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Coopération militaire franco-israélienne

Coopération militaire franco-israélienne

 
Lundi, 14 Juin 2010 [Liste des articles]
 

La coopération militaire entre la France et Israël ne fait que s'accentuer, même si elle est entourée d'une certaine discrétion des médias et de la classe politique.

Dans son édition du 02 juin 2010, l'hebdomadaire Le Canard enchaîné « révèle » certains aspects de cette coopération. Des officiers de l'armée de l'air israélienne ont participé à des simulations de guerre électronique sur les bases militaires de Biscarrosse (Landes) et de Cazaux (Gironde). Des militaires français iront à leur tour en Israël s'entraîner au combat en zone habitée. Et Le Canard enchaîné d'ajouter : « cette coopération, dont personne ne fait des gorges chaudes – allez savoir pourquoi – a reçu la bénédiction de Sarkozy et de Netanyahou ».

Quelques remarques sont ici à formuler.
 
La coopération militaire franco-israélienne n'est pas récente. Dès 1956, les socialistes français, alors au gouvernement, ont offert la bombe atomique à Israël, introduisant ainsi l'arme nucléaire au Moyen-Orient. Interrompue suite à la guerre des Six Jours par le Général De Gaulle (qui parlait alors du « peuple sûr de lui et dominateur… »), cette coopération devait reprendre en 1994 (sous le mandat de Mitterrand) avec l'accord franco-israélien relatif à la recherche de défense, puis en avril 2000 (sous le gouvernement Jospin) avec la signature d'un accord de coopération technologique et militaire.

Sous le régime Sarkozy/Kouchner, cette coopération n'a fait que s'accentuer, avec deux particularités qui méritent d'être signalées. La première réside dans la visite sur le territoire français d'officiers israéliens qui courent le risque d'être arrêtés en Europe, pour leur participation militaire dans la bande de Gaza. Mais, comme chacun sait, les Israéliens (comme les Américains) ne pouvant pas être recherchés pour crimes de guerre (ils sont l'Axe du Bien !), leur venue en France ne pose aucun problème. La deuxième particularité de cette coopération est dans sa nature même. Il ne s'agit pas pour la France de vendre des équipements militaires à Israël (qui préfère se fournir aux USA, y compris sous la présidence d'Obama), mais de profiter de l'expérience israélienne acquise, entre autres, à Gaza et en Cisjordanie. Autrement dit : comment contrôler et mater une population civile occupée ?  On voit, de suite, la transposition dans l'esprit de M. Sarkozy entre les Territoires Occupés et nos Banlieues. Cette coopération militaire franco-israélienne est une véritable préparation à la guerre civile.

Enfin, on constate une fois de plus le silence de l'opposition sur cette affaire : « allez savoir pourquoi » se demande avec ironie Le Canard enchaîné. Il est vrai que de 1956 à aujourd'hui, les gouvernements français socialistes ou de droite ont toujours collaboré avec l'Etat sioniste. Quant à ceux qui se prétendent « amis » des Palestiniens (PCF, NPA et les associations qui leurs sont liées), on les entend peu, toujours prêts à rallier le PS (Parti Sioniste) en échange de quelques sièges parlementaires.

Comment expliquer cette continuité, ce consensus et cette discrétion dans la coopération militaire franco-israélienne, sans penser qu'il y a un fil qui relie tout cela depuis longtemps ?  Ce fil – qui est une grosse corde pour qui veut ouvrir les yeux – n'est autre que le lobby sioniste implanté en France et contrôlant toute la classe politique, du NPA à l'UMP. Avec MM. Sarkozy/Kouchner, un nouveau pas a été franchi : ce sont les militaires israéliens qui forment les militaires français à la répression contre des populations civiles, à l'instar de Gaza et de la Cisjordanie.

Sarkozy/Kouchner : leur alliance illustre parfaitement l'existence de ce lobby. L'un provient de la droite de Neuilly, et l'autre de la « gauche humanitaire ». En fait, ils ont toujours servi les mêmes intérêts. Leur premier souci n'est pas la France mais la sécurité d'Israël. Même si cela doit entraîner notre pays vers une catastrophe que le sionisme, à bout de souffle, pourrait souhaiter, dans une sorte de fuite en avant…


Le Président,
Yahia Gouasmi.

France


15/06/2010

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