PerleDeDiamant

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l'OTAN piraté par la résistance

l'OTAN piraté par la résistance

 
Nous sommes anonymes. Nous sommes légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n'oublions pas.
Nous sommes anonymes. Nous sommes légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n'oublions pas.
"Cher FBI : vous ne pouvez pas arrêter une idée. Plus vous ferez d'arrestations, plus on rugira. Nous n'avons plus peur. Nous, le peuple, ne nous tairons plus", écrivait hier Anonymous sur son compte Twitter.
Anonymous provoque le FBI.
Anonymous provoque le FBI.
Anonymous, ces hacktivistes qui s'étaient notamment illustrés en défendant Wikileaks.

Un gigaoctet de données dérobés

Deux heures plus tard, la menace est mise à exécution. "Oui, l'OTAN a été piraté. Et nous avons beaucoup de documents secrets. Attendez-vous à d'intéressantes révélations dans les prochains jours."

Le groupe de pirate informatique affirme avoir récupéré un gigaoctet de données en tout. Certaines doivent être sensibles, puisque le groupe a déclaré ne pas vouloir toutes les publier. "Ce serait irresponsable", selon les pirates.

Deux documents seulement sont proposés aux internautes. Un premier, confidentiel, décrit la situation dans les Balkans et au Kosovo, daté du 9 janvier 2008.

Document confidentiel de l'OTAN sur la situation dans les Balkans et au Kosovo.
 
Document confidentiel de l'OTAN sur la situation dans les Balkans et au Kosovo.
Alors l'OTAN, vous appréciez la guerre ?
Alors l'OTAN, vous appréciez la guerre ?

Un deuxième document, non confidentiel celui là, détaille les procédures de sécurité internes de l'OTAN. "Apparemment, personne ne doit jamais les lire", ironise Anonymous.

Une faille de sécurité déconcertante

Le plus inquiétant dans cette affaire est finalement la facilité avec laquelle les pirates affirment avoir pu se procurer ces informations confidentielles : une opération enfantine (requête SQL) pour tous ceux ayant un minimum de connaissances informatiques.

Une faille de sécurité grossière qui amène quelques interrogations : combien d'autres personnes ont pu avoir accès à ces informations ? Les Anonymous ne sont évidemment pas les seuls pirates au monde. D'autres sévissent, dans de nombreux pays, tous n'étant pas forcément alliés ou bienveillants envers l'OTAN.

Cyberwar
Le piratage de l'OTAN intervient quelques jours seulement après un coup de filet du FBI. Mardi dernier, 16 membres présumés des groupes pirates Anonymous et LulzSec étaient arrêtés aux Etats-Unis et en Europe.

Les deux groupes avait décidé fin juin d'unir leur force contre leurs ennemis.


Dans un communiqué commun, les hacktivistes avaient promis de se venger en continuant leurs attaques contre les gouvernements qui "mentent à leurs citoyens, utilisant la peur pour les garder sous contrôle et mettre en pièces leur liberté."

Oeil pour oeil, dent pour dent

La colère des pirates a aussi été attisé par la publication d'un projet de rapport général sur la guerre de l'information, publiée par l'OTAN. Le document cible clairement le groupe Anonymous :

"le collectif international ad hoc de hackers et d'[h]activistes compterait des milliers de membres et fonctionne sans règlement ni adhésion. Reste à voir combien de temps Anonymous tiendra selon ce mode de fonctionnement. Il est probable que face à de telles attaques, des parades seront mises au point et mises en œuvre, et que les groupes seront infiltrés et les auteurs poursuivis".

Cette "guerre" est loin d'être terminée. Dans un autre tweet, Anonymous prétend détenir d'autres données confidentielles. Entre le gouvernement américain et les pirates informatiques, c'est oeil pour oeil, dent pour dent.
"Salut l'OTAN. Oui, nous avons encore d'autres informations croustillantes. Vous vous demandez d'où elles viennent ? Pas d'indices, à vous de chercher. Vous voulez une guerre, nous rions de vos cuirassés."



22/07/2011

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