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Les 9 épouses du Prophète

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Pourquoi le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a-t-il eu neuf épouses ?

Extraits de l'article :

La sagesse qui réside dans l’exception prophétique

Pourquoi le Messager - paix et bénédiction sur lui - a-t-il conservé neuf épouses, alors qu’il limitait les autres Musulmans à quatre épouses, maximum autorisé pour la polygamie, si bien que le Prophète, paix et bénédiction sur lui, ordonnait à celui qui se convertissait à l’Islam, en ayant dix épouses par exemple, d’en choisir quatre et de se séparer des autres ?

Nous répondons comme suit. En lui accordant ce droit, Dieu le Très-Haut a privilégié Son Messager - paix et bénédiction sur lui - pour une raison et une sagesse connues. En effet, les épouses du Prophète ont des commandements spécifiques et des particularités qui ne concernent pas les autres femmes de la Communauté. Ainsi, parmi ces commandements spécifiques, il leur est interdit de se remarier avec quiconque après le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — conformément à ce que dit le Très-Haut : « Vous ne devez pas faire de la peine au Messager de Dieu, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui ; ce serait, auprès de Dieu, un énorme péché. » [3]

Or, toute femme divorcée a le droit de se remarier avec n’importe quel Musulman après son divorce. Dieu le Très-Haut les a donc honorées en leur permettant de rester les épouses de Son Prophète. Il s’agit d’une exception et d’une particularité qui ne concernent qu’elles. Parallèlement, le Prophète ne pouvait plus épouser d’autres femmes, ni les quitter pour en épouser d’autres. Leur nombre devait rester tel quel. A ce sujet, le Très-Haut s’adresse à Son Prophète — paix et bénédiction sur lui : « Il ne t’est plus permis désormais de prendre d’autres femmes, ni de changer d’épouses, même si leur beauté te plaît ; - à l’exception de ce que possède ta dextre. Et Dieu observe toute chose. » [4]

De plus, lorsque les épouses du Messager — paix et bénédiction sur lui — ont réclamé une augmentation de leurs revenus pour l’entretien de leur ménage et une amélioration de leur niveau de vie, Dieu — Exalté soit-Il — lui a ordonné de leur donner le choix entre Dieu, Son Messager et la Demeure dernière avec ce que cela implique de privations matérielles et de vie ascétique d’une part et entre un divorce sans préjudice et une séparation convenable d’autre part. Toutes ont préféré Dieu, Son Messager et la Demeure dernière. Ainsi, le Très-Haut dit : « Ô Prophète ! Dis à tes épouses : ‹Si c’est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez ! Je vous donnerai les moyens d’en jouir et vous libérerai par un divorce sans préjudice. Mais si c’est Dieu que vous voulez et Son Messager ainsi que la Demeure dernière, Dieu a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense. » [5]

Si toutes ont choisi Dieu, Son Messager et la Demeure dernière et ont accepté une vie sobre et acsétique avec le Noble Prophète, laquelle d’entre elles le Messager va-t-il quitter ? Gardons à l’esprit que la séparation avec l’une d’elles serait une punition sévère à son encontre, alors qu’elle n’aurait rien commis qui appellât la punition ? Elle serait de surcroît privée de sa qualité de Mère des Croyants.

Pour cette raison, Dieu a accordé cet honneur aux neuf épouses du Prophète, qui ont choisi de vivre avec ce dernier, malgré les rudes conditions de vie et l’insuffisance des ressources. Cette vie était tellement dure que le croissant de lune pouvait apparaître puis réapparaître sans qu’un seul feu ne soit allumé dans les appartements prophétiques. Le Prophète et ses épouses ne subsistaient que sur des dattes et de l’eau.

La sagesse du mariage du Messager avec ses neuf épouses

En ce qui concerne la sagesse à la base du mariage avec ces neuf femmes, il faut savoir qu’elle est connue d’office de toute personne ayant étudié la biographie du Prophète. En effet, chacun de ces mariages a une histoire relatant les raisons pour lesquelles le Prophète l’a contracté. De plus, il était licite à cette époque de se marier autant de fois qu’on le souhaitait. Le présent texte ne nous permet pas d’entrer dans le détail de ces mariages, mais nous allons donner quelques indications qui suffiront pour l’instant.

On sait que le Prophète - paix et bénédiction sur lui - a passé sa jeunesse et une partie de sa vieillesse, jusqu’à cinquante ans, avec une seule femme, plus âgée que lui de quinze ans. Il l’avait épousée alors qu’elle-même avait déjà connu le mariage. Elle possédait en outre des enfants d’autres maris. Malgré cela, ils vécurent tous deux dans le bonheur le plus complet. Après la mort cette première épouse, le Prophète ressentait toujours pour elle de l’amour, en disait du bien, s’égayait à son souvenir. Cela lui valut d’ailleurs la jalousie de sa jeune épouse `Â’ishah, alors que la première épouse était dans sa tombe.

La première femme que le Prophète épousa après son veuvage était Sawdah Bint Zam`ah. C’était une femme âgée, qui ne se distinguait ni par la jeunesse ni par la beauté. Le Prophète voulu ensuite faire honneur au plus proche de ses Compagnons, Abû Bakr, en épousant sa fille, malgré sa jeunesse. La belle-alliance avec le chef d’une tribu était alors considérée chez les Arabes comme une forme d’honneur et de distinction. Ainsi, le Prophète lui demanda la main de `Â’ishah, alors qu’elle n’était pas encore en âge de se marier. Aussi, ne consomma-t-elle son mariage qu’après des années.

Le Noble Prophète — paix et bénédiction sur lui — épousa ensuite Hafsah Bint `Umar, la fille du deuxième homme le plus proche du Prophète après Abû Bakr. `Umar avait préalablement proposé la main de sa fille à chacun de ses deux amis, Abû Bakr et `Uthmân, qui ne lui donnèrent pas de réponse. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — l’épousa alors, honorant et distinguant ainsi `Umar, comme il l’avait fait auparavant avec Abû Bakr, que Dieu les agrée tous deux.

Ainsi, les quatre Compagnons les plus proches du Prophète — paix et bénédiction sur lui — remportèrent le lien de la belle-alliance avec lui. Entre Abû Bakr, `Umar, `Uthmân et `Alî, les uns lui marièrent leur fille, les autres épousèrent les siennes (`Uthmân et `Alî).

Le Prophète épousé également Umm Salamah, après le martyre de son mari à Uhud. Elle faisait partie des Emigrées (muhâjirât) dans le Sentier de Dieu et de celles qui donnèrent beaucoup pour l’Islam. Le Prophète voulut donc la consoler au sujet de son mari, en lui faisant une place parmi ses épouses. Lorsqu’il demanda sa main, elle s’excusa, prétextant son âge avancé et la charge de ses enfants. Le Prophète lui répondit : « L’âge avancé auquel tu es parvenue, j’y suis parvenu moi aussi et tes enfants sont aussi les miens. »

Il y a ensuite Safiyyah Bint Huyay, dont le père est Huyay Ibn Akhtab, le célèbre chef juif qui coalisa les tribus païennes contre le Messager de Dieu et qui l’affronta au cours de plusieurs batailles. Le père de Safiyyah était mort, sa famille avait péri. Le Messager - paix et bénédiction sur lui - ne voulu pas l’abandonner à l’un de ses Compagnons. Il l’honora et l’épousa, afin de la réconforter dans sa détresse, et lui faire oublier son malheur.

Il y a également Umm Habîbah : Ramlah, fille de Abû Sufyân Ibn Harb, qui était le chef de la tribu de Quraysh et le commandant de l’armée qurayshite à la bataille de Uhud contre le Prophète, et à la bataille des Coalisés. Umm Habîbah s’était convertie à l’Islam et avait émigré en Abyssinie avec son époux. Ce dernier céda alors à la débauche : il finit par délaisser son épouse et apostasier, que Dieu nous en préserve. Le Messager voulut alors la consoler de ce malheur dont son mari l’avait frappé. Il envoya donc un message au Négus dans lequel il lui confia la mission d’annoncer leurs fiançailles puis de contracter leur mariage, malgré les grandes distances qui les séparaient. Le Prophète offrit à Umm Habîbah une dot de quatre mille dirhams. Lorsque la nouvelle du mariage de Muhammad et de Umm Habîbah parvint au père de cette dernière, Abû Sufyân, celui-ci dit, fier de cette alliance : « Il est l’homme par excellence, on ne peut lui faire courber l’échine ».

Il y a aussi Zaynab Bint Jahsh, dont Dieu a relaté l’histoire et les motifs de son mariage avec le Prophète dans le Coran. Ce mariage est venu en fait annuler l’interdiction pré-islamique qui empêchait des parents adoptifs d’épouser l’ex-conjoint de leur enfant adoptif. Cette interdiction était alors répandue chez les Arabes. Elle résultait de l’importance accordée à l’adoption. Le Très-Haut révèla alors au sujet des enfants adoptés : « Appelez-les du nom de leurs pères : c’est plus équitable devant Dieu. » [6]

Dieu ordonna alors à Son Prophète d’épouser l’ex-femme de son fils adoptif, malgré la difficulté qu’éprouvait le Prophète à agir de la sorte, et le bouleversement que cela allait susciter dans la société.

C’est la même chose pour toutes les épouses. Chacune d’elles a son histoire, et chaque mariage comporte une sagesse. Entre autres sagesses, on peut citer le raffermissement des liens entre les tribus arabes grâce à la belle-alliance. Toutes ces femmes, exceptée `Â’ishah, avaient déjà connu le mariage et n’étaient pas réputées pour une beauté extraordinaire. Si le Prophète — paix et bénédictions sur lui — avait voulu épouser les plus belles vierges d’Arabie, leurs familles n’auraient pas hésité à se rapprocher de lui de cette manière. Mais lui cherchait par chaque mariage à résoudre un problème ou à panser une plaie.



09/05/2010

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