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L'aluminium empoisonne le milieu scientifique

L'aluminium empoisonne le milieu scientifique

Par Chloé Durand-Parenti

L'aluminium empoisonne le milieu scientifique

Les adjuvants aluminiques sont utilisés pour renforcer l'efficacité des vaccins depuis 1926 © IMANE/BSIP/Corbis

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L'aluminium est partout et, le plus souvent, à notre insu. Il est présent dans des produits de l'industrie agroalimentaire, des cosmétiques, des médicaments (notamment des vaccins) et parfois même dans l'eau du robinet qu'il permet de rendre plus claire. Est-il pour autant sans danger pour la santé ? Un livre intitulé Quand l'aluminium nous empoisonne, publié aux éditions Max Milo, par la journaliste Virginie Belle, vient de relancer une polémique vieille de près de quarante ans. Études à l'appui, l'auteur affirme que ce métal, sans aucun rôle ni intérêt pour l'organisme, pourrait être à l'origine de cancers et de maladies neurologiques.

S'appuyant sur les conclusions d'un laboratoire de l'Inserm - non encore publiées -, l'auteure de l'enquête suggère également l'existence d'un possible "syndrome des adjuvants" lié à l'utilisation de sels d'aluminium dans les vaccins. Selon le professeur Romain Gherardi qui dirige ce laboratoire baptisé U955 et basé à Créteil, les nanoparticules d'aluminium des vaccins, injectées dans le muscle, migreraient lentement, mais sûrement, vers le cerveau, alors qu'on pensait jusqu'ici qu'elles étaient progressivement évacuées par les urines. Problème : on sait depuis les années soixante-dix que l'aluminium est neurotoxique, autrement dit nocif pour le cerveau.

Face à cette thèse, le professeur Pierre Bégué, membre de l'Académie de médecine et pédiatre, confie ses préoccupations. Selon lui, "il n'y a aucune raison d'inquiéter la population sur un produit qui est parfaitement connu et suivi". "Il n'y a, à ce jour, pas de preuve d'un risque lié aux adjuvants aluminiques." Le scientifique redoute un vent de panique, notamment parmi les parents de jeunes enfants. "Le risque, c'est de faire baisser la couverture vaccinale et de voir des épidémies de maladies bien réelles, comme la coqueluche ou la diphtérie, se développer", estime-t-il. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments devrait prochainement prendre position. En 2003, l'Afssa et l'Institut national de veille sanitaire (InVS) s'étaient déjà penchés sur cette question. Leur rapport conjoint avait alors conclu que rien ne permettait d'affirmer que l'exposition à l'aluminium, via l'eau, les aliments ou les produits de santé, aux doses habituellement consommées par la population française soit associée à une quelconque augmentation des risques.

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03/10/2010

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