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Le manganèse dans l'eau potable nuirait au développement intellectuel des enfants

Le manganèse contenu dans l’eau potable serait lié à des troubles du développement intellectuel, selon une nouvelle étude canadienne. Pour éviter tout risque, les auteurs préconisent donc de baisser de moitié le seuil de concentration en manganèse défini par l’OMS.

 

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/le-manganese-dans-leau-potable-nuirait-au-developpement-intellectuel-des-enfants_28278/

 

L’excès de manganèse dans l’eau potable serait-il dangereux pour le quotient intellectuel (QI) de nos bambins ? Selon un travail mené au Québec, à partir d’un certain seuil en tout cas, il y aurait une relation directe entre la présence de ce métal dans l’eau potable et certains troubles du développement intellectuel.

Maryse Bouchard de l’Université de Montréal rappelle qu’« à forte dose, le manganèse devient neurotoxique et peut entraîner des troubles évoquant la maladie de Parkinson : problèmes moteurs, déficit de mémoire, signes de dépression… »

 

Étude sur les enfants

 

Elle s’est alors penchée sur l’effet du manganèse contenu dans l’eau potable en étudiant un public jusqu’alors ignoré : les enfants. Pour ce faire, elle s’est intéressée à 362 enfants de 6 à 13 ans originaires de huit communes de la Belle Province. Les villes en question avaient été choisies en raison des concentrations variées de manganèse relevées dans leurs « réseaux d’aqueducs », comme disent nos cousins. Ce métal en effet, est naturellement présent dans les eaux de source souterraines. Mais sa teneur varie en fonction de la composition des singularités géologiques locales.

Résultats : plus l’exposition au manganèse est élevée, plus les enfants paraissent sujets à des troubles de la coordination motrice et de la mémoire, à court comme à long terme. Selon l’auteur, ces troubles apparaissent dès le seuil de 200 microgrammes par litre (µg/l), soit bien en dessous des 400 µg/l tolérés au titre des normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au cours des tests de QI, Maryse Bouchard a relevé « un écart de 6,6 points aux deux extrémités de l’échantillon » et préconise en conséquence, l’établissement d’« un seuil de sûreté de 140 µg/l ».

 

Les différentes sources de manganèse n’ont pas le même effet

Le manganèse présent dans les aliments, notamment dans les céréales, les noix, légumes verts et le thé vert, a également été pris en considération. Bonne nouvelle : ce type de source n’est pas corrélé avec des déficits cognitifs ou moteurs. « Le manganèse alimentaire n’est probablement pas absorbé par l’organisme de la même manière », conclut la chercheuse.

 

Pas de risque en France

 

À ce stade, il n’y a pas consensus parmi les scientifiques pour admettre que le manganèse hydrique et le manganèse alimentaire auraient des destins différents dans l’organisme humain. Sauf s’il existe dans l’eau quelque chose qui solubilise le manganèse et favoriserait son absorption digestive par rapport aux formes insolubles.

En France, le décret 2001–1220 du 20 décembre 2001 relatif « aux eaux destinées à la consommation humaine à l’exclusion des eaux minérales naturelles », fixe les valeurs indicatives du manganèse. Pour l’Hexagone comme pour l’Europe, elle est établie à 50 µg/l. Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter, d’autant que cette norme est davantage dictée par un souci de qualité de l’eau (couleur…) que de sécurité. La valeur sécuritaire qui prévaut en cette matière est donc celle de l’OMS évoquée plus haut.



24/02/2011

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