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Israël à nouveau impliqué dans un trafic d’organes

Israël à nouveau impliqué dans un trafic d’organes

Info Palestine, 18 septembre 2010

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Le marché noir des organes pour transplantation est un marché florissant au niveau international

 

Une chaîne d’hôpitaux de premier plan en Afrique du Sud, ainsi que son directeur général, ont été inculpés en relation avec un trafic d’organes humains dans une affaire que les autorités disent être liée à Israël et aussi au Brésil. Le marché noir des organes pour transplantation est un marché florissant au niveau international

Vish Naidoo, porte-parole de la police, a déclaré à l’agence Associated Press ce jeudi que 11 suspects comparaîtront devant la justice en Novembre.

Il a refusé de les nommer, mais le conseil d’administration de la chaîne de l’hôpital Netcare a déclaré dans un communiqué que la société mère, son directeur général, Richard Friedland, et sa filiale dans la province orientale du KwaZulu-Natal, ont reçu des assignations mercredi.

« Le conseil a été informé que les accusations sont injustifiées et que ni Netcare ni le Dr Friedland se sont rendus coupables d’aucune faute, » dit le communiqué.

Greffes de rein illégales

Cinq médecins sud-africains ont également été inculpés dans le cadre de l’affaire, pour avoir procédé à des greffes de rein illégales pour le compte de riches Israéliens en utilisant des organes achetés auprès de Brésiliens et de Roumains pauvres, signalent les journaux africains.

Le quotidien Star a rapporté jeudi que les procureurs ont découvert que 109 opérations illégales ont été réalisées entre 2001 et 2003.

Le journal The Times a rapporté que « les citoyens israéliens qui ont besoin d’une greffe de rein se rendent en l’Afrique du Sud pour des greffes à l’hôpital St-Augustin. Ils ont payé des fournisseurs de rein pour ces opérations ».

Les reins « venaient d’abord de citoyens israéliens, mais plus tard, des citoyens roumains et brésiliens ont été recrutés et leurs reins ont été obtenus à des coûts nettement inférieurs à ceux des fournisseurs israéliens ».

Les donneurs israéliens étaient payés environ 20 000 dollars pour un rein, tandis que les donneurs brésiliens et roumains ont été payés en moyenne 6000 dollars, selon l’accusation.

JP Du Plessis, journaliste connu des Eyewitness News à Johannesburg, a déclaré qu’un grand réseau international était impliqué dans le trafic d’organes en question.

« Ils ont des personnes opérant dans trois pays différents », a-t-il déclaré à Al Jazeera.

« Les gens qui veulent trouver des reins auprès de gens pauvres, organisent des paiements, organisent le retrait des organes et leur transport depuis ces pays vers l’Afrique du Sud, ce qui n’est pas un mince exploit en lui-même. Pour les faire passer par la douane vous avez évidemment besoin des bons documents. »

Forte demande

Il y a cinq ans, la police d’Afrique du Sud a essayé d’introduire un recours contre Ilan Perry, un Israélien qui était considéré comme la tête de l’organisation.

Cette affaire n’a jamais été présentée [devant la justice], mais Perry s’est transformé en témoin à charge, selon le Times.

« Il fournit des données essentielles qui permettent à la police de se concentrer sur des suspects dans les hôpitaux sud-africains, » a déclaré Barnaby Phillips, correspondant d’Al Jazeera à Johannesburg.

« La police affirme qu’il a été ce qu’on appelle un ’courtier en organes’, l’intermédiaire, dans une organisation très complexe impliquant les pays comme le Brésil et la Roumanie où il trouvait des gens pauvres qui étaient prêts à vendre leurs reins, aidant à les amener à Afrique du Sud avec l’aide de bandes criminelles locales et infiltrées apparemment dans les hôpitaux. »

Netcare a dit vouloir se défendre contre les accusations portées devant les tribunaux.

« Après plusieurs années de pleine coopération avec les services de la police sud-africaine, c’est une grande surprise et une déception de voir que les autorités aient décidé de poursuites et aient jugé bon de porter des accusations » a déclaré Netcare dans un communiqué.

Il y a une forte demande et l’offre en reins est faible, ceux-ci pouvant être pris sur un donneur vivant.

Il semble que le marché noir est florissant à travers le monde. L’Organisation Mondiale de la Santé qualifie la pénurie d’organes de « problème universel ».

17 septembre 2010 – Al Jazeera.net – Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/a…



18/09/2010

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