PerleDeDiamant

PerleDeDiamant

Luc Ferry dénonce un ex-ministre pédophile

Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 23:45

 

Les journalistes doivent-ils tout dire, tout écrire à propos de la vie privée des hommes politiques français ? Hier soir, la question était posée une nouvelle fois sur le plateau du Grand Journal où Luc Ferry était invité. Et l'ex-ministre de l'éducation nationale s'est insurgé contre cette course à la transparence absolue. "Les journalistes ne peuvent pas dire les choses qu'ils savent. Et je pourrais vous donner beaucoup d'exemples que vous connaissez comme moi parce que vous tombez sous le coup de la diffamation !" a-t-il expliqué.

 

Un ancien-ministre pédophile ?



L’ancien ministre et philosophe Luc Ferry a lancé, sans le nommer, des accusations particulièrement grave à l’encontre d'un ancien ministre qui aurait, selon lui, été arrêté au Maroc il y a plusieurs années à la suite d’une partouze pédophile.

Le site Arrêt sur Images cite le nom d'une personne dont toute la presse a déjà beaucoup parlé, comme on va le lire ci-dessous : Jack Lang.

 

Si Luc Ferry n’a pas nommé l'ancien ministre de la culture de Mitterand, se contentant d’évoquer au cours du Grand Journal de Canal+ "un ancien ministre" dont il ne pouvait pas donner l’identité au nom du respect de la vie privée, la référence au député socialiste a clairement été soulignée sur le plateau par Alain Duhamel qui lui a répondu qu’il était "mauvaise Lang". 



Comme s'il s'agissait, pour le Landerneau parisien, d'un secret de polichinelle.

En creusant cette affaire, il apparaît que la presse parisienne, encore elle, était au courant depuis longtemps de ce qu'il était convenu, alors, d'appeler une rumeur. En témoigne cette coupure de presse du Figaro...

 

 

On le verra plus loin  (dans notre encart intitulé "l'affaire Coral"), d'autres sources, comme l'Express et le Point, citaient déjà le nom de Jack Lang dans des affaires lié à des réseaux de pédophilie en 1997.



"Si je sors le nom maintenant, c'est moi qui serai mis en examen"



"L'affaire m'a été racontée par les plus hautes autorités de l'Etat, en particulier par le Premier ministre" (probablement Jean-Pierre Raffarin), affirme Luc Ferry, qui refuse cependant de citer quelque nom que ce soit. Déclarant n’avoir aucune preuve de ce qu’il avance, l’ex-ministre assure pourtant détenir "des témoignages des membres de cabinet au plus haut niveau" qui. lui ont confirmé cette arrestation et la libération probablement gérée en secret par l’Elysée de cet individu qui se serait fait "poisser dans une partouze avec des petits garçons à Marrakech".



Une information qu'on retrouve déjà dans Le Point d'abord, puis dans Libération, en 2008, sur la base des carnets d'Yves Bertrand, l'ancien directeur des Renseignements généraux qui a confirmé avoir "transmis à sa hiérarchie" le nom de cet ancien ministre.

 

Un scandale sexuel connu et tu de tous, selon Luc Ferry



Le philosophe poursuit en précisant que le tout-Paris était au courant de cette arrestation, mais qu’aucun journaliste n’avait alors jamais écrit une ligne dessus au nom de la "protection de la vie privée". Il a dénoncé du même coup (et à l’image de l’affaire DSK) l’hypocrisie de la presse française.



Des accusations injustes, puisque, comme on peut le voir ici, un grand nombre de  "rumeurs " publiées dans les médias citaient déjà le nom de l'ancien ministre de la Culture.



Cette arrestation présumée de Jack Lang a été évoquée dès 2005 par L’Express et le site Arrêt sur Images fait également mention de la rumeur qui court sur la pédophilie présumée de Jack Lang. Le silence du reste des médias serait lié au fait qu’aucun élément tangible n’aurait été trouvé alors pour valider l'information. Mais avait-on bien cherché ?



DSK, Tron, à qui le tour ?



Pour l’heure, dans l’affaire DSK comme dans le cas de Georges Tron, ce sont les victimes présumées qui dénoncent. Pourtant, le 24 mai, toujours le plateau du "Grand Journal", Rachida Dati lançait: "Je pense qu’il y en a beaucoup qui doivent être un peu stressés. Beaucoup qui regardent leurs pompes en se disant : “Vivement qu’on passe à autre chose". Les langues n’ont peut-être pas fini de se délier.
 

 

 

"PAS MORT D'HOMME"



Au lendemain de l'arrestation de DSK, le député socialiste Jack Lang, avait affirmé sur France 2  "qu'il n'y a pas mort d'homme" dans cette affaire de viol présumé. "Quand on connaît un tout petit peu le système américain (…) alors qu'il n'y a pas mort d'homme, ne pas libérer quelqu'un qui verse une caution importante, ça ne se fait pratiquement jamais".

Outrées par cette réaction "sexiste" 3.000 féministes françaises avaient alors manifesté leur colère devant le Centre Pompidou. A la lueur de la nouvelle affaire lancée par Luc Ferry, il faut avouer que cette "petite phrase" donne un sens nouveau à l'histoire...
 

 

 

 

L'AFFAIRE CORAL



L'Express (n° 2387, le 3 avril 1997) raconte que le 19 février 1997, le contre-espionnage français (DST), découvre les dossiers Coral et Kripten, dans le garage du Commandant Prouteau, créateur de la cellule anti-terroriste de l’Elysée. Il avait emporté ces documents en 1995, au départ de Mitterrand, avec tous les documents exposant les pratiques illégales couvertes par le président.

Le capitaine Paul Barril, subordonné de Prouteau, déclarera en audience publique le 29 avril 1997 : "Je me rappelle qu’on nous avait alerté pour stopper l’enquête sur le réseau pédophile "Coral" à cause des personnalités mises en cause." Parmi ces personnalités: Jack Lang, le ministre de la culture, mais aussi le neveu du président.

Mitterrand apparaît suivre de très près l’avocat Jacques Vergès, qui défend quantités de dossiers délicats, dont les intérêts Jean-Claude Krief, qui s’est fait attaqué de toute part, quand en septembre 1982, il a exposé l’affaire Coral. Une attention soutenue pourtant contraire aux droits de la défense: "Septembre 1982. Conformément à vos instructions, j’ai fait effectuer les recherches destinées à vérifier les informations qui vous avaient été données sur l’avocat. Les marchés traités le sont effectivement par ce monsieur, et, comme vous le supposiez, le règlement doit se faire incessamment. Je précise effectivement: nous restons en contact sur cette affaire et, si elle doit se dérouler comme prévu, il y a de fortes chances pour que nous puissions aboutir. Sauf instructions nouvelles de votre part, nous poursuivons donc cette affaire jusqu’au bout. Le chef d’escadron Prouteau."

 

 

 

Source MidiLibre

 

 

 

 

Le réseau Coral

 

Jack Lang défenseur des droits ou défenseur des pédophiles ?

 

 

 

Les propos de Luc Ferry et l’article du Figaro Magazine nous rappellent ceux tenus par Yves Bertrand dans l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC, les 27 novembre 2008 et 9 septembre 2009 : l’ancien directeur central des Renseignements généraux évoquait aussi un ministre soupçonné de pédophilie dans les années 1980. L’affaire avait à l’époque été étouffée.

 

http://www.dailymotion.com/video/xaqbs0_pedophilie-d-un-ministre-etouffee-p_news#from=embed

 

 

En 1996, un « blanc » - document non signé - des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n’a jamais entendues et qui ont été, selon la note… détruites depuis. La hiérarchie policière n’accorde aucune crédibilité à l’assertion. Enfin, à l’approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de mœurs, suivie d’une exfiltration discrète organisée par l’Elysée. Pas la moindre preuve, mais les missiles anti-Jospin se préparent, que le 21 avril rendra caducs. « Le plaisir est important dans sa vie privée, conclut un proche, mais il est trop soucieux de la liberté d’autrui pour se livrer à quoi que ce soit d’illégal en la matière. »

Est-ce que Luc Ferry faisait allusion à cette rumeur ou à une autre histoire ?

 

 

 

Source AgoraVoxTV

 

 

 

Pédophilie d'Etat : se taire c'est être complice...

 

 http://www.dailymotion.com/video/xj0lg4_pedophilie-d-etat-se-taire-c-est-etre-complice_news#from=embed

 

A lire également...

 

Fils de Juge (affaire du Magistrat Roche/affaire Alègre/Baudis)

Marcel Vervloesem : le chasseur de pédophiles se meurt en prison (CD-ROM de Zandvoort)
Pédophilie d'Etat : les réseaux de l'horreur

  

 

 




 





01/06/2011

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 3 autres membres