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Abdulmutallab, le fanatisme à bonne école

Portrait

L’auteur de la tentative d’attentat est un étudiant issu de l’élite nigérianne.

Par PHILIPPE GRANGEREAU

Umar Farouk Abdulmutallab, fils d’un banquier ancien ministre de l’Economie du Nigeria, était promis à un bel avenir. L’homme de 23 ans, qui a été inculpé samedi par le FBI de tentative d’attentat (lire page 3), est décrit comme un bon étudiant par ses professeurs. Il est diplômé en ingénierie mécanique de l’University College de Londres, et poursuivait cet été encore des études de gestion dans une université de Dubaï, selon sa famille. «En juillet, il avait exprimé le souhait de se rendre au Yémen pour suivre un cours d’été d’arabe, ce à quoi son père avait consenti», a raconté à l’AFP l’un des cousins d’Umar, dont la mère est yéménite.

«Nous avons commencé à nous inquiéter quand Farouk a téléphoné en août pour dire qu’il ne souhaitait plus poursuivre ses études [à Dubaï, ndlr] et qu’il resterait au Yémen pour recevoir une autre formation qu’il n’a pas révélée.» C’est vraisemblablement à ce moment-là qu’il aurait décidé de rompre avec sa famille - et que son père, Alhaji Umaru Mutallab, a cru bon d’avertir l’ambassade des Etats-Unis au Nigeria, selon le journal nigérian This Day. L’ancien président de la First Bank of Nigeria aurait expliqué que son fils avait des points de vue radicaux sur l’islam, et qu’il craignait quelque chose. Un proche, également cité par la presse locale, a expliqué que le père du suspect était «effondré» et qu’il se demandait pourquoi son fils ne figurait pas sur la liste noire des personnes interdites de vol puisqu’il l’avait signalé aux autorités américaines.

Umar Farouk Abdulmutallab n’a pas le profil des personnes d’emblée soupçonnables d’appartenir à Al-Qaeda. Fabrizio Cavallo Marincola, 22 ans, l’un de ses camarades d’études à Londres, s’est dit «choqué» d’apprendre le geste d’Umar, qui est sorti diplômé en mai 2008. «On l’appelait Biggie [le Gros], a-t-il raconté au quotidien britannique The Independent.Je ne dirais pas que c’était un élève exceptionnel, car il se contentait toujours de faire le minimum. Il était très religieux et sortait toujours pour prier pendant les cours. Il avait l’air très calme. Il n’avait pas vraiment d’amis ou de petite amie, pour autant que j’en sache.»«C’était un élève de rêve», a assuré pour sa part à la BBC Michael Rimmer, un enseignant d’histoire qui l’a eu pour élève dans le secondaire, à l’Ecole internationale britannique. En 2001, on a eu une discussion sur les talibans, et les autres élèves musulmans pensaient que c’étaient des tarés, sauf lui. A l’époque, je croyais qu’il se faisait tout simplement l’avocat du diable.»



29/12/2009

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