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Crise d'Egypte - ou de tous les pays ? Le monde au bord de l'explosion

Après la Tunisie, l’Egypte endeuillée

Mardi après-mdi, sur la plae Tahrir, au Caire. | Photo Amr Dalsh / Reuters

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/L-Egypte-s-embrase.-Manifestations-contre-Hosni-Moubarak.-245355/

L’Egypte au bord de l’explosion,
LaRouche pose les solutions
   

29 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) – Comme la Tunisie en début de mois, l’Egypte vit à son tour un soulèvement de colère contre le pouvoir en place. Hier des manifestations pacifiques exigeant le départ du Président Moubarak et rassemblant dans les principales villes du pays des dizaines de milliers de personnes, ont rencontré une violente répression policière. L’armée a été appelée à la rescousse, plusieurs morts sont à déplorer, l’internet et les réseaux de téléphonie mobile ont été coupés et les autorités ont décrété un couvre-feu. Dans la soirée, le Président Moubarak a tenté de désamorcer les tensions en annonçant la dissolution du gouvernement. Au même moment, des journalistes rapportaient des scènes de fraternisation entre soldats et manifestants sur la place centrale du Caire, malgré le couvre-feu. Tôt ce matin, des milliers de manifestants se réunissaient à nouveau dans le centre de la capitale.


Hier dans la journée, Mohamed el-Baradei, principal opposant à Moubarak en vue des présidentielles de septembre, a été assigné à résidence par la police après avoir participé au défilé cairote. L’ancien directeur de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), très populaire parmi la jeunesse, était revenu au Caire jeudi pour « contribuer à une transition pacifique vers la démocratie », appelant le régime « à écouter le peuple et à ne pas recourir à la violence ».


Lors d’une réunion politique à huis-clos à Washington hier, l’économiste américain Lyndon LaRouche averti qu’il ne fallait pas voir dans les soulèvements populaires en Tunisie, en Egypte et ailleurs une cause simplement locale, mais la conséquence de l’effondrement du système économique mondial.


« Il n’y a aucun gouvernement aujourd’hui dans le monde qui soit capable par lui-même de contrôler son destin » tant que le système financier international mené par la City de Londres et Wall Street ne sera pas liquidé, a-t-il dit en substance, enjoignant les gouvernements et les forces sociales de tous les pays à rejoindre son effort pour établir un nouveau système économique.


« Ce qui s’est passé en Tunisie est-il uniquement lié au cas Ben Ali ? Absolument pas ! C’est une réaction en chaîne à travers tout le Maghreb, le Moyen-Orient et au delà. Le monde entier est au bord de l’explosion (…) Ce n’est pas une crise égyptienne non plus, ni d’aucun autre pays. C’est une crise de tous les pays. Nous avons affaire à une lame de fond traversant tous les pays et échappant au contrôle des gouvernements ou des forces sociales. L’on ne pourra stabiliser la situation que si l’on permet aux nations de reprendre le contrôle au niveau économique et social. »


« Pour s’en sortir, il va falloir une force concertée entre nations afin d’établir au niveau mondial un système Glass-Steagall, aboutissant à la création d’un système à taux de change fixes qui sera accompagné par la réalisation de grands projets scientifiques et d’infrastructure pour développer le monde ».

 

Notre politique :

>>> Pour un Glass-Steagall global

>>> Appel de Jacques Cheminade au peuple tunisien

 

http://www.solidariteetprogres.org/article7375.html

Par Eva R-sistons
 

File:Mohamed el-Baradei.jpg

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Mohamed_el-Baradei.jpg 

Le plaidoyer de Mohamed ElBaradei ( Newsweek)
Le prix Nobel, qui réclame le départ d'Hosni Moubarak, est de retour en Égypte en dépit des menaces sur sa vie. L'ancien cadre de l’ONU, opposant le plus connu au régime, partage ses réflexions sur les jeunes qui sont descendus dans la rue, l’Islam politique et le rôle des Etats-Unis.

 Vo

ici deux mois seulement se sont tenues en Égypte des élections législatives totalement truquées. Le parti du président Hosni Moubarak ne laissait à l’opposition 3 % des sièges. Rendez-vous compte. Et le gouvernement américain a fait part de sa "consternation". En toute franchise, ce qui me consternait, c’est qu’il ne trouve rien d’autre à dire que sa consternation. S’il s’agit d’exprimer le sentiment du peuple egyption, le terme est peu judicieux.

Mais cette semaine, le peuple égyptien a brisé la barrière de la peur et à présent qu’elle est brisée, rien ne peut les arrêter.

 

par Mohamed ElBaradei

(traduit de l'anglais par David Korn)

> lire la version originale sur le site de Newsweek 

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/opinion/20110129.OBS7152/newsweek-le-plaidoyer-de-mohamed-elbaradei.html

Par Eva R-sistons - Publié dans : Pour une autre politique

 



30/01/2011

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