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L'horreur irakienne dévoilée par Wikileaks

L'horreur irakienne dévoilée par Wikileaks 

Le site Wikileaks publie quelque 400.000 documents confidentiels de l'armée américaine, révélant la vérité" de la guerre en Irak. Ces documents, révèlent notamment que les autorités américaines étaient parfaitement au courant de tortures et mauvais traitements infligés à des prisonniers par l'armée et la police irakiennes ces dernières années mais ont laissé faire. Les documents proviennent d'une basede données de l'US Army en Irak. La phrase 'Les forces de la coalition n'étant pas impliquées dans ces accusations, une enquête plus poussée n'est pas nécessaire' parsème ainsi de nombreux rapports sur les sévices infligés. Ces documents sont disponibles, "décryptés" de leur jargon militaire, ici, via la plate forme française Owni.fr.Pour l'organisation Amnesty International, la divulgation de ces documents conduit à se demander si les autorités américaines ont respecté les conventions internationales sur la guerre en transférant la garde de détenus aux forces irakiennes, connues pour commettre des sévices "d'une ampleur véritablement choquante".Une guerre aveugle avec 66 000 civils tués

 

Les documents confidentiels sur le conflit en Irak rendus publics par WikiLeaks portent aussi sur d'autres sujets, comme le rôle joué par l'Iran dans la formation et le soutien de milices irakiennes.Ils apportent également des détails jusque là inconnus sur les victimes civiles dans le conflit irakien, WikiLeaks affirmant qu'ils détaillent la mort de 66.081 civils. Interrogé par Al Djazira, le fondateur du site, Julian Assange, a assuré vendredi soir qu'il y avait matière à engager des poursuites pour 40 homicides arbitraires, évoquant des preuves de crimes de guerre.

"Des rapports d'incident font état de civils tués sans discernement à des barrages de sécurité, de détenus irakiens torturés par les forces de la coalition et de soldats américains faisant exploser des immeubles civils pour le seul motif de la présence sur le toit d'un insurgé présumé", déclare WikiLeaks dans un communiqué.

Pour seule réponse le Pentagone "déplore que WikiLeaks incite des individus à enfreindre la loi et à faire 'fuiter' des documents classés, puis partage de façon cavalière ces informations secrètes avec le monde entier", a réagi Geoff Morrell, chargé de la presse au Pentagone, où une équipe de 120 personnes est chargée d'évaluer les conséquences potentielles de cette divulgation massive. Argument : la vérité met en danger les forces américaines et exposent à un risque 300 collaborateurs irakiens de l'US Army, alors que Wiileaks a expurgé les documents de la plupart des noms y apparaissant.



25/10/2010

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