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Il n'a pas de portable mais la police le verbalise pour… téléphone au volant

Il n'a pas de portable mais la police le verbalise pour… téléphone au volant

YVERDON-LES-BAINS | Un automobiliste d’une cinquantaine d’années a reçu, vendredi passé, une amende de 100 francs, pour usage de téléphone au volant. L’homme conteste car il n’a «jamais eu de téléphone portable».

© JEAN-PAUL GUINNARD | Roland Perrier, mécanicien de précision résidant à Baulmes: «J’ai reçu une amende d’ordre pour usage de téléphone au volant alors que je n’ai jamais eu de portable.»

ABDOULAYE PENDA NDIAYE | 01.06.2010 | 14:08

Une scène cocasse s’est déroulée à Yverdon-les-Bains, vendredi passé aux environs de 11 h. Sur la rue d’Entremonts, près de l’Hôpital d’Yverdon, un automobiliste aperçoit derrière lui une voiture de police. A bord de sa fourgonnette Nissan, Roland Perrier, 56 ans, est tout surpris de voir deux agents de la police municipale l’apostropher, quelques centaines de mètres plus loin, devant une station-service. «Quand je suis sorti de mon véhicule, ils m’ont demandé de rentrer, de fermer la porte et d’ouvrir la fenêtre. Je n’y comprenais rien et je leur ai demandé ce qui se passait.» Selon le quinquagénaire baulméran, c’est à ce moment-là qu’un des agents lui a dit qu’il avait utilisé son portable au volant.

Très surpris, Roland Perrier répond par une note d’humour: «On n’est quand même pas le 1er avril. Je n’ai pas de portable et je n’en ai jamais eu car je n’aime pas ces machins.» Les policiers demandent au mécanicien de précision de vider ses poches. Pas de portable. Ils procèdent par la suite à une fouille minutieuse du véhicule. Toujours pas de portable. Loin de désarmer, ils décident de lui coller une amende de 100 francs. «Ils étaient obstinés et harcelants», déplore celui que la police considère comme un «contrevenant», qui aurait par la suite «caché l’objet du délit».

L’épouse de Roland Perrier se demande s’il faut «rire ou pleurer de cette histoire». La police peut toujours, selon elle, contacter tous les opérateurs téléphoniques de Suisse, les habitants de Baulmes et les clients de son mari. «Peut-être que c’est le seul moyen pour leur faire admettre leur erreur.»

Commandant de la police municipale, Serge Richoz exprime sa «surprise» par rapport au déroulement de cette histoire dont il n’était pas au courant. «En principe, explique-t-il, s’il y a contestation, il n’y a pas d’amende et c’est la commission de police qui est saisie. Mais, si on se fie aux faits que vous relatez, il y a suffisamment d’éléments de bonne foi pour que le policier se pose des questions sur la pertinence de verbaliser l’automobiliste.»

Pour donner une issue heureuse à ce dialogue de sourds, une amie de longue date de la famille Perrier suggère à la police de se rattraper. «En offrant un natel à Roland.»



01/06/2010

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