PerleDeDiamant

PerleDeDiamant

Lettre d'un citoyen lucide à 5 gros banksters français et à 10 gros médias

Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 04:39

A ceux qui accaparent nos richesses : lettre ouverte*




Et copie à ceux qui orientent nos pensées


De : Babelouest                                           à

Monsieur le Directeur Général
Banque X


Monsieur le Directeur,



Il y a quelques centaines d'années, les humains confiaient leurs avoirs en pièces de monnaie à des professionnels, dont le seul mobilier était le plus souvent un simple banc. C'est même pour cette raison qu'on les appelait des banquiers. Ils avançaient des sommes, soustraites aux dépôts confiés par d'autres usagers, ou les mêmes. Au même titre que les drapiers ou les maréchaux-ferrands, ils faisaient œuvre de service public.

Aujourd'hui, des institutions gigantesques comme la vôtre collectent on peut le dire de gré ou de force l'argent qui existe, et celui qui n'existe pas. Selon des conditions léonines, elles prêtent même aux États, à des taux scandaleux, des liquidités qui de plus en plus ne servent qu'à couvrir les intérêts d'autres emprunts antérieurs. Rappelons qu'autrefois, les États se prêtaient à eux-mêmes, à un taux zéro, les avances de trésorerie nécessaires à leurs investissements : l'utilité des réalisations payait l'effort préalable. Le tableau dressé ainsi est bien entendu schématique.


Pour résumer, au lieu de rester des instruments du bien-être de tous, vous vous servez de ces tous comme d'une source d'enrichissement, en une boulimie malsaine et inutile. Vos employés ne sont plus au service d'usagers, ils utilisent ces usagers, nommés "clients" à leur corps défendant, pour satisfaire des objectifs de "rentabilité". S'agit-il de financer des travaux utiles ? Point du tout, mais des actionnaires avides en veulent toujours plus en une sorte de frénésie à la fois grandissante et contagieuse.

Plus grave encore, cette maladie, car c'en est une assurément, s'est étendue à tous les corps de métiers (assureurs, spécialistes du foncier), à tous les services publics. Nous en arrivons à cette aberration que les nuisibles, tels les spéculateurs, deviennent des modèles, alors que les utiles ou ceux qui voudraient l'être sont déconsidérés, ghettoïsés, ostracisés. Une pyramide de plus en plus lourdement inutile s'est renforcée, au risque de s'effondrer.

Réagissez ! Même vous, qui êtes d'une certaine façon des esclaves aussi, pouvez pâtir d'une telle situation. Une nouvelle donne pourrait venir des plus meurtris, mais en raison de la violence actuelle de la pression du haut, cette nouvelle donne pourrait se révéler sanglante, et comme trop souvent ce sont les meilleurs, les plus lucides, ceux qui ont les solutions les plus pertinentes, qui risquent d'être les premières victimes. Ne serait-ce pas dommage ?

Veuillez agréer, Monsieur le directeur, mes salutations inquiètes.
* envoyée aux directeurs généraux de cinq des principales banques françaises, et à plus de 10 quotidiens parisiens et de province.

19 commentaires:

Rem* a dit…

Tu as fait une œuvre de salubrité publique, cher babelouest, en envoyant ce courrier aux 5 patrons des principales banques françaises. En se regardant le matin devant la glace, ils vont trembler au point de devoir embaucher un barbier pour avoir le menton frais rasé... et si ce domestique lit ta lettre, il aura une sérieuse tentation à utiliser son coupe-choux pour couper le cou du super gangster ! ...

Sur le même thème, avec son autre verve coutumière, je signale la dernière super-production de Miss-Personne, qui se signale déjà en commentaire sur ton précédent article.

Bonne journée à tous et toutes, à commencer par l'épreuve du miroir. Pour ma part, je ne me rase pas depuis des décennies, mais rassurez-vous, ce n'est pas que j'ai honte d'être escroc du bon peuple. C'est plutôt que j'ai honte d'avoir été soumis (plus d'une fois!) à 'la boule à zéro' de la tôle militaire...
Je sais, il y a eu pire, comme l'humiliation à tort ou à raison de la 'tonte' à la Libération de femmes ayant couché avec des occupants : ce n'est pas une consolation !

lediazec a dit…

Superbe lettre qui résume, hors clivage politique,le statut de citoyen-marron que nous sommes devenus à force d'interlopes, de peur et de soumission. Les banques ou le seul pouvoir qui compte. Celui dont il faut faire sauter le coffre. Argent = richesse ? Non, égale corruption et autres léprositées.
J'ai ajouté au papier du jour un crobard d'Erby qui me semble convenir. En Zyque, Léo s'imposait et en phrase du jour, la bonne nouvelle : la chronique du Fourbe que je lis toujours avec autant de plaisir.

Bon, maintenant, vais lire un brin.

Par Eva
lediazeca dit…

Un peu de lecture.

« Eric Woerth en prison ! », la suite


Ted Gunderson, le FBI et Ies illuminés de Bavière

L’insurrection qui vient…suite XXIII

Sites fortement conseillés

Réforme des retraites : les 16 surprises de Sarkozy


Tant de haine...


La légende de Zatoichi 24 : La blessure


Ni Barack, ni Baraka pour Moubarak

4 août 2011 09:04
clomania dit…

Moi j'imaginais l'assistante de direction posant ta lettre sur le sommet du courrier reçu avec délectation...
Quand c'était mon job, j'aimais bien recevoir des lettres dérangeantes... je les mettais toujours sur le dessus. Hélas je n'étais plus dans le bureau quand mon boss lisait le courrier.
Ceci dit, c'était il y a longtemps, et maintenant je me pose la question, lisent-ils même le courrier qui leur est adressé par des quidams ? Ca va amuser un sous-fifre qui va s'empresser, histoire de ne pas mettre le boss de mauvaise humeur, de la mettre illico à la poubelle non ?
De toutes façons, notre avis, notre capacité de réfléchir, notre ras-le-bol, ils s'en tamponnent le coquillard, les banksters. Chaque fois que je suis arrivée dans une banque avec, en main, des articles très critiques tirés de "Que Choisir", les "conseillers bancaires" se défaussaient sur leurs patrons... même si je leur rappelais leurs mensonges pour me faire "investir" dans des assurances-vie merdiques où j'ai perdu un oeil (alors qu'ils me les avaient vendues comme "sûres"). Je les méprise tous profondément parce que je sais qu'ils me prennent pour une bille, surtout quand, à leurs conseils "je suis là pour votre bien, Madame", je réponds "non, je suis une mauvaise cliente, je n'ai jamais de découvert, je n'ai pas d'emprunt, je ne veux pas m'enrichir sur le dos des pauvres... mais j'en suis une très bonne parce que vous vous enrichissez sur le dos des pauvres et des emprunters avec mon fric". Leur postérieur s'agite un peu sur leur chaise, mais après, ils s'en fichent...

4 août 2011 09:27
babelouesta dit…

Quand j'ai quitté la banque pour motif personnel, et que j'ai pu quelques années plus tard discuter avec mes anciens collègues, les réactions ont toujours été les mêmes : "Ah tu as bien fait de partir, si tu savais comme c'est maintenant !"

J'avais déjà pu apprécier certains changements, avec un patron régional qui, à l'inverse de son prédécesseur, affectait de ne connaître personne de la boîte, hormis ses "assistantes". Le chiffre était l'obsession, le client l'intrus. Pareil aveuglement ne peut conduire, tôt ou tard, qu'à une catastrophe. Elle vient, elle vient.

C'est au point que même des assurances à forme mutuelle, sans but lucratif, se sont mises maintenant au même régime. C'est aberrant, cela n'apporte rien, que le stress chez les agents à qui il est demandé, exigé toujours plus. C'est bien entendu au détriment de celui qu'on est sensé aider, le client ou sociétaire.

Dans ce monde devenu fou, que deviennent solidarité, sourire, santé mentale et même physique, joie et temps de vivre ? Le chrono avale tout, digère tout, et restitue un quotidien proche de celui de Iohann Moritz .

"Ses yeux et ses cheveux avaient pris la couleur de la terre..." (cité de mémoire)

« La vingt-cinquième heure, c'est celle qui vient après la dernière, alors qu'il est trop tard pour sauver quoi que ce soit. »

4 août 2011 09:36 R-sistons Publié dans : Finances. Dette. Cartel bancaire. Euro


09/08/2011

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 3 autres membres