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Eric Margolis : "La version officielle du 11-Septembre n’est pas crédible"

Eric Margolis : "La version officielle du 11-Septembre n’est pas crédible"

Après le grand reporter britannique Robert Fisk en août 2007, c’est au tour de l’américain Eric Margolis de dire ses doutes au sujet de la "version officielle" du 11-Septembre. Les deux hommes ont la particularité d’avoir rencontré, au cours de leurs carrières de grands reporters, Oussama Ben Laden.

 
 
Eric Margolis a été journaliste durant 27 ans au Toronto Sun. Il a été démissionné en juillet dernier, au moment où le gouvernement canadien a commencé à verser des subventions au Sun. Spécialiste du Moyen-Orient, de l’Asie du Sud et de l’islam, il collabore régulièrement avec le Huffington Post, mais aussi le Dawn au Pakistan, le Gulf Times au Qatar, le Khaleej Times à Dubai, le New York Times et The American Conservative. Il intervient sur différentes chaînes de télévision : CNN, CBS, Fox... En France, on a pu l’apercevoir dans l’émission de Frédéric Taddeï Ce soir ou jamais ou sur France 24. Politiquement, il se définit comme un républicain, dans la mouvance de Ron Paul.
 
Depuis plusieurs années, il critique la guerre américaine en Afghanistan, dont le motif serait selon lui principalement pétrolier ; le pays ne possède certes pas de réserves d’hydrocarbures dans son sous-sol, mais il est le lieu de passage obligé pour exporter le pétrole des républiques musulmanes de l’ex-URSS, au nord, vers l’océan indien et la côte pakistanaise, au sud.
 
 
Le 10 septembre 2010, Eric Margolis publie sur son site personnel un article détonant : "9/11. The Mother of all coincidences", qui vient d’être traduit en français par ReOpen911. Citons d’emblée sa conclusion :
Au final, que peut-on conclure ? 1/ Nous ne savons toujours pas ce qui s’est vraiment passé le 11-Septembre. 2/ La version officielle n’est pas crédible. 3/ Le 11-Septembre a servi à justifier les invasions stratégiques de l’Afghanistan et de l’Irak riche en pétrole. 4/ Les attaques ont plongé l’Amérique dans des guerres contre le monde musulman et ont enrichi l’industrie US de l’armement. 5/ Le 11-Septembre a favorisé les néoconservateurs pro-israéliens, donnant les rênes du pouvoir à ce groupe initialement marginal, et avec eux l’extrême droite totalitaire américaine. 6/ La guerre injustifiée de Bush contre l’Irak a détruit l’un des deux grands ennemis d’Israël. 7/ Le 11-Septembre a plongé l’Amérique dans ce qui pourrait bien être un état de guerre permanent contre le monde musulman – ce qui était l’un des principaux objectifs des néoconservateurs.
 
Mais à ce jour je n’ai pas vu de preuve comme quoi le 11-Septembre était un complot de l’extrême droite ou d’Israël ou une gigantesque opération de camouflage (« cover-up »)...
 
Aucune "théorie du complot" ici, mais l’aveu d’un désarroi, et l’affirmation claire et nette que les conclusions de l’enquête de 2004 ne sont guère satisfaisantes pour calmer les doutes.
 
"Un profond mystère"
 
On se souvient qu’il y a à peine un an, le journaliste américain était invité sur France 24 pour un débat sur la "théorie du complot" du 11-Septembre, où ses doutes n’étaient pas apparus aussi clairement, même s’il se disait déjà "choqué" par le peu de dégâts au Pentagone (11 min 30 dans la vidéo). Dans son article de septembre 2010, il réaffirme son étonnement : "J’ai vu des photos du lieu de l’impact et je ne comprends pas ce qui est arrivé à l’épave de l’avion. Il n’en restait pratiquement rien."
 
Autre source d’étonnement : l’absence de réaction de la chasse lors des détournements d’avions, qu’il met en relation avec une expérience de détournement qu’il a lui-même vécue, et qui s’était déroulée tout autrement : "En 1993, mon vol Lufthansa à destination du Caire a été détourné au-dessus de l’Allemagne. Le pirate de l’air d’origine éthiopienne nous a ramenés jusqu’à New York City. Il menaçait de faire s’écraser l’avion contre Wall Street. Notre appareil a été pris en chasse par les chasseurs américains F15 qui avaient reçu l’ordre de tirer en cas de nécessité. Mais où était la défense aérienne le 11 septembre 2001 ?"
 
Margolis a aussi du mal à comprendre comment des pilotes peu expérimentés ont réalisé de telles performances pour atteindre leurs cibles à New York et Washington : "Je ne comprends pas comment des pilotes amateurs ont réussi à manœuvrer à si basse altitude pour aller frapper le World Trade Center et le Pentagone."
 
Le journaliste n’hésite pas à évoquer l’épisode des "Israéliens dansants", qu’il qualifie de "profond mystère" : "L’arrestation de « déménageurs » israéliens en train de filmer les attaques en dansant de joie, et celle consécutive de groupes d’étudiants israéliens qui auraient « suivi » les futurs pirates de l’air, tout cela reste un profond mystère pour moi."
 
Pas de preuve
 
Eric Margolis rappelle opportunément que les preuves promises par l’administration Bush au lendemain des attentats n’ont jamais été fournies : "Le lendemain du 11-Septembre, CNN m’a demandé si Ben Laden était bien derrière ces attaques. « Nous devons encore voir les preuves  » ai-je répondu. Et je maintiens cette position encore aujourd’hui. (...) A la suite du 11-Septembre, le secrétaire d’État Colin Powell avait promis aux Américains que le Département d’État divulguerait un « White Paper » détaillant les preuves de la culpabilité de Ben Laden. Le gouvernement taliban d’Afghanistan avait demandé ce document comme préalable à l’extradition de Ben Laden exigée par les USA. Ce « White Paper » n’a jamais été diffusé, et les USA ont ignoré les procédures légales en vigueur et ont envahi l’Afghanistan. Nous attendons encore ces preuves."
 
Le journaliste américain, qui a rencontré Ben Laden, paraît formel, lorsqu’il nie que ce soit lui qui apparaisse sur les vidéos où il revendique les attentats : "Les bandes vidéo qui sont apparues confirmant que Ben Laden était coupable sont des faux mal ficelés. Elles ont soi-disant été retrouvées en Afghanistan par l’Alliance du Nord qui combat les taliban, et qui avait été créée et financée par les services de renseignement russes. J’ai rencontré Oussama Ben Laden en Afghanistan et j’ai dit sur CNN que ce n’était pas l’homme apparaissant sur ces vidéos."
 
L’implication de Ben Laden et d’Al Qaïda lui paraît néanmoins probable, mais pas absolument avérée : "Je ne sais toujours pas si Oussama Ben Laden était vraiment derrière ces attaques. De nombreux éléments factuels le désignent lui et al-Qaida, mais les preuves décisives manquent toujours à l’appel." Margolis rappelle les tortures subies par le "cerveau" présumé de l’opération, qui ont conduit à ses aveux : "Un Pakistanais, Khalid Sheik Mohammed, a affirmé être le cerveau du 11-Septembre, après que la CIA lui ait fait subir 183 séances de torture par simulation de noyade". Mais il omet de parler de sa revendication face au journaliste Yosri Fouda dès 2002, alors qu’il était encore en liberté.
 
Afghanistan : l’oubli révélateur
 
D’ailleurs, c’est dans cette interview à Yosri Fouda que Khalid Sheikh Mohammed indique que la plupart des futurs pirates de l’air - saoudiens - se sont entraînés en Afghanistan, alors que Margolis insiste, de son côté, pour dire que l’opération a été préparée "depuis Hambourg en Allemagne et depuis Madrid en Espagne, pas depuis l’Afghanistan". Cette tendance, chez Margolis, à vouloir occulter l’aspect afghan du 11-Septembre s’explique peut-être par sa volonté de mettre clairement en évidence la manipulation américaine qui a consisté à faire croire que l’Afghanistan était le foyer mondial du terrorisme. Alors que l’Arabie Saoudite ou le Pakistan l’étaient bien davantage. L’Afghanistan était surtout le terrain sur lequel les compagnies Delta Oil et Unocal voulaient faire passer leur pipeline... ce qui avait justifié la préparation de la guerre dès avant les attentats, comme le rapportait la BBC le 18 septembre 2001 - une guerre programmée avant les premières neiges en Afghanistan, soit "à la mi-octobre [2001] au plus tard".
 
Pour comprendre l’intérêt stratégique de l’Afghanistan, on peut se reporter aux analyses du géopoliticien Aymeric Chauprade, lui aussi sceptique sur le 11-Septembre.
 
 
Selon Margolis, l’Afghanistan n’était donc pas un repère de terroristes, mais plutôt de groupes commando entraînés dans des buts bien précis ; voici ce qu’il déclarait à ce propos en novembre 2008 : "Pour 90 % des gens dans les camps d’entraînement, il pouvait s’agir de Cachemiris, entraînés par les services de renseignement pakistanais, l’ISI, au vu et au su des Américains, pour aller se battre au Cachemire contre la loi indienne. C’était le groupe le plus important. Le deuxième plus important regroupait des gens d’Asie Centrale, principalement d’Ouzbékistan, du Kazakhstan et du Tadjikistan, qui étaient organisés et entraînés pour aller combattre ces épouvantables régimes communistes d’Asie Centrale, encore au vu et au su des Américains. Enfin, il y avait un groupe de Ouïghours, ces Chinois musulmans de la province du Xinjiang qui étaient entraînés par Ben Laden pour aller combattre les communistes chinois au Xinjiang, et ce ne n’était pas seulement au vu et au su de la CIA, mais avec son soutien, car elle pensait qu’elle pourrait les utiliser au cas où une guerre éclaterait avec la Chine." Ces pratiques avaient encore cours en 2001 selon Margolis.
 
Dans son article du 10 septembre 2010, il précise que, contrairement à ce qu’on pourrait aisément imaginer au vu des informations qui précèdent (et de bien d’autres encore), Al-Qaïda n’est pas "une invention américaine utilisée pour justifier les opérations militaires à l’étranger", et que "Oussama Ben Laden n’a jamais été un agent de la CIA, même si son groupe a indirectement bénéficié de fonds de la part de la CIA afin de combattre les communistes."
 
L’arnaque
 
Le reporter tient bien à appuyer sur la manipulation américaine, qui a consisté, au lendemain du 11-Septembre, à grossir la menace que représentait Al Qaïda : "J’ai dit et répété depuis le jour du 11/9 que la dangerosité et la taille d’al-Qaida avaient été immensément exagérées – comme le confirme un rapport explosif publié à Londres cette semaine par le très réputé Institut International d’Études Stratégiques (IISS). Le nombre de membres d’al-Qaida combattant les communistes afghans n’a jamais dépassé les 300. Aujourd’hui, d’après Leon Panetta, chef de la CIA, il n’y a pas plus de 50 hommes d’al-Qaida en Afghanistan. Et pourtant, le président Obama a triplé les troupes US en Afghanistan portant leur nombre à 120 000, à cause de ce qu’il appelle, la menace al-Qaida. Que se passe-t-il ?"
 
D’ailleurs, les conclusions de la Commission d’enquête ne lui paraissent pas crédibles le moins du monde : "La Commission d’enquête sur le 11/9 fut une opération de blanchiment, comme toutes les commissions gouvernementales. Elles sont faites pour occulter et non pour révéler la vérité." Une analyse comparable à celle de Philip Shenon du New York Times, selon lequel "au lendemain du 11/9, le problème (...) n’était pas la recherche de la vérité. Mais plutôt la recherche d’une vérité « compatible ». Qui, à la différence de toute autre vérité, ne ferait de mal à personne. Qui coïnciderait avec les intérêts d’une administration sur le point de demander un second mandat à ses électeurs..."
 
Le journaliste insiste lourdement sur la manipulation des néoconservateurs qui ont voulu présenter les attentats du 11-Septembre comme une attaque "islamiste", obéissant à des motifs religieux, alors que ces motifs étaient, selon Margolis, avant tout politiques :
La Maison Blanche et les médias ont été prompts à jeter la pierre aux musulmans qui « haïssaient le style de vie et les valeurs américaines », lançant ainsi le concept de « terrorisme islamique », qui veut que la foi musulmane, et non des problèmes politiques, soit à l’origine des attaques.

Ce dangereux bobard a infecté l’Amérique, et a amené à la montée en flèche de l’islamophobie. Le tapage continu à propos de la création d’une mosquée dans le centre de Manhattan, et les menaces d’un prêtre de Floride de brûler des Corans sont les deux plus récents et déplorables exemples de la haine religieuse exacerbée.

Le commando suicide qui a attaqué New York et Washington avait clairement justifié son acte : a/ punir les États-Unis pour leur appui à Israël dans sa politique de répression des Palestiniens ; et b/ ce qu’ils appellent l’occupation US de l’Arabie saoudite. Bien qu’ils soient tous musulmans, la religion n’était pas le facteur motivant.

Comme l’observait très justement l’ancien expert de la CIA Michael Sheuer, le monde musulman était furieux contre les USA pour leur politique dans la région, et non pour les valeurs, les libertés ou la religion américaine.

La suite du propos de Margolis peut surprendre, tant elle suggère explicitement une manipulation américaine dans la préparation même des attentats du 11-Septembre :

Ces motivations à l’origine des attaques du 11/9 ont été largement oblitérées par l’hystérie croissante à propos du « terrorisme islamique ». L’apparition de souches d’anthrax à New York, en Floride et à Washington juste après le 11/9 avait clairement pour but de décupler la colère contre les musulmans. Les auteurs de ces envois empoisonnés ne sont toujours pas identifiés. Pourtant, ces attaques à l’anthrax ont accéléré le passage des lois semi-totalitaires du PATRIOT ACT qui ont limité drastiquement les libertés individuelles des Américains et ont imposé de nouvelles lois draconiennes.

Les fausses vidéos et bandes audio de Ben Laden. Les attaques à l’anthrax. Le Coran retrouvé intact de façon tout à fait improbable à Ground Zero. Les preuves retrouvées dans la valise qu’un des pirates n’avait semble-t-il pas réussi à faire embarquer sur le vol détourné. Les affirmations précipitées comme quoi al-Qaida était derrière les attaques. Ces pilotes amateurs kamikazes et l’effondrement des Tours.

Mais encore plus accablant, l’enregistrement de l’entretien à Londres entre le président George Bush et le premier ministre Tony Blair, où l’on entend le président des USA faire cette proposition terrible, pour déclencher la guerre avec l’Irak : peindre des avions US aux couleurs de l’ONU et harceler les défenses aériennes irakiennes jusqu’à ce qu’elles leur tirent dessus, créant ainsi un « casus belli ». Bush aurait aussi indiqué à Blair qu’après l’Irak, il s’attaquerait à l’Arabie saoudite, la Syrie et le Pakistan.

En 1939, l’Allemagne nazie avait déguisé ses soldats avec des uniformes polonais afin de provoquer un incident de frontière et justifier ainsi l’invasion par l’Allemagne de la Pologne. Les plans de Bush étaient du même acabit. Un président capable d’envisager de telles opérations criminelles pourrait aller beaucoup plus loin pour réaliser ses rêves impérialistes.

Pour un vieux journaliste comme moi, tout cela sent l’arnaque. Il y a vraiment trop de questions sans réponses, trop de suspicions, et puis ce vieux proverbe romain qui dit « cui bono », « à qui cela profite-t-il ? »

Concernant l’échange ahurissant, le 31 janvier 2003, entre Blair et Bush, où ce dernier, très inquiet de l’échec des inspecteurs de l’ONU à trouver des armes de destruction massive en Irak, envisageait de peindre un avion américain aux couleurs de l’ONU dans l’espoir que la chasse irakienne ne l’abatte - ce qui aurait justifié l’entrée en guerre des Etats-Unis -, il avait déjà été révélé par l’ancien procureur de Los Angeles Vincent Bugliosi devant la commission judiciaire du Congrès des Etats-Unis le 25 juillet 2008 (à lire aussi dans le Guardian).

 
Par ailleurs, le célèbre journaliste du New Yorker Seymour Hersh avait révélé en juillet 2008 que le vice-président Dick Cheney, à son tour, avait envisagé une douzaine de scénarios pour déclencher une guerre contre l’Iran. L’un d’eux consistait à "déguiser des commandos de la marine américaine en Iraniens qui, à bord de vedettes copiées sur les iraniennes, se seraient précipitées sur les bateaux de guerre américains, qui, ripostant, auraient fini par entrer en guerre contre l’Iran".
 
 
Pour Eric Margolis, tout cela "sent l’arnaque". Mais sans qu’il puisse être sûr que c’en est une. Le journaliste n’exclut en effet pas la possibilité que la "version officielle" soit, au final, vraie : "Si la version officielle sur le 11/9 est vraie, les attaques ont surpris l’administration en pleine léthargie alors qu’elle aurait dû être sur ses gardes. Condoleezza Rice, la parfaite incompétente Conseillère nationale pour la sécurité de George W. Bush, a ignoré des avertissements pourtant très sérieux concernant les attaques à venir, et a en réalité coupé les budgets de la lutte antiterroriste juste avant le 11/9. (...) À la fin, cela a pu n’être que 19 Arabes en colère, et une administration Bush maladroite à la recherche d’un bouc-émissaire."
 
Impartial
 
Le 25 août 2007, Robert Fisk, grand reporter spécialiste du Moyen-Orient, considéré par le New York Times comme "probablement le plus grand reporter britannique à l’étranger", affichait dans The Independent des doutes à peu près similaires à ceux d’Eric Margolis aujourd’hui (traduction de l’article en français ici). "Je suis de plus en plus troublé par les inconsistances dans la version officielle du 11-Septembre", écrivait-il, avant de reprendre à son compte certains arguments techniques avancés par les "truthers".
 
Voici comment il concluait son papier : "J’y insiste. Je ne suis pas un théoricien des conspirations. Epargnez-moi les exaltés, épargnez-moi les complots. Mais comme tout le monde, j’aimerais connaître la véritable histoire du 11 septembre, à tout le moins parce qu’elle a marqué le déclenchement de la plus folle et dévoyée « Guerre contre la terreur » qui nous a conduit au désastre en Irak et en Afghanistan et dans une grande partie du Moyen-Orient. Karl Rove, le conseiller qui, heureusement, vient de quitter Bush, a déclaré un jour « nous sommes un empire, désormais - nous créons notre propre réalité ». Vrai ? Au moins dites-le nous. Cela pourrait mettre un terme à l’envie qu’ont certains de taper dans des chaises."
 
Robert Fisk, Eric Margolis, deux journalistes de renom qui affichent humblement leurs doutes, quand d’autres, animateurs cathodiques ignorants et imbus d’eux-mêmes, à l’instar de notre Bruce Toussaint national, osent contester l’existence même des zones d’ombre... On regrettera simplement que de tels doutes exprimés, sur un tel sujet, ne débouchent finalement sur rien : un article et puis s’en va...
 
On pourra aussi regretter, chez ceux qui se penchent sur les zones d’ombre, une approche souvent trop partiale et d’emblée orientée ; c’est ainsi que Margolis, s’il pointe des éléments potentiellement compromettants pour les Etats-Unis et même Israël, omet ceux, pourtant tout aussi réels, sur l’Arabie Saoudite et le Pakistan. Idem chez Aymeric Chauprade, qui, dans la "théorie du complot" qu’il envisage au début de son ouvrage Chronique du choc des civilisations, n’inclut que les Etats-Unis et Israël. A l’inverse, Bernard-Henri Lévy peut sans états d’âme suggérer l’implication du Pakistan dans Qui a tué Daniel Pearl ?, mais on imagine bien qu’il se refusera d’enquêter sur les comportements suspects du côté américain et israélien. Eric Laurent, lui, parle à la fois des Etats-Unis, de l’Arabie Saoudite, du Pakistan et d’Israël dans sa Face cachée du 11 septembre. Mais sans résoudre l’énigme. Aucun scénario ne sera pleinement satisfaisant, qui n’inclura pas tous les éléments du puzzle.
 


01/10/2010

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