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La tactique du flagrant délire paranoïaque

La tactique du flagrant délire paranoïaque

Le peuple iranien doit prendre garde et se méfier, la hyène sioniste blessée, paria, isolée, dénoncée partout à travers le monde, critiquée par ses plus fidèles complices, rode autour de l’Iran en préparation d’un mauvais coup dont elle a le secret.

Cette fin de semaine l’État major de l’entité sioniste – Israël – a fait courir le bruit que ses alliés égyptien, jordanien et saoudien avaient convenu de laisser passer les bombardiers israéliens dans l’éventualité d’une agression contre les installations nucléaires iraniennes.

La « nouvelle », de type intoxication, a d’abord été publiée dans le quotidien The Times de Londres puis reprise par les journaux israéliens (1). L’entité sioniste doit effectivement obtenir l’autorisation pour survoler l’espace aérien de la Jordanie et de l’Arabie Saoudite si elle souhaite attaquer l’Iran par la voie des airs sans être incommodée par les intercepteurs jordaniens ou saoudiens. Mais ce feu vert ne suffit pas pour assurer le pilotage de l’escadrille d’attaque de sa base israélienne jusqu’à son objectif en Iran en minimisant le risque d’affronter les avions d’interception iraniens. Seul les États-Unis possèdent le réseau de satellites espions apte à assurer cette supervision. Ce seront les mêmes satellites espions qui ont servi à diriger les avions israéliens dans le ciel du Liban lors de l’agression de juin 2006 qui fit des milliers de victimes parmi la population libanaise. Par ailleurs, ces satellites espions sont parfaitement à même d’identifier l’escadrille aérienne israélienne et de permettre son interception par les chasseurs américains maintenant basés en Arabie Saoudite et au Koweit. Tout ceci pour dire qu’aucune attaque contre les centres de recherche nucléaire iraniens n’est possible sans l’agrément des États-Unis.

Il ne faut donc pas se surprendre d’apprendre que le gouvernement États-uniens a été informé à la seconde près de l’opération de l’escadron de la mort israélien contre les pacifistes des navires humanitaires en Méditerranée (2). L’accord tacite de la Maison Blanche était requis pour mener une telle opération pirate meurtrière extrêmement violente en eaux internationales (3). L’État major de la marine française ne s’y est pas trompé, considérant les moyens mis en œuvre ils ont avisé l’Élysée que l’agression des soldats israéliens avait atteint ses objectifs : « Ces moyens démesurés (drones, sous-marin et avion-radar en plus des hélicoptères et des zodiacs), eu égard à l’objectif poursuivi, ont été notés avec surprise, à Paris, par l’état-major de la marine. (…) ces mêmes officiers de marine paraissaient moins gênés que Sarkozy aux entournures. "Une grave bavure et pas un dérapage", disait l’un d’eux, en insistant sur la volonté israélienne d’infliger une spectaculaire leçon aux pacifistes et aux pro-Palestiniens. » (4).

Or, d’agrément américain pour ce dessein anti-iranien il n’en est point, nous en sommes assurés. Hassan Nasrallah a déjà expliqué, lorsque le terroriste israélien prépare une agression il se tient coi et ne dévoile jamais ses plans à l’avance (5). Quand vous n’entendrez plus hurler le loup sioniste de sa tanière de Tel-Aviv vous vous méfierez, l’attaque sera alors imminente, s’il menace dans The Times il n’y a rien à craindre pour le moment. De toute façon, une flotte américaine, comportant au moins un porte avion, mouille dans le Golfe Persique et pourrait parfaitement se charger de l’attaque. Il n’est pas utile que le sous-fifre israélien se charge de cette mission délicate.

On en revient donc à la question de départ, pourquoi cette fausse nouvelle émanant de l’État major israélien et diffusé au Royaume-Uni et en Israël ? Cette nouvelle était destinée à la consommation américaine et israélienne. Elle vise à accréditer l’opinion que la direction sioniste en Israël est véritablement prise de délire et qu’elle est dangereuse pour la paix mondiale. Cette « nouvelle » vise à aviser Obama que s’il les pousse au pied du mur et les oblige à jeter du leste, à desserrer l’étau du blocus meurtrier autour de Gaza, les dirigeants israéliens pourraient bien se lancer dans une aventure folle et attaquer l’Iran contre le gré de son tuteur. La Canard enchaîné ne croyait pas si bien dire en affirmant que les faucons israéliens sont pris d’un « flagrant délire ». Ariel Sharon affectionnait particulièrement cette tactique quand il voulait forcer la main de ses patrons américains. Sur l’Esplanade des mosquées en l’an 2000, juste avant les élections législatives en Israël, Ariel Sharon a utilisé cette tactique de provocateur, il a déambulé sur l’esplanade défiant la communauté arabe et lui signifiant que lui Ariel Sharon, lui retirerait illégalement tous ses droits sur Jérusalem. Chaque fois que les sionistes se croient au pied du mur et contraint de négocier la paix un leader sioniste se lève et lance une surenchère hystérique, dangereuse, un coup de poker stratégiquepour lequitte ou double…une nouvelle manche du jeu « qui perd gagne ». C’est pourquoi nous disions récemment que l’entité est dangereuse pour la paix et la sécurité mondiale car elle danse au bord de l’abîme, toujours prête à déclencher un nouvel holocauste que les dirigeants américains souhaitent éviter pour l’instant. À chaque fois ces derniers se sentent obligés de céder de peur que les armes nucléaires dont la France et les États-Unis ont doté l’entité terroriste ne servent à détruire la planète.

La solution serait-elle de se rendre aux désirs des fondamentalistes juifs, de Netanyahu et de Liberman et de forcer le peuple Palestinien à vivre dans quelques bantoustans sévèrement contrôlés par – Israël – ? Non ! Contrairement à ce qu’affirme Noam Chomsky, le nouveau chantre du compromis et de la survie de l’entité : « Un cadre pour résoudre le conflit Arabo-israélien existe depuis 1976, lorsque les états arabes de la région ont présenté une résolution au Conseil de Sécurité qui appelait à la création de deux états le long des frontières internationales, en incluant toutes les garanties de sécurité exigées par la Résolution 242 de l’ONU qui fut adoptée après la guerre de juin 1967. Ses principes les importants sont soutenus par pratiquement le monde entier, y compris par la Ligue Arabe, l’Organisation des États Islamiques (dont l’Iran) et les organisations non étatiques concernées, dont le Hamas. » (6), ni le Hamas, ni la résistance, ni le peuple Palestinien n’ont jamais renoncé au droit de retour, pas le droit de retour des « juifs » sur la terre que leur aurait concédé Yaveh, mais le véritable droit de retour, celui du rapatriement des palestiniens de la Naqba sur leur terre spoliée et occupée. La Résolution 242 tant controversée ne parvient même pas à concilier les américains et les israéliens sur la nécessité d’évacuer TOUS les territoires occupés lors de l’invasion de 1967. Le lecteur aura noté que Chomsky passe allègrement de la formulation « conflit palestino-israélien » à la formulation « conflit arabo-israélien ». Ces deux formulations ne sont pourtant pas interchangeables. Quoi qu’il en soit, le peuple palestinien n’a jamais accepté la résolution 242 de l’ONU (7). Il est étonnant qu’un grand polémiste comme Noam Chomsky ne connaisse pas ces faits élémentaires !

L’entité sioniste n’attaquera pas l’Iran et le Royaume saoudien s’est empressé de démentir le canular publié par The Times et la gazette israélienne (8), mais Israël demeure un danger permanent pour la paix mondiale comme l’affirme la population de très nombreux pays à travers le monde (9). À quand l’holocauste nucléaire par la faute des fanatiques de Tel-Aviv ? Qui arrêtera ce canon fou, qui jettera ce canon désarrimé par-dessus bord ? (10)



20/06/2010

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