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La marine israélienne prête à intercepter un autre navire

La marine israélienne prête à intercepter un autre navire

Par Reuters, publié le 01/06/2010 à 14:47

Des militants pro-palestiniens à bord d'un autre navire qui fait route vers la bande de Gaza se sont jurés mardi de briser le blocus du territoire palestinien, malgré les avertissements de la marine israélienne et l'assaut sanglant de la veille.

Le MV Rachel Corrie, un navire de commerce reconverti qui porte le nom d'une Américaine tuée dans la bande de Gaza en 2003, a appareillé lundi de Malte avec 15 militants à son bord, dont l'Irlandaise Maired Corrigan-Maguire, lauréate du prix Nobel de la paix 1976.

"Notre initiative vise à briser le blocus israélien imposé aux 1,5 million de Gazaouis. Notre mission n'a pas changé et ce ne sera pas la dernière flottille", a déclaré à Reuters Greta Berlin, membre du mouvement Gaza libre, basé à Chypre.

La marine israélienne est prête à intercepter le navire, a assuré un officier, signalant que l'assaut de lundi, qui a fait neuf morts parmi des militants pro-palestiniens, selon Israël, n'aurait pas d'incidence immédiate sur les décisions militaires.

"Notre unité est en train d'examiner (l'incident) et nous mènerons des enquêtes professionnelles pour en tirer des conclusions. Et nous serons aussi prêts pour le Rachel Corrie", a-t-il dit au micro de la radio militaire israélienne.

Selon la radio, le bateau est attendu mercredi dans les eaux de la bande de Gaza. Greta Berlin a toutefois indiqué qu'il pourrait ne pas arriver à destination avant le début de la semaine prochaine.

Le Rachel Corrie transporte 1.200 tonnes de matériel médical, de chaises roulantes, de fournitures scolaires et de ciment, matériau dont les autorités israéliennes interdisent la livraison dans la bande de Gaza, selon les organisateurs.

Outre Maired Corrigan-Maguire, l'ancien diplomate irlandais Denis Hallyday, qui a officié aux Nations unies, fait partie de l'équipage.

Le bateau appartenait à la flottille arraisonnée lundi, mais sa faible vitesse l'a laissé loin derrière les autres, a expliqué Mark Daly, un parlementaire irlandais qui devait être du voyage mais n'a pas obtenu l'autorisation de quitter Chypre.

"Après une discussion entre eux sur la marche à suivre, ils ont décidé de continuer et le dernier contact (...) remonte à hier soir 18h00", a dit l'élu, interrogé par Reuters à Dublin.



01/06/2010

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