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Dette publique : Mort des nations contre richesse des nations

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Dette publique : Mort des nations contre richesse des nations

 L'écart n'a jamais été aussi grand entre la vérité et la désinformation qui en tient lieu dans les médias. Mais vivre dans le mensonge est très destructeur. Il est donc important de franchir cet obstacle. Je voudrais dissiper aujourd'hui l'un des plus gros mensonges appuyés par les médias, l'idée que nous avons des pays souverains.

La plupart d'entre vous ont sans doute entendu parler de la crise de dette souveraine affrontée par tant de pays. Nous entendons en parler d'intarissables économistes, journalistes, et prédateurs milliardaires des fonds spéculatifs. Mais l'expression qu'ils utilisent est fictive. C'est une invention de l'Ivy League, de Wall Street et des périodiques savants comme le Financial Times de Londres. Une dette souveraine est une impossibilité. Ça ne peut pas exister.

Ça paraît ridicule de le souligner, mais dette souveraine sous-entend souveraineté. D'accord ? Eh bien, si les pays sont souverains, comment ont-ils pu avoir le besoin de s'endetter auprès d'établissements bancaires privés ? [1] Comment ont-ils pu être attaqués aussi facilement par des gens comme George Soros, JP Morgan Chase et Goldman Sachs ? Pourquoi seraient-ils soumis aux caprices des ventes aux enchères et aux spéculateurs ?

Le vrai souverain n'a de dette envers personne et n'est pas négociable sur les marchés publics. Par exemple, comment George Soros pourrait-il attaquer, disons, la famille royale britannique ? C'est impossible. Elle est souveraine. Ses actions ne sont pas échangées à la Bourse de New York. Il ne peut pas orchestrer une stratégie de vente à découvert non dissimulée pour détruire son crédit et la forcer à restructurer ses actifs. Mais il peut le faire contre  la plupart des 6,7 milliards d'autres habitants du monde en concevant des stratégies d'attaques contre des entreprises qui travaillent pour les gouvernements dont elles dépendent.

Le fait est que la plupart des pays ne sont pas souverains (les rares pays qui le sont, sont attaqués par la CIA, le MI6, le Mossad ou l'armée [zunienne]). Ce sont plutôt des circonscriptions administratives ou des clients de l'établissement banquier mondial, dont le pouvoir n'a cessé de croître au fil du temps sur la base des mathématiques du marché obligataire, dominé à l'heure actuelle par le dollar zunien et la nature expansionniste du prêt fractionnaire. Leur culte envers des économistes venant d'endroits comme Harvard, Chicago, et la London School, a constamment érodé la souveraineté nationale en forçant à l'endettement les pays aux monnaies flottantes. Commençons donc par être honnêtes et arrêtons de qualifier de souverains leurs instruments de dette.

Il y a longtemps que nous avons abandonné le marché libre envisagé par Adam Smith dans « La Richesse des nations. » Un tel monde exigerait des monnaies souveraines, c'est-à-dire, des monnaies bien régulées plutôt que flottantes, et qui sont un atout plutôt qu'une dette rapportant des intérêts [2]. Alors seulement il pourrait y avoir une « richesse des nations. » Mais à présent nous n'avons rien que la « dette des nations. » Les mathématiques exponentielles de la dette signifient par définition que les pays ne font que perdre leur richesse au fil du temps et deviennent de plus en plus endettés auprès du réseau bancaire mondial.

Ainsi, grâce au système basé sur l'endettement et aux monnaies flottantes, la « richesse des nations » est passée « dette des nations, » qui est à présent en train de se transformer en « mort des nations. » Le nouvel ordre économique, avec une monnaie unique, un système bancaire, un gouvernement, et un empire lié au monde des affaires, pointe son nez à l'horizon. Peut-être que c'est une bonne chose, mais si ça l'était, pourquoi l'establishment concocte des oxymorons du style « dette souveraine, » au lieu de dire la vérité ? [3] C'est mon seul but ici. Je pense pour ma part que l'on peut confier la vérité aux gens. Les mensonges nuisent non seulement à la population qui l'écoute, mais aussi aux puissants qui les racontent.

Ces puissants ont les meilleurs vendeurs du monde, alors pourquoi ne font-ils pas simplement passer la vérité dans la population ? Apparemment, ils ne pensent pas que vous l'apprécierez. Eh bien maintenant vous l'avez. Et le nouvel ordre s'approche, à moins que les pays ne suivent l'exemple de l'Islande et recouvrent leur souveraineté. Ce choix est nôtre.

 Source Council on Renewal (Traduction copyleft de Pétrus Lombard)

 Notes du traducteur :

 [1] Dans le cas de la France, c'est très simple. C'est à l'époque de Giscard, me semble-t-il, que le gouvernement a commencé à émettre des emprunts d'État pour équilibrer son budget. Il s'agissait d'une escroquerie grossière des dirigeants corrompus et de leurs riches copains pour, au lieu de redistribuer par l'impôt la masse d'argent qu'ils avaient amassé grâce à leurs affaires en France, prêter cet argent, qui leur était bien évidemment inutile, à l'État et bénéficier ainsi de revenus supplémentaires grâce aux intérêts.

En principe, Les dirigeants normaux agissent dans l'intérêt public. Ils s'arrangent pour que l'argent soit réparti équitablement afin que leur pays tourne rond. Ils ne permettent pas à leurs copains de monopoliser le fric pour ensuite pouvoir le prêter parce qu'il manque.

L'argent ne devrait pas pouvoir devenir un moyen servant à attirer l'argent. Il devrait servir uniquement à compenser le travail. Et c'est à la loi d'imposer cette règle de bon sens.

Bref, les Français qui votaient encore auraient dû mieux voter. Je dis auraient parce que maintenant nous ne sommes plus maître de l'argent que nous utilisons. La France ne peut plus l'imprimer ni le dévaluer comme avant l'euro. Nous sommes condamnés à devoir toujours plus payer puisque l'argent est devenu un service payant.

[2] Comme tout le monde le sait, l'argent sort du néant à chaque emprunt contracté auprès d'un organisme financier.

[3] Et surtout quand on voit les moyens mis en œuvre pour imposer le nouvel ordre économique : incitations à la révolte des minorités dans les pays non-alignés (en particulier, mais pas seulement, au Soudan, puisque ça fait l'actualité, pour pourvoir ensuite, grâce aux débordements que cela provoque, pouvoir traduire le président devant un tribunal à la seule solde l'establishment occidental qui se propose de mettre un dictateur à sa solde à la tête du Soudan), révolutions de couleur, guerres, génocides, attentats… commis par la puissance dominante et sa mouche du coche, Israël. À vrai dire, il serait sage de se cramponner par tous les moyens au bordel mondial actuel. Là au moins sont esclaves seulement ceux qui le veulent bien.

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01/08/2010

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