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Le nombre d'employés des entreprises de sécurité privées va doubler en Irak

Publié le 19 août 2010 à 16h37

Photo: Ahmad al-Rubaye, Archives AFP

 

Agence France-Presse
Washington

Le nombre de personnes employées par des entreprises de sécurité privées et travaillant pour le compte de l'administration américaine en Irak va doubler pour atteindre 7000 après le départ des troupes de combat, a indiqué jeudi le département d'État.

Le départ des dernières troupes de combat américaines du pays devrait être compensé en partie par les forces de sécurité irakiennes, mais «nous aurons encore nos propres besoins en matière de sécurité, pour nous assurer que nos diplomates et nos experts en développement sont bien protégés», a expliqué le porte-parole du département d'État, Philip Crowley.

Confirmant un article du New York Times, M. Crowley a indiqué à la presse que la plus grande partie des entreprises de sécurité allaient continuer à assurer des missions variées.

«Nous avons des sous-traitants qui gardent notre ambassade, et nous aurons, comme c'est le cas aujourd'hui, des sous-traitants qui nous aident dans nos déplacements, assurent la sécurité personnelle de nos diplomates quand ils se déplacent dans le pays», a dit M. Crowley.

 

Des responsables du département d'État ont également confirmé les chiffres avancés par le New York Times, selon lesquels les employés du secteur de la sécurité privée vont doubler en Irak, passant à 7000 environ. Il n'y a «pas de chiffre précis» mais «c'est le bon ordre de grandeur», ont-ils dit.

Selon le quotidien new-yorkais, les sous-traitants seront déployés pour défendre cinq installations fortifiées qui resteront opérationnelles après le départ des troupes de combat.

Citant des responsables de l'administration sous couvert d'anonymat, le journal affirme que des agences de sécurité privées seront chargées de la surveillance radar, de la détection de bombes artisanales le long des routes et de vols de surveillance effectués par des drones.

Elles pourraient aussi mettre en place des «équipes de réaction rapide» pour venir en aide à des civils en danger.

La dernière brigade de combat américaine a quitté l'Irak dans la nuit de mercredi à jeudi, laissant derrière elle quelque 56 000 militaires qui devraient se retirer à leur tour d'ici la fin de l'année prochaine.

Le New York Times affirme que 1200 tâches spécifiques assurées actuellement par les militaires américains ont été identifiées et devront être transférées aux civils américains ou aux autorités irakiennes, ou supprimées progressivement.

Le département d'État se prépare à la nouvelle mission de ses représentants et prévoit en conséquence d'acheter auprès du Pentagone 60 véhicules résistant aux mines et de porter sa flotte de véhicules blindés à 1320. Il prévoit encore de passer d'un avion à trois et de 17 hélicoptères à 29, pilotés par des employés de sociétés privées.



28/08/2010

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