PerleDeDiamant

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Destinée du corps . Vieux Jade

 

 Depuis quelque temps, je méditais un sujet sur la destinée post mortem du corps. Cet article me donne le signal du départ.

 

  Mais il y avait eu en premier lieu cette phrase tirée du livre de Seth : « La naissance est un traumatisme beaucoup plus violent que la mort ». Pour moi, ça ne fait pas le moindre doute, vu du côté de l’esprit.

 

  Mais du côté de la chair, me disais-je ? Quelle horrible chose pour le corps, cette intime matière qui nous a porté, accompagné une vie durant, de retourner soudain à la poussière ?

 

  Alors, pensais-je, il faut accoutumer le corps à cette idée, le rassurer. Et d’ailleurs, les anciennes traditions prévoyaient un temps de 40 ou 49 jours pour que l’âme, ou système intermédiaire se détache de la matière physique devenue cadavre (en anglais corpse).

 

  Depuis quelques décennies, la crémation est devenue un moyen facile de se débarrasser des corps. Je trouvais ça insensé, et révélateur du dégoût des hommes pour la pourriture, et pour la matière en général. « Je » ne veux pas pourrir, disent les gens qui croient n’être qu’un corps. Pourri moralement, pas grave. Mais mon corps à moi ?

 

  Un jour, j’ai vu je ne sais où qu’incinéré, le corps s’assied d’un coup, comme révulsé par la brutalité du traitement. C’est que cliniquement mort, le corps vit toujours. Pour ça qu'on le fourre dans un cercueil, pour qu'il reste bien tranquille ? Un corps vivant brulé à mille degrés, ça vous dit ? Quarante jours durant, il survit et sa conscience s'endort peu à peu. Pourquoi torturer de cette horrible manière ce corps qui vous a servi toute une vie ?

 

  Allons plus loin : n’y a-t-il pas un projet, derrière ça ? J’aimerais connaître le point de vue des vrais mediums sur ce que produit « ésotériquement » la crémation.

  

Voici celui d’Eugène Canseliet. (Hélas, il faut acheter le lien à l’INA).

 

  Pour avoir assisté il y a deux ans à de nombreuses inhumations, je sais que le corps est maintenant isolé de la terre dans un meuble de bois vissé, puis enclavé dans un cube de béton hermétique, pour d’officielles raisons sanitaires. La putréfaction d’un américain ordinaire élevé aux antibiotiques démarre après trois semaines.

 

 Tout est fait pour éviter ce phénomène naturel et spontané de dissolution. Est-ce pour retenir les âmes ou pour les blesser ? Est-ce que brûler ou lyophiliser les corps augmente le nombre des âmes perdues, souffrantes, terrorisées, et constitue un mets de choix pour les grandes ordures qui tournent autour de notre globe ?

 

  Je n’ai pas de réponse. Je suis venu au monde pour ouvrir les yeux, et poser des questions.

 

  Il y a manifestement là des questions à se poser. Pour ma part, sauf si quelqu’un s’empare de ma dépouille, en toute amitié avec cette matière qui sert de cheval à son cavalier, j’ai résolu de la remettre en toute simplicité à sa mère, la Terre.     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



20/01/2011

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