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Chemtrails analyse révélatrice! Photos et explications des équipements dans les avions.

Analyse révélatrice avec comparaison qui prouve les épandages aériens en haute altitude 6000 pieds. 

http://www.dailymotion.com/video/xffsoe_chemtrails-analyse-revelatrice_news#from=embed

 

Pour l'hélicoptère qu'on nous présente dans la vidéo, il s'agit de traitements sur les cultures. On voit très bien l'équipement avec les tiges et les buses. Ils répandent sur les champs, vignobles et vergers des insecticides, fongicides habituels autorisés. A ne pas assimiler aux boeings à plus de 6000 pieds. PDD

Haute voltige viticole

L'été voit les hélicoptères survoler en rase-mottes les vignobles romands pour les asperger de produits phytosanitaires. Nous les avons suivis dans leur périlleuse mission

Inscrite au programme de l'Association romande pour le traitement des terres agricoles par voie aérienne (ARTTAVA), la protection phytosanitaire des parchets en pente fait de l'été des vignerons volants un temps d'intense concentration. Survolant en rase-ceps les vignes de Lavaux, du Chablais vaudois, du coteau valaisan et, plus modestement, quelques parcelles genevoises (Dardagny), neuchâteloises (Cormondrèche) et bernoises (lac de Bienne), les merveilleux sages volants dans leur drôle de machine savent qu'ils n'ont pas droit à l'erreur.

Il a beau avoir fait la preuve de son innocuité, le traitement des vignes par hélicoptère reste un sujet sensible. Contre tout bon sens, estime Fred Blondel, responsable de la coopérative Hélicovigne qui regroupe «tous les vignerons professionnels, moins cinq irréductibles» exploitant entre Villette et Epesses (VD) 125 ha de vignes en pente. Les surfaces à traiter sont cernées au mètre près, les produits phytosanitaires homologués par l'Office fédéral de l'agriculture, leur dosage contrôlé par un ingénieur agronome présent sur le terrain.

Du doigté et de la précision

L'épandage par voie aérienne débute «à la fraîche» dès 6 heures du matin. Le vrombissement de l'hélicoptère tire les ensommeillés de leurs derniers rêves et prive les lève-tôt de la possibilité d'emprunter les chemins et sentiers inscrits dans le périmètre à traiter. Mais à l'heure de la pause-café déjà, le vignoble retrouve sa sérénité. Car la fenêtre de traitement est étroite. «Dès que ça chauffe, c'est cuit», résume Rémy Burri, pilote du jour. A 22-25°, la bouillie de traitement (c'est ainsi que le mélange est appelé) destinée à combattre les maladies cryptogamiques s'évapore avant d'avoir pénétré dans le feuillage.

La température n'est pas seule à imposer au temps de vol ses limites. Les vents, le soleil «qu'on prend en pleine poire» ou qui provoque sur la bulle de plexis des reflets irisés, représentent autant de risques qui, élémentaire prudence oblige, clouent le Lama au sol ou le renvoient à sa base en attendant un jour meilleur.

Les vignerons prennent le relais

Aujourd'hui, «le vigneron ne monte pas à sa vigne, il l'observe depuis un replat». En Bahyse sur Grandvaux (VD), sur un mouchoir de poche herbu loué pour l'occasion à un arboriculteur, les neuf membres du comité d'Hélicovigne Cully prennent les dix-heures ensemble. Effort vaut bien pause: dès l'aube, ils ont contrôlé le balisage du périmètre à traiter, fermé les routes d'accès au «chantier», vérifié les prises d'eau nécessaires à la préparation des bouillies, «touillé les mixtures», contrôlé le litrage des bacs qu'ils alimentent en continu, l'hélico n'absorbant que 500 litres de bouillie par vol, épandue à raison de 100 l/ha.

Les jours précédents, ils n'ont pas chômé non plus; du cisaillage manuel judicieux des vignes dépend le degré de pénétration de la bouillie dans le feuillage et son efficacité. Demain, ils seront à pied d'oeuvre pour contrôler la bienfacture de l'épandage, surveiller l'évolution ou la régression de l'oïdium, et au besoin, «traiter à la main les coins» intentionnellement oubliés par l'hélico, tenu d'observer une distance minimale de 90 mètres entre la parcelle aspergée et sa voisine qui ne doit pas l'être. Début août, tout est dit; en attendant une vendange «modérément généreuse», la vigne se débrouillera désormais seule pour dorer ses grappes et «faire ses sucres».

Encadrés, disciplinés, les cinq pilotes qui constituent l'«escadre vigneronne» d'Air- Glaciers exercent «un métier privilège» chèrement acquis. La formation de base coûte quelque 100 000 francs, que le candidat à une licence professionnelle paie de sa poche, en «faisant des heures et bûchant dur». Au minimum 135 heures de vol et un double examen théorique et pratique réussis plus tard, le pilote peut suivre, gratuitement cette fois, une formation spécialisée - vols de nuit, sauvetage en montagne, héli-épandages - dispensée par son employeur. Trois ans de suite, du 15 mai au 15 août, le candidat vigneron volant apprend à «mémoriser les surfaces», travailler avec les pentes, le soleil et les vents, maîtriser sa vitesse (57 km/h en moyenne), contrôler les débits (100 l/ha) en tenant compte des dérives et, le cas échéant, repérer à temps et éviter l'obstacle inattendu. A chaque halte, tous les quarts d'heure à peu près, deux assistants au sol sont préposés au plein de bouillie et… au nettoyage des surfaces vitrées de l'engin, toutes barbouillées de gouttelettes laiteuses qui rendent la visibilité aléatoire. Mais volants ou rampants, ils n'échangeraient leur métier pour rien au monde. Pas même pour l'un de ces grands crus de Lavaux, de Fully (VS) ou de Leytron (VS) qu'ils sont condamnés à ne déguster que des yeux et de haut.

 



31/10/2010

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