suivantes la tradition sans l’altérer d’un iota. Cet intégrisme du mot à mot semblable à la récitation du Bahagavad Gîta avant qu’il ne soit transcrit ou à l’enseignement religieux des écoles coraniques dans les zones illettrées, a préservé un savoir ancien absolument extraordinaire.

Des ancêtres déifiés et des crocodiles vénérés
 
Les Dogons sont extrêmement attachés à leurs racines.
Cela se remarque déjà aux portes de leur maisons et de leurs greniers, la plupart sculptées de motifs empruntant aux thèmes récurrents de leurs mythes fondateurs, les huit ancêtres sacrés et une espèce de dieu-serpent dont la filiation avec l’Egypte pharaonique est plausible.

Certains historiens ont même observé une ressemblance étonnante entre les huit ancêtres fondateurs du monde Dogon et l’ogdoade d’Hermopolis, ces huit divinités de l’Egypte antique personnifiant les principales forces de la nature, celles-ci marquant la transition entre l’animisme et le polythéisme aux tout débuts de l’Ancien Empire.
Une piste peut-être pour expliquer la façon dont seraient parvenues aux Dogons leurs connaissances astronomiques, par des voyageurs venus des zones nilotiques ?
 
Autre similitude avec l’Ancienne Egypte : Le culte des crocodiles, dans un syncrétisme fréquent en Afrique noire, où se mélangent souvent un animisme immémorial, de très vieilles croyances et des fragments des religions importées.
On sait que les grands prêtres égyptiens honoraient Sobek, le dieu du Nil, considérant les crocodiles comme ses messagers. Ils en élevaient pieusement, les nourrissaient et les momifiaient après leur mort. Sans les crocodiles qui, pensaient-ils avaient le pouvoir le prévoir les crues car les éclosions avaient lieu juste avant, l’eau du fleuve nourricier disparaîtrait et avec elle leur civilisation.
 
Or, dans plusieurs villages Dogons où l’eau est rare, on voit des crocodiles plus ou moins placides patauger dans les mares et les seguias et baguenauder au milieu des habitants qui, bien que très pauvres, les nourrissent de viande et bien que théoriquement musulmans les incluent dans leurs prières.
Car, pensent-ils, sans les crocodiles l’eau s’évaporerait définitivement et les hommes disparaîtraient.
 
Une vie traditionnelle dans un syncrétisme africain classique
 
Par la suite, si ce mélange de cultures archaïques a composé en partie avec des apports extérieurs, ceux des prédicateurs musulmans et des missionnaires chrétiens, leurs enseignements n’ont pas réellement troublé la vision du monde des Dogons.
Ils furent d’ailleurs un temps troglodytes, dans les débuts du deuxième millénaire, se réfugiant dans les cavités de falaises abruptes pour échapper à l’islamisation forcée et à l’esclavage.
Et pérenniser ainsi leurs savoirs anciens.
 
   Le mode de vie des Dogons est conforme à ce que l’on sait des tribus archaïques, avec leurs nombreux tabous la plupart incompréhensibles pour un Occidental, des cultures vivrières qui leur évitent à peine la disette et un peu d’élevage de subsistance. Quelques artisans, forgerons, couturiers, cordonniers, vivent en castes pratiquant l’endogamie. Les forgerons sont réputés plus ou moins sorciers, on les enterre à part... Finalement, rien qui différencie particulièrement les Dogons d’autres peuples archaïques contemporains.
Rien de spécial à première vue, pour en faire un peuple étrange possédant des bribes d’un savoir qui, d’évidence, ne s’accorde pas avec leur niveau de développement.
 
Des connaissances qui bousculent les anthropologues
 
Le premier à avoir signalé des « bizarreries » dans les croyances dogons s’appelle Marcel Griaule. C’est un grand voyageur, ethnologue, explorateur, aventurier, comme la France coloniale en a produit quelques uns.
Dès 1935, Griaule s’intéresse aux Dogons, à leurs rites et à leur mode de vie, comme à ceux d’autres tribus de l’Afrique de l’Ouest. Peu à peu il gagne leur confiance et pénètre leur culture, cherchant un sens à leurs pratiques magiques pour le moins troublantes.
Un vieux sage-chasseur aveugle Ogotemmeli consent à lui révéler les fondements de la cosmogonie dogon. Et pour une surprise, c’en est une de taille !
 
Les Dogons connaissent Sirius, l’étoile la plus brillante après notre soleil (à "seulement" 8,6 années lumière) dont ils prétendent qu’elle est le point de création de l’univers. Mais il ajoutent qu’une autre étoile, de couleur blanche, plus petite mais beaucoup plus lourde, tourne autour de Sirius. Elle met 50 ans à en faire le tour.
Une fête dogon immémoriale commémore l’évènement. Mythologie de la brousse ?

 Eh bien non, cette étoile nous l’appelons Sirius B depuis sa découverte par l’Américain Alvan Clarke en 1862. Mais on n’a élaboré la théorie des naines blanches, très lourdes et d’une extrême densité, possible transition vers un trou noir, que dans les années 1930. Or Sirius B est effectivement une naine blanche très dense, d’un diamètre égal à deux fois et demi celui de la terre, et dont la masse équivaut à 90% celle de notre soleil.
Les astrophysiciens ont attendu les années 1960 pour en calculéer le cycle de révolution : 49,9 de nos années. Pour ne pas dire 50 !
 
Seulement voilà, Sirius B est invisible à l’oeil nu et il faut un puissant télescope pour l’apercevoir. Alors, comment une tribu primitive perdue dans une zone déshéritée de l’Afrique sub-sahélienne a-t-elle pu avoir connaissance de cette réalité ? Comment ses membres peuvent-ils aussi prétendre que d’autres « compagnons » (des planètes ?) tournent aussi autour de Sirius ? Quand la première exoplanète de Sirius A a attendu le XXIème siècle pour être confirmée...
 
Encore plus extraordinaire !
 
Dans le domaine de leur extraordinaire savoir d’origine incompréhensible, les Dogons connaissent comme les Mayas et les Incas les différentes phases de Vénus, à laquelle ils attribuent un "compagnon" qui pourrait être l’astéroïde Toro découvert en 1848.
Ils savent aussi que la terre tourne autour du soleil et que la lune est desséchée et inhabitable.
Ils connaissent également les quatre plus gros satellites de Jupiter invisibles eux aussi à l’oeil nu, ainsi que les anneaux de Saturne, mais leur vision du système solaire s’arrête là.
 
Ainsi semblent-ils mieux connaître les parages de Sirius que notre propre système planétaire, ce qui laisse à supposer qu’ils n’ont pas acquis ces connaissances par eux même mais sont les dépositaires d’une science ancienne qui les dépasse.

A preuve ces étonnantes révélations d’ordre métaphysique pour eux :
Toutes les étoiles ont des enfants invisibles (les planètes ?) et ils dessinent le cosmos sous forme de spirales (les galaxies ?) qui s’éloignent de nous à toute allure (l’expansion de l’univers ?) par une combinaison de mouvements rotatifs que l’on retrouve à l’échelle des plus infimes parties invisibles des objets (les atomes ?)
 
Reste un dernier point, encore non élucidé, mais que des radioastronomes modernes considèrent comme plausible depuis 1995 : une troisième étoile tournerait autour de Sirius, beaucoup plus petite celle-là, selon une ellipse excentrée de trente deux ans, que les Dogons dessinent sur certains de leurs objets sacrés. Il ne reste plus qu’à l’observer... Et à découvrir qui a bien pu leur enseigner tout cela ! Sans se laisser intimider par les réfutations simplistes des sceptiques.
 
Des détracteurs peu attractifs
 
Pour eux, il n’y a pas d’énigme Dogon ! Ces Africains tiennent leurs connaissances des instituteurs de brousse, eux même grands lecteurs de Camille Flammarion. Il fallait y penser !
Avant même d’alphabétiser leurs élèves, les enseignants les auraient formés aux arcanes de l’astronomie en leur inculquant des connaissances dont certaines sont d’ailleurs postérieures à la décolonisation !
 
Si, de façon plus concrète, on oppose aux mandarins déconfits la dispersion des populations et le très faible maillage scolaire, ils rétorquent que Griaule était un affabulateur. Un aventurier mythomane et ivrogne. Vision "classique" de l’homme d’action et de terrain par nos scrofuleux rats de bibliothèque. Alors que le travail de Griaule a été validé par des ethnologues français, dont Germaine Dieterlen, professeur à la Sorbonne, puis confirmé par plusieurs équipes d’anthropologues américains.
 
Enfin si l’on objecte l’ancienneté de ces coutumes attestée par des voyageurs-géographes arabes du moyen âge, déplorant l’insoumission de ces tribus, et la difficulté de leur faire renoncer à adorer Sirius dont ils prétendent provenir, nos sceptiques répondent qu’il s’agit de coïncidences mal interprétées. Quant à l’ogdoade, les crocodiles sacrés et les connaissances astronomiques, tout cela relèverait du pur hasard.
Je m’abstiendrai de conclure.
Que chacun se fasse son opinion !


21/10/2010

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