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Epidémie d'arrêts maladie chez les CRS mécontents

Epidémie d'arrêts maladie chez les CRS mécontents

il y a 2 heures 27 min

 

Le malaise provoqué chez les policiers français par la probable fermeture de deux compagnies de CRS à Marseille et Lyon provoque un absentéisme volontaire et ce qui s'apparente à une grève de la faim. Les effectifs de plusieurs compagnies de CRS ont pris la décision de ne plus s'alimenter ou d'avoir recours massivement à des arrêts maladie, dit-on de source syndicale dimanche. Ils réfutent cependant les termes de "grève de la faim".

 

C'est la dernière méthode en date pour exprimer une protestation de plus en vive dans la police contre des réductions ou suppressions d'effectifs imputées aux économies budgétaires générales de l'Etat.

A Lyon, 90 CRS de Sainte-Foy-les-Lyon, soit 70% des effectifs de la compagnie, ont été les premiers à manifester ainsi mercredi leur colère contre le projet de fermeture de leur compagnie.

 

Ces policiers ont présenté des arrêts maladie à leur hiérarchie pour justifier leur absence, l'une des seules façons pour ces fonctionnaires de police, qui ont interdiction de faire grève et sont soumis au devoir de réserve, d'exprimer leur mécontentement.

Le mouvement a depuis fait tâche d'huile. La quasi-totalité de la compagnie 58 de CRS basée à Perpignan, qui devait samedi renforcer la sécurité autour du match de football entre Arles-Avignon et le Paris Saint-Germain, a refusé de venir.

 

De source syndicale, on ajoute que le virus a touché la compagnie 53 de Marseille dont l'effectif serait également décimé par les arrêts maladie.

GRÈVE DE LA FAIM ?

Actuellement en déplacement dans la région parisienne, les CRS de la compagnie 54, également basée à Marseille et directement menacée de disparition, ont pris pour leur part la décision de ne plus s'alimenter.

"Ils ne vont plus prendre de repas pendant une durée indéterminée", précise-t-on.

 

Les effectifs de la compagnie 6 de Saint-Laurent du Var, qui ont remplacé leurs collègues de Perpignan pour la sécurité du match à Avignon, ont décidé de recourir à cette grève de la faim qui ne dit pas son nom à l'issue de la rencontre sportive.

"C'est un mouvement général qui s'amplifie, une solidarité qui s'impose à tous", a affirmé à Reuters le secrétaire régional d'Alliance police nationale, David-Olivier Reverdy.

 

À l'échelle nationale, un "plan d'action" a ainsi été mis en place par les syndicats depuis plusieurs jours dans les 61 compagnies de CRS qui n'assurent plus que les missions de prévention, d'assistance à personnes en danger et de flagrants délits.

Le mouvement consiste notamment à cesser les contrôles routiers et les verbalisations, souligne-t-on de source syndicale.

 

"La fermeture de deux compagnies de CRS, à Lyon et Marseille, et de sept escadrons de gendarmerie mobile est une décision inacceptable", s'insurge le délégué régional CRS du syndicat Unité-SGP-Police, Raymond Vasquez.

Elle intervient, dit-il, "alors que 1.300 postes ont déjà été supprimés dans nos effectifs en 2009 et 2010".

 

La décision du ministre de l'Intérieur serait officialisée le 7 février lors d'une réunion entre le directeur général de la police nationale et les syndicats de policiers, dit-on de source proche du dossier.

 

Jean-François Rosnoblet, édité par Thierry Lévêque



30/01/2011

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