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Les élèves du primaire jouent avec de vrais fusils et des mitrailleuses

Le « jour de la police », les élèves du primaire jouent avec de vrais fusils et des mitrailleuses

lundi 21 juin 2010 - 06h:15

Or Hashti
Ha’aretz


Au conseil local Kadima-Tzoran, des parents ont vivement rejeté hier la décision de deux écoles élémentaires de mettre l’accent sur les opérations de contrôle des foules lors d’une journée « Communauté et police » plus tôt cette semaine.

Les enfants ont tiré des billes de paintball, regardé les armes et reçu une giclée d’un canon à eau pour disperser les émeutes.

« Une institution éducative devrait éduquer aux valeurs civiques et à une pensée indépendante, par à l’admiration de la force », a dit Amit Sharon, dont la fille va à une des écoles. Le superintendant chef porte-parole de la Police des frontières Moshe Fintzy a dit que le programme était autorisé et coordonné avec le ministère de l’Education. « Nous ne sommes pas comme le Hezbollah, qui forme les enfants au suicide », dit-il.

Les unités de police tiennent souvent des journées communautaires dans les écoles primaires, mais les responsables d’enseignement disent qu’ils traitent habituellement de questions telles que les drogues, l’alcool ou la violence contre les animaux. Mais l’activité des écoles Yuvalim et Lev-Ran a porté surtout sur la répression des manifestations.

Les enfants étaient divisés en deux groupes pour les activités, un pour les CP, CE1 et CE2, un autre pour les CM1 et CM2. Les plus âgés ont tiré des billes de peinture, entre autres activités. Les autres activités comprenaient des déploiements de la police montée des frontières et de la police canine.

Les enfants ont vu comment les officiers de police suivent les manifestations et ont observé un robot désarmant une bombe. Les parents ont rapporté qu’en plus de regarder les armes, les enfants ont manipulé un fusil d’assaut M16, une mitrailleuse et un pistolet. Les enfants ont reçu le conseil de laver leurs vêtements à part après avoir été arrosés de liquides à odeur nocive utilisés pour disperser les foules.

« Ma fille, qui est en CE2, sait maintenant le poids d’un fusil M16 », dit Sharon. « Cela ne fait pas partie du savoir que je veux qu’une école transmette aux enfants. Cette introduction de matériels militaires m’inquiète. Au lieu que l’école éduque les enfants aux questions et à la réflexion critique, elle délivre un message plutôt terne sur la façon de tenir une arme ».

L’école a accueilli des expositions de la Police des frontières auparavant, mais elles étaient bien plus « végétariennes, dit un autre parent. Je ne pense pas que les enfants aussi jeunes devraient être exposés aux armes. Vraiment ça franchit les limites ».

Il fit remarquer qu’alors que les enfants comprenaient que toutes les armes étaient employées pour disperser des manifestations, rien n’expliquait pourquoi les gens manifestaient ni quand on devrait les disperser. « Pour autant qu’ils savent, toute manifestation doit être dispersée par tous les moyens nécessaires. Ce n’est guère une éducation à la démocratie », dit-il.

Mais les parents ne s’opposent pas tous. Dudi Holtzman, dont les filles vont à Yuvalim, a dit que les enfants ont été très impressionnés par les expositions, « surtout par les chiens qui ont attaqué et stoppé quelqu’un sur ordre. Je ne comprends pas leurs protestations, il n’y a aucun mal à montrer les activités de la Police des frontières. Cela fait partie de la vie ici. Les tendres âmes enfantines n’ont pas été frappées », dit-il. « Parfois je suis stupéfié sur la façon dont les gens arrivent à être anti-Israël, anti-dirigeants et anti-police », dit Fintzy. « Le but des journées communautaires est de rapprocher les enfants de la police, de leur montrer une image positive des policiers ».

Hagit Gur-Ziv, qui enseigne au collège d’éducation kibbutzim, a dit à Haaretz que s’il n’y a rien de mal à ca que des officiers de police expliquent le travail de la police, « il n’y a pas de justification à exposer les enfants du primaire à des armes et au matériel de contrôle des foules. Aucun directeur d’école ne laisserait un enfant amener un fusil de paintball à l’école, mais le laisser manipuler un M16 a l’air bien », dit Gur-Ziv.

Le ministère de l’Education a dit dans une réponse que les écoles avaient « adopté » la police des frontières. Les activités ont été précédées d’un exposé le l’officier de police local de la communauté. « A la suite des questions de parents, les chefs d’établissement réexamineront le degré de réalisme des présentations des unités » dit la déclaration.


Voir aussi sur ce sujet :

  L’endoctrinement des jeunes Israéliens pour en faire des guerriers de Stephen Lendman



22/06/2010

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