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La « BioDynamic Signature » détrône la puce RFID

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La « BioDynamic Signature » détrône la puce RFID

Article placé le 03 juin 2010, par Frédéric Courvoisier (Genève)

 

 

 

Les puces RFID appartiennent déjà à la préhistoire de la biométrie.

 

 Une nouvelle technologie, appelée « BioDynamic Signature », mise au point par une société israélienne, permet d’ores et déjà de relever l’emprunte magnétique d’un individu. Plus besoin de puce électronique, car ce sont les signaux électro-physiologiques que votre corps émet qui permettent de vous identifier.

BDS

C’est une dépêche anodine de l’AFP, dont nous reproduisons le fac simile ci-dessous, qui annonce la mise au point d’une nouvelle technologie, appelée « BioDynamic Signature (BDS) », par l’entreprise israélienne IDesia, dévoilée ce jeudi à Taipei lors du Computex, l’un des plus grands salon informatiques du monde.

L’article de l’agence de presse présente la BDS comme une avancée médicale qui devrait permettre à chacun «  d’évaluer stress et humeur ». Il suffira pour cela de « saisir deux capteurs à la forme similaire à une souris pour mesurer précisément son activité cardiaque. » Des relevés qui devront être « combinés aux données personnelles du patient », comme l’âge par exemple, et qui permettront de calculer son niveau de stress.

Dépêche de l’AFP. Cliquer sur l’image pour l’agrandir :

idesia

C’est pourtant à un tout autre usage qu’est en réalité destinée la technologie « BioDynamic Signature ». IDesia travaille à ce projet d’identification biométrique depuis 2006. Il s’agit de pouvoir relever l’emprunte magnétique d’un individu au moyen des signaux électro-physiologique qu’il émet. « Personne n’avait encore jamais réussi à créer un système biométrique qui permettent d’authentifier passivement un individu, par un simple toucher sur du métal ou un matériau conducteur », déclare le Dr Daniel Lange, inventeur du BDS, dans la plaquette technique d’IDesia que nous nous sommes procuré (1).

Le procédé est simple, mais redoutable : on prélève d’un individu une sorte de code génétique magnétique et il est ensuite possible de l’identifier à chaque fois qu’il est en contact avec un capteur BDS. Le directeur d’IDesia, Baruch Levanon, précise que si l’identification nécessite un contact (comme poser sa main sur une poignée de porte, un téléphone, etc) l’authentification peut en revanche se faire depuis plusieurs mètres, et « même depuis une carte à puce de type bancaire ».

« La caractéristique la plus importante pour une utilisation quotidienne de la biométrie est la commodité, ajoute M. Baruch, on peut donc sans peine équiper chaque ordinateur d’un capteur BDS, de sorte à identifier les consommateurs lors de leurs achats en ligne sur Internet. » On est loin de l’évaluation du stress présentée par l’AFP.

En vue de sa commercialisation, prévue au quatrième trimestre 2010, une première série de tests de la technologie BDS ont été effectués par le National Physical Laboratory à Londres. Les premiers kits d’IDesia ont été distribués aujourd’hui au salon de Computex. La brochure qui l’accompagne annonce fièrement : « Vous le verrez, l’application de notre technologie est sans fin. »

Frédéric Courvoisier, pour Mecanopolis



14/09/2010

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