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Interview de Jean-Pierre Petit - Livre : OVNI Le Message

Interview de Jean-Pierre Petit - Livre : OVNI Le Message


lundi 31 août 2009 par Jsf

(Source : LechroniquesdeJC, samedi 22 août 2009, Auteur:GRELET JC)

Jean Pierre Petit, vous venez de publier à compte d’auteur un livre intitulé OVNI le message. Pouvez-vous nous dire dans un premier temps quel est le but d’un tel livre ?

J.P.P : Le but se lit dans le titre. Après de longues années, je crois avoir compris le sens de ces visites. J’avais déjà exposé cette thèse depuis quatre ans, dans mon site, sans que cela suscite beaucoup d’écho. J’ai alors tenté d’inscrire cela dans un livre, et c’est hélas la même chose. Un de mes collaborateurs m’a dit que l’idée, pourtant simple et compréhensible par le premier venu, était peut être trop en avance, et trop dérangeante pour être entendue. Possible...

Ce qui me surprend le plus à la lecture de votre ouvrage, c’est votre pessimisme (ou réalisme), qui s’explique par le peu d’intérêt que suscite le phénomène OVNI dans la population en général et la communauté scientifique en particulier. Comment expliquez -vous ce recul dans la conscience des gens ?

J.P.P : Il y avait un intérêt très vif dans la population, au milieu des années soixante-dix, qui a amené le CNES à créer le GEPAN, pour répondre à cet intérêt populaire. Je pense que cet intérêt était de nature anecdotique, avait pour mobile la simple curiosité, l’aspect "magazine ". Avec le temps le phénomène OVNI s’est signalé par sa répétitivité, sa monotonie. Lueurs, galipettes, disparitions rapides, etc. Je pense que les gens se sont lassés, tout simplement. Il faut dire que tout a été fait pour engendrer cette lassitude. Le sujet a été folklorisé, discrédité dans maints médias pendant trente années. Le retour en arrière semble impossible.

Au sein de cette communauté scientifique, vous démontrez dans votre livre, que c’est l’ego qui est la cause principale de ce rejet. Pourtant, est-ce que ce n’est pas justement le travail d’un scientifique d’être ouvert à toutes les hypothèses ?

J.P.P : Vous vous faites une image très idéalisée de ce que sont en vérité les scientifiques. Ce sont des gens ordinaires. La science n’est qu’un système organisé de croyances. Elle est en fait structurée comme une religion, si vous la décortiquez un peu. Et de fait, elle possède la même rigidité dogmatique qu’une religion. Elle a ses prêtres, ses rituels, ses fantasmes (les supercordes... l’énergie noire etc...).

Le professeur Michel Bounias

Vous parlez du Professeur Michel Bounias qui est le parfait exemple de ce rejet catégorique que suscite le phénomène OVNI chez les tenanciers du dogme scientifique. Pour les gens qui ne le sauraient pas, pouvez-vous nous rappeler quelle était son rôle dans l’affaire de Trans-en-Provence ? Quelles furent les suites pour lui ?

J.P.P : Le cas de Trans-en-Provence est unique en son genre. Il a été le produit de tout un concours de circonstances. A l’époque, 1981, le responsable du GEPAN de l’époque, le polytechnicien Alain Esterle, avait édicté une conduite à tenir en cas d’atterrissage allégué. Il devait devait y avoir plusieurs témoins et l’enquête ne serait pas poussée plus loin s’il ... avait plu.

Ces règles sont le fait d’un homme incompétent, pas à sa place dans ce genre de chose, comme tous ceux qui se sont succédé à ce poste, à ce jour. Il se trouve qu’à Trans, il y avait un témoin unique : Renato Nicolai et que la veille il y avait eu une forte pluie. Le gendarme qui a fait l’enquête sur le terrain a eu l’idée de recueillir des plantes, de simples luzernes, à l’intérieur d’une trace bien visible, et en dehors de celle-ci. Seconde chance insigne : Il n’a pas coupé les tiges, pour les mettre dans "des sacs plastiques étanches", comme le firent ses collègues un an plus tard lors de l’affaire dite "de l’Amarante" (qui fut ainsi un ratage complet). Il a ramassé une pleine pelletée de terre, supportant ces plantes et a mis le tout dans une boite à chaussures. Ces échantillons ont été acheminés jusqu’au CNES de Toulouse. Comme il avait beaucoup plu, la terre humide a empêché les plantes de dépérir, entre le moment où se sont effectuée cette collecte et celui où, 21 jours plus tard, elles sont arrivées sur la paillasse du professeur Michel Bounias, chercheur à l’INRA d’Avignon (Institut National de Recherche en Agronomie).

Troisième coup de chance : Il se trouve que Bounias avait fait sa thèse sur l’effet de radiations sur les plantes. Effets qu’il mesurait en effectuant un dosage des pigments par une méthode appelée chromatographie sur couches minces.

Bounias a constaté des différences très sensibles entre les deux échantillons, vis-à-vis des équipements pigmentaires des plantes (Chlorophylles A et B, carotène, phéphytine, etc...). Intrigué, il a demandé à ce que des prélèvements soient faits, tous les mètres, jusqu’à une distance de dix mètres du centre de la trace. Il a alors constaté que la perturbation évoluait de manière extrêmement régulière en fonction de la distance et que le coefficient de corrélation, vis-à-vis d’un phénomène en 1/r2 (radiatif), était très élevé (0,99). Il en déduit que les effets constatés devaient être causé par un phénomène de type radiatif. Il en a rendu compte, en précisant qu’il ne voyait nul effecteur capable de produire une telle chose. Des essais d’explications basés sur des projections de ciment s’avérèrent vains. Ce qui est curieux c’est que ce furent les ufologues qui se montrèrent les plus acharnés à démonter cette affaire.

Bounias s’exprima librement dans les médias, mais il se borna à dire ce qu’il avait constaté. C’était un homme ouvert, un authentique scientifique. Mais c’était déjà bien au delà de ce qui pouvait être toléré. En faisant cela, Bounias montrait qu’il pouvait y avoir une donnée factuelle, objective, scientifiquement exploitable, liée au phénomène ovni, autre qu’un témoignage humain, lequel pouvait toujours être soumis à caution. La réaction ne se fit pas attendre : Peu de temps après sa hiérarchie le priva de crédits, de personnel, de locaux, et il se retrouva " déporté " , seul dans un bureau de l’Université d’Avignon, où il finit misérablement sa carrière, privé de tous moyens de recherche. Ajoutons au passage qu’il fut un des tous premiers à signaler la toxicité des pesticides et leurs effets dévastateurs sur les populations d’abeilles (dans l’indifférence la plus totale).

Pour vous, les organismes "de recherches" officielles sur les OVNI en France sont devenus je cite : " Un lieu de transit pour préretraités ". Que pensez-vous des positions de Jean-Jacques Vélasco, concernant le phénomène OVNI, depuis qu’il est détaché du CNES ?

J.P.P : Jean-Jacques Vélasco, simple technicien en optique, se retrouva propulsé à la tête du GEPAN, devenu le SEPRA, lorsque son patron, Alain Esterle, fut envoyé dans un placard, à la suite de l’échec cuisant de celui-ci, de tenter de développer, sans moi, au Centre d’Etudes et de Recherches Technique de Toulouse (CERT), sur des fonds propres importants dont disposait le GEPAN, un thème de recherche en MHD que j’avais proposé. Le scandale fut étouffé. Vélasco, dans son livre évoque la visite d’un haut personnage (en l’occurrence René Pellat, décédé, envoyé sur place par le directeur du CNES de l’Epoque, Hubert Curien, également décédé) qui rendit visite à Esterle et lui signifia qu’il devait démissionner. Ce scandale entraîna la disparition du GEPAN, qui jusque-là avait le statut d’un ... département du CNES !

La trajectoire de Vélasco est à la hauteur de son peu de compétence en matière de science. Mal à l’aise, très bridé par sa hiérarchie du CNES, il joua longtemps le jeu qu’on lui demanda de jouer : désinformer. Ainsi, lors d’une émission enregistrée avec les frères Bogdanoff il y a une vingtaine d’années, on l’entendit dire que " seulement quelques pour cent des témoignages restaient non élucidés, mais qu’avec le temps ce reliquat finirait par disparaître ". Je serais très heureux que quelqu’un retrouve cette interview et la mette en ligne.

Il a en outre " deux cadavres dans ses placards ".

Le premier est un procès en diffamation qu’il intenta à l’ufologue marseillais Robert Alessandri, qui avait découvert, des années plus tard, son incompétence flagrante en matière " d’expertise de phénomènes de rentrées atmosphériques ". Le SEPRA était en effet " le Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques ". Analysant la rentrée atmosphérique d’un étage de fusée russe Ghorizont, qui s’était produit le 5 novembre 1990, et en se basant sur les trois dernières données de survol fournies par la NASA, il fit une erreur de... 200 km. Vraisemblablement parce que ses moyens d’analyse se limitaient à une mappemonde et une ficelle. Alessandri montra cette erreur, en utilisant un logiciel freeware d’orbitographie, et titra, dans une minuscule revue ufologique qu’il produisait " Quand le CNES engage des fumistes ". Vélasco l’attaqua, et le fit lourdement condamner pour diffamation (5000 Euros). Il eut gain de cause et empocha l’argent sans le moindre état d’âme, somme que je pus collecter auprès de mes lecteurs, Alessandri n’était qu’un pauvre diable. En faisant saisir son compte par huissier, Vélasco n’y trouva pas grand chose. Par la suite le CNES, craignant que le public ne découvre le caractère complètement bidon de ce service, le SEPRA, le rebaptisa " Service d’Expertise des Phénomènes Rares Aérospatiaux ", qui aurait dû alors s’appeler le .. SEPAR.

Le second est moins connu. Le journaliste aéronautique Robert Roussel fréquenta longtemps le Sepra, à Toulouse. Puis il rédigea un ouvrage dont il envoya copie à Vélasco. Celui-ci, incapable d’écrire une ligne (l’ouvrage suivant qu’il a publié, a été écrit par un "nègre", le journaliste Nicolas Monteggiani), s’associa avec le journaliste Jean-Claude Bourret, grand money-maker en matière d’ovnis, et ils publièrent ensemble un ouvrage intitulé " OVNI, la science avance (...)". Estimant que son texte avait été pillé, Roussel attaque les deux pour plagiat, mais Vélasco et Bourret contre-attaquèrent, et eurent gain de cause. Roussel fut très lourdement condamné, à la hauteur "du préjudice social subi par un personnage tel que Bourret ". Roussel fut en fait complètement ruiné et dû même hypothéquer sa maison pour pouvoir payer la somme requise par le tribunal. Une histoire pratiquement inconnue et parfaitement scandaleuse.

Tout cela n’est pas très brillant et est à la hauteur du personnage, pas non plus à sa place dans ce dossier ovni. Ceci étant, les responsables successifs de ce service du CNES furent tous confrontés à des cas si troublants qu’ils ne purent guère éviter l’hypothèse véhiculaire, extraterrestre.

L’année précédent sa retraite, Vélasco tenta de tirer profit en publiant un ouvrage où il priorisait cette hypothèse. Monteggiani lui servit de nègre, à bas prix. Mais la direction du CNES réagit très vivement en relevant aussitôt Vélasco de ses fonctions et en l’affectant à la conduite d’un club de mini-fusées, qui avait été créé au CNES pour accueillir les jeunes. Le peu brillant Patenet prit sa suite, occupant les trois années précédent son départ à la retraite, en décembre 2008, à scanner et à mettre en ligne sur un site les archives du CNES, totalement dépourvues de toute donnée scientifiquement exploitable.

Aujourd’hui, Vélasco est le has been de l’OVNI. Quant à Alain Esterle, nous n’en entendîmes plus jamais parler. Caude Poher, premier responsable du Gepan, publia lors de son départ en retraite un ouvrage intitulé " les Universons, énergie du futur ", complètement rocambolesque, thèse prétendument scientifique qui n’était appuyée que par des "notes internes Cnes". En trente deux années la nullité scientifique des responsables du GEPAN-SEPRA-GEIPAN fut sans faille, le service n’ayant jamais publié le moindre papier dans une revue à comité de lecture, seulement des "notes techniques", mises en ligne sur un site Internet par Jacques Patenet, dernier responsable, d’une vacuité absolue. Tout porte à croire que le nouveau responsable, l’ingénieur Yves Blanc, ne fera guère d’efforts pour améliorer cette situation.

Ces derniers mois, certains pays comme la France et l’Angleterre par exemple ont mis sur Internet et à la disposition du grand public, un certain nombre de documents concernant des observations d’OVNI. Est-ce que vous pensez que ces " divulgations " sont juste des effets d’annonce ou bien sont-elles très importantes dans la reconnaissance officielle du phénomène ?

J.P.P : Je ne saurais répondre. Toujours est-il que l’impact est quasi nul. Comprenons-nous bien : le seul impact qui pourrait avoir des suites devrait s’opérer au sein du monde scientifique. Or, à de très rares exceptions dont je fais partie, celui-ci est totalement étanche vis-à-vis de ces questions, d’une étanchéité dont le grand public n’a pas la moindre idée. Au point que quand je disparaîtrai (j’ai 72 ans) toute recherche (à ciel ouvert) d’un niveau scientifique élevé disparaîtra avec moi.

Dans votre livre, vous expliquez que suite à votre participation en 2008, à un congrès sur la MHD à Vilnius, vous vous rendez compte encore une fois, que la mise au point de nouvelles technologies pourrait bien déboucher sur la fabrication de nouvelles armes bien plus destructrices que les précédentes. Pouvez-vous nous en dire plus ?

J.P.P : C’est la suite du premier livre, paru en 2003 : " OVNI et armes secrètes américaines " (Albin Michel). Le processus se poursuit et tout récemment nous avons appris que les Russes avaient obtenu le " break-even " en matière de fusion obtenue par simple compression MHD (sans le recours à la fission pour initialiser cette fusion). Les grandes puissances, puis tous les pays du monde se doteront de cette nouvelle arme, cette technologie étant " proliférante " et ne nécessitant pas d’acquérir des matériaux fissiles (U235, Pu 239). La MHD est une activité 100 % militaire, et fonctionne hélas selon le principe " les bombes d’abord, l’énergie ensuite ", alors que la fusion aneutronique permettrait d’inonder tous les pays d’énergie électrique, sans pollution ni déchets radioactifs, le produit de la réaction n’étant pas constitué que par trois atomes d’hélium.

Il est possible que ce nouveau " progrès " en matière d’armements nous soit fatal, ces bombes " à fusion pure " étant minuaturisables et pouvant éventuellement, avec une fusion Bore Hydrogène devenir... non polluantes, non neutrogènes. Des " bombes vertes ", en quelque sorte, respectant l’environnement ".

A votre connaissance, la France a-t-elle entrepris de rattraper son retard en matière de recherche sur la MHD ?

J.P.P : Je réponds catégoriquement non. Sensibilisée par le contenu de mon livre "Ovni et armes secrètes américaines" (2003), La DGA (Délégation Générale de l’Armement), a bien arrosé de crédits une quarantaine de labos civils français, mais ceux-ci n’ayant ni les connaissances requises, et encore moins des idées n’ont strictement rien produit. Les maîtres de la MHD au niveau mondial ont toujours été, depuis Sakharov, les Russes, et le restent, le démontrent.

Concernant maintenant les lettres Ummites, est-ce que vous pouvez nous donner votre position aujourd’hui en 2009 sur ce dossier ?

J.P.P : C’est un dossier d’une richesse phénoménale, comme je le démontre dans mon dernier livre, en montrant ce que j’ai pu tirer de peu de mots d’une lettre que j’avais reçue en 1993. Il est entre les mains de gens très médiocres (le site UMMO SCIENCE), qui ont réussi une OPA complète sur l’ensemble de ce dossier. Il y a une dizaine d’années. En dehors d’une mise à disposition des textes, le site n’offre aucun intérêt. En Espagne, Hiltrud Franz est pratiquement la dernière survivante du groupe des contactés. Tous les autres sont décédés, dont les plus importants : Antonio Ribera et Rafael Farriols. Quand j’aurai disparu, personne ne saura plus tirer quoi que soit de ces documents, inexploitables par quelqu’un qui ne possède pas des connaissances très pointues.

Dans votre ouvrage, vous expliquez que la société humaine est en pleine mutation, qu’elle semble aujourd’hui plus proche du précipice que d’un carrefour, qu’est-ce que le phénomène OVNI apportera à cette " marmite en ébullition " qu’est devenue notre planète ?

J.P.P : Le choix reste entre les mains des humains. L’émergence des bombes à fusion pure, de manipulations aussi monstrueuses que le 11 septembre, la montée de la violence et des déséquilibres de tous ordres partout, fait que l’histoire humaine ressemble plus à une course à l’abîme qu’une montée vers une prise de conscience essentielle. Le fait que le message mis dans mon livre ne soit pas entendu est extrêmement inquiétant. L’humanité semble courir vers le précipice avec de la cire dans les oreilles et sur les yeux.

Pouvez-vous nous dire quels seront vos prochains projets en matière de recherche scientifique et éditoriaux ?

J.P.P : Le groupe UFO SCIENCE se résume à cinq individus. Ce groupe minuscule a produit de nombreux fruits. Nous allons à la rentrée mettre en fabrication des " bonnettes à réseau ", en Chine, et les diffuser le plus largement possible. Jean-Christophe Doré achève un " détecteur d’OVNI " sophistiqué et astucieux . Je ne pense hélas pas pouvoir me rendre en octobre au colloque de Brème, Allemagne, sur le vol hypersonique, pour raison de santé. Mais nous présenterons une communication à cette manifestation, qui fera figure de nouvelle publication scientifique de haut niveau et contiendra un résultat expérimental de haut niveau. A l’opposé, le GEIPAN est une terre totalement stérile. En 32 ans, il n’est jamais rien sorti de ce service du CNES et je pense qu’il n’en sortira jamais rien, faute de compétences et d’idées. C’est ... comme ça. Pendant trente deux ans, nous avons cru nous heurter à un mur de silence et qu’en haut lieu des gens en savaient beaucoup plus qu’ils ne voulaient bien le dire. A la suite d’un long échange que j’ai eu avec Sillard, ancien directeur de la DGA, retraité, créateur du GEPAN en 1977, quand il était président du Cnes (Hubert Curien, futur ministre de la recherche en étant le directeur) j’ai réalisé avec stupeur que nous nous étions en fait heurté à un mur de totale incompétence. Aucune recherche n’a jamais été menée en France, sur le sujet ovni, y compris dans un cadre militaire. Le ton du rapport Cometa est en fait un "baroud d’honneur" de quelques officiers supérieurs, en général témoins d’ovnis, comme le général Letty, qui tentèrent ainsi de lutter contre l’immobilisme ambiant. Comme Bounias, ils subirent les réactions négatives de leur hiérarchie. Ainsi Gilles Pinon, contre-Amiral, récemment décédé, avait interrogé le chef d’état major de la Marine, peu après la publication de ce manifeste. La réaction de ce dernier :

- Ces hommes déshonorent l’Armée !
Nous avons animé sur la chaîne Direct 8 ce qu’on pourrait considérer comme la première émission vraiment sérieuse et riche sur le sujet ovni, avec des témoignages en béton, des discours intelligents, émanant de gens réfléchis et compétents. Le public a nettement fait la différence avec les clowneries mensongères précédentes, comme l’émission C dans l’air, où Alain Cirou, rédacteur en chef de Ciel et Espace, avait déclaré, sous le regard approbateur de Jacques Patenet " qu’en matière d’ovni les scientifiques n’avaient rien à se mettre sous la dent ". Y aura-t-il une autre émission sur la chaîne Direct8 ? Je l’ignore. Mais d’ores et déjà nous avons tout le nécessaire pour la rendre aussi passionnante que la précédente, où il n’y a eu aucune censure. La chaîne avait même concédé une rallonge de dix minutes à cette émission, au montage.

Le sujet ovni se ramène à une simple bataille médiatique. L’émission de Direct8 a mis le CNES en fâcheuse posture. Les scientifiques fuient ce sujet ce sujet comme la peste. Ceux qui suivent mon site ont pu être témoins de la lamentable déroute du " Zététicien " Henri Broch.

Cinq individus, c’est bien peu. Mais le public nous a considérablement appuyés financièrement, au point que dès le début 2009 nous avons dû refuser les dons et les envois de cotisations à notre association UFO-science.. Dans cette recherche ce sont les hommes compétents qui manquent, avec des compétences techniques bien définies. Les " bras " et les bonnes volontés ne suffisent hélas pas. Le monde de la science et de la technique, quant à lui, est resté parfaitement sourd à nos appels.

Nous sommes cinq mouches s’agitant dans un verre de lait.



06/09/2009

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