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Les crises économiques organisées

   

Les crises économiques organisées

 

La bombe atomique monétaire

 

La crise actuelle, déclenchée à partir de 2007, qui sévit sur les pays occidentaux les plus industrialisés est, selon tous les économistes, d’ampleur sans précédent. En effet, la seule crise économique qui puisse tenir la comparaison est celle de 1929 qui détenait jusqu’à présent le sinistre titre de plus grande crise économique de l’ère industrielle. Et encore, d’après J-C Trichet, président de la BCE (Banque Centrale Européenne) : “L’économie se trouve dans la situation la plus grave depuis la seconde guerre mondiale, voire depuis la première.” Comment en est-on arrivés là?

Le tsunami financier, dont la vague s’est levée il y a trois ans après l’effondrement du marché hypothécaire américain, est passé d’une crise bancaire ravageuse à une crise sociale dont ce n’est que le début. Les plans d’austérité imposés aux pays européens par les organisations mondialistes, le FMI en tête, commencent à frapper de plein fouet les classes moyennes qui s’appauvriront inévitablement. C’est clairement confirmé par Jacques Attali, qui, à la question : “Alors, qui va payer la crise actuelle ?”, répond : “À terme, c’est soit le contribuable, par le biais de l’augmentation des impôts, soit le consommateur, victime de la restriction du crédit, soit l’épargnant, dont les fonds seront rognés par l’inflation. Tout le monde perd, sauf le capitalisme financier.”

Or, quelle est la classe sociale dont les membres sont tous à la fois contribuables, consommateurs et épargnants ? C’est évidemment la classe moyenne ou la bourgeoisie en langage marxiste. Donc, un des buts visés par l’oligarchie financière mondialiste en actionnant l’arme de la crise est d’arriver à fondre les masses dans une seule classe sociale au profil unifié de citoyen mondial.

La stratégie bien connue utilisée par les élites mondiales a toujours été de générer une situation de crise qui agit sur l’instinct sécuritaire des groupes humains visés, pour ensuite proposer la solution ultime qui sera acceptée, voire réclamée par les victimes consentantes. Il est évident que la crise économico sociale actuelle, comme les précédentes, s’inscrit totalement dans cette stratégie. Mais l’ampleur de celle-ci, véritable bombe atomique pour l’économie occidentale, vise une avancée primordiale : la mise en place du totalitarisme mondial.


LA BOMBE ÉCONOMIQUE

Toute arme qui se veut efficace pour servir une stratégie doit être entièrement commandée par celui qui s’en sert. De sa précision et de sa force de frappe dépendra l’usage qui en sera fait en fonction de la taille de l’objectif à atteindre. À cet égard, la crise économique actuelle est à ranger dans l’arsenal des armes de destruction massive, ou plutôt de soumission massive, de type nucléaire, dont l’impact se répand à partir d’un épicentre (Wall Street) vers l’extérieur (Amérique du Nord et Europe occidentale) en détruisant ou affaiblissant les structures touchées (système capitaliste, marchés financiers, nations, entreprises, classes moyennes et laborieuses).

Seul l’état major de l’ordre mondial, des initiés de haut rang (oligarchies financières et politiques) et ses serviteurs zélés (politiciens et grands patrons) sont épargnés, car mis à l’abri avant la mise à feu. Tout comme la bombe nucléaire, la crise économique possède un déclencheur , le taux d’intérêt, et un élément à forte radiation, la monnaie. Ceux qui possèdent et maîtrisent ces deux éléments, ainsi que les techniciens (banquiers) pour les manipuler et les doser en fonction de la cible et du degré de destruction souhaité, imposent leur stratégie au reste du monde qui capitulera pour ne pas être détruit. Comme le fit le Japon en 1945 face à la bombe nucléaire.

Pour comprendre comment fonctionne cette arme, il faut voir l’interaction entre ces deux composants, le taux d’intérêt et la création monétaire. Comme expliqué pédagogiquement dans le film d’animation L’argent dette, la monnaie est uniquement créée par l’endettement d’un emprunteur (état, entreprise, particulier) auprès d’un créancier, qui n’est autre que la banque. Le montant de l’emprunt accordé par la banque à son client est créé ex-nihilo par l’inscription de cette somme d’argent au crédit du compte bancaire de l’emprunteur. À charge pour ce dernier de rembourser son créancier de la somme prêtée augmentée du montant des intérêts variable en fonction du taux d’intérêt imposé par la banque. C’est le “coût de l’argent.” Dans ce système de création privée de la monnaie, où même les états doivent emprunter leur monnaie nationale auprès de banques privées, la masse monétaire est strictement liée à la capacité maximale d’emprunter (et surtout de rembourser) de l’ensemble des emprunteurs. C’est le coût de l’argent, c’est-à-dire le taux d’intérêt, qui va principalement influencer la demande d’emprunt et par conséquent la création de monnaie. Comme la création monétaire, la fixation des taux d’intérêt de référence est le monopole des banques centrales contrôlées par un consortium de banques privées.


LE CAS DE GAULLE

Pour illustrer l’intérêt stratégique du contrôle de ces deux leviers de l’impérialisme financier, l’on peut rappeler que l’oligarchie financière a financé, en mai 68, les réseaux proches de Cohn Bendit, afin de faire tomber le Général de Gaulle. Ce dernier avait eu le tord de nationaliser la Banque de France afin que l’État français puisse emprunter la monnaie nationale sans devoir payer un intérêt sur le droit de battre monnaie. De cette façon, l’État français avait le contrôle sur le crédit et sur sa monnaie nationale. Peu avant son départ forcé, il avait également contesté la suprématie du dollar et de Wall Street dans l’ordre monétaire international. Ces actions à contre courant de la stratégie mondialiste lui seront fatales. C’est Georges Pompidou, ancien directeur général de la Banque Rothshild, qui le remplace en juin 1969. Il obéira à son patron, Edmond de Rothshild, qui déclare en 1970 : “Le verrou qui doit sauter maintenant, c’est l’État nation,” en réformant en 1973 les statuts de la Banque de France, lui interdisant de prêter directement à l’État français, condamné depuis à s’endetter auprès des banques privées avec intérêts. La nation française a de cette façon commencé à abandonner sa souveraineté nationale aux requins apatrides de la finance mondiale. Cet engrenage s’est ensuite accéléré avec le traité de Maastricht, l’union monétaire européenne et, récemment, le Traité de Lisbonne imposé malgré le refus de la population par référendum.

Pour résumer, l’on peut dire que le cartel bancaire décide, en contrôlant le coût de l’argent et la masse monétaire en circulation, qui peut obtenir de l’argent et à quel prix.


L’ORDRE MONDIAL

La Grèce a récemment fait les frais de cette loi incontournable lorsque les marchés financiers (les banques) ont revu à la baisse sa cotation (indice de confiance) en tant qu’emprunteur. Le résultat de cette attaque ciblée fut immédiat, et la Grèce s’est vue imposer des taux plus élevés faisant apparaître le spectre de la banqueroute.

Ce raid financier sur la Grèce est un avertissement aux autres pays européens de la zone Euro dont la plupart ne sont pas en meilleure position économique. Si vous ne vous soumettez pas aux dictats des ministères du gouvernement mondial, comme le FMI pour les finances, nous vous priverons d’argent et vous irez droit à la banqueroute et à la guerre civile. La réponse a été claire et les plans d’austérité budgétaire imposés par l’autorité mondiale ont été acceptés, plaçant ainsi la gouvernance économique de l’Union Européenne sous la supervision directe et affichée du nouvel ordre mondial.

Comme le prêche sans relâche le “prophète” Jacques Attali sur tous les médias : “Nous sommes dans un marché mondial, sans État de droit global, ce qui assure la victoire aux plus forts.” Il nous propose donc clairement de nous soumettre à son idée d’”hyper démocratie”, sinon il nous promet le plus grand fléau pour l’humanité, “il y aura un gouvernement mondial parce qu’il ne peut pas exister de solution sans lui. On ignore une seule chose : s’il sera créé avant ou à la place de la guerre. Le traité de Versailles, la SDN et les Nations Unies furent mises en oeuvre après la guerre. Là, il faut espérer que ce gouvernement mondial émerge à la place d’une autre guerre.” La pression montante entre l’Iran et Israël porte à croire que la stratégie d’un “hyper conflit” pourrait être déclenché si les cartels bancaires n’arrivent pas, avec ses armes de soumission, à imposer le gouvernement mondial. En talmudiste rusé, il nous susurre, au détour d’une phrase, l’esquisse d’un autre choix quand il déclare en mars 2010 : “On ne sait pas, en définitive, si nous sommes en mars 1933 aux États-Unis ou en mars 1933 en Allemagne...”

A.D. / C.R.O.M.

 

Mise en Ligne: 07.10.10 | Extrait de V.I.T.R.I.O.L. 18

 


08/11/2010

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