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Cet attentat fut autorisé par le directeur de la CIA William Casey

Ronald Reagan responsable de la mort de la majorité de nos soldats en Afghanistan

5 septembre 2010 par Reprise d’article. Editorial

Source : la chronique de Normand Lester

Depuis le 11 septembre 2001, les Américains ont déclaré la guerre au terrorisme islamique. Pourtant dans les années 1980, c’est eux qui l’ont mis au monde. Ronald Reagan est le père du terrorisme islamique.

En mars 1984, une voiture piégée explose à 50 mètres de la maison du cheik Mohammad Hussein Fadfallah, le chef spirituel des chiites libanais, dans le quartier de Bir El-Abed du sud de Beyrouth. Le cheik s’en tire, mais 80 personnes du voisinage sont tuées et 200 autres blessées. La formation politico-militaire du cheik, le Hezbollah, sait très bien d’où vient le coup. Elle étend rapidement sur les décombres une immense banderole : « Made in USA ».

Dans son livre Veil, le journaliste d’enquête Bob Woodward explique comment cet attentat fut autorisé par le directeur de la CIA William Casey pour se venger de l’attaque du Hezbollah contre les Marines américains à Beyrouth en 1982 qui fit plus de 200 morts et força les Américains à se retirer du Liban.

William Casey, un intime du président Ronald Reagan considérait que le terrorisme urbain était une méthode efficace pour faire avancer les intérêts américains dans le monde, particulièrement contre les Soviétiques et leurs alliées en Afghanistan.

Steve Coll, dans Ghost War rapporte qu’un an après le massacre Bir El-Abed, le président Ronald Reagan approuva la directive secrète NSDD-166, qui autorisait la CIA à fournir aux militants islamistes en Afghanistan du matériel américain pour fabriquer des bombes artisanales et à intensifier l’entrainement des combattants islamistes dans l’utilisation des explosifs et les techniques de sabotage. L’objectif n’était pas seulement de cibler les forces d’occupation soviétiques, mais aussi les intellectuels et les élites afghanes laïques qui appuyaient la modernisation imposée par l’Armée rouge.

Ce sont des membres des forces spéciales américaines qui entraînèrent aux États-Unis des officiers des services de renseignements pakistanais, l’ISI (Inter-Services Iintelligence) dans les techniques de sabotage, dont l’utilisation des voitures piégées. Ces diplômés de la CIA allaient ensuite initier aux attentats à l’explosif des milliers de moudjahidins afghans et d’islamistes étrangers, dont ceux qui créeront par la suite Al-Qaeda, dans des camps de l’ISI installés au Pakistan.

À travers ISI, les islamistes fanatiques étaient les récipiendaires d’immenses quantités de « plastique », de mines de fabrication italienne TC-6 et de milliers de détonateurs avancés fournis par les Américains. Le programme terrorisme Reagan-Casey se révéla un franc succès. Kaboul connut une série d’attentats meurtriers à la voiture piégée. Les terroristes entraînés et financés par la CIA et l’Arabie Saoudite s’en prirent à l’Université de Kaboul, mais aussi à des cinémas et à des événements culturels jugés sacrilèges. Les moudjahidins, tout en luttant contre les communistes et les Soviétiques, procédèrent aussi à l’extermination des autres opposants laïques ou royalistes à l’occupation soviétique. Après le départ des Soviétiques, le soutien financier et militaire de l’ISI qui permettra éventuellement aux taliban de prendre le pouvoir en Afghanistan.

Bill Casey et Ronald Regan ont autorisé le plus important transfert de technologie terroriste de l’histoire. L’Islam radical, et en particulier Al-Qaeda, doit son infrastructure terroriste à un transfert de technologie autorisé par la directive NSDD-166. Parmi les diplômés connus des camps de terrorisme urbain opéré par l’ISI au nom de la CIA, figurent Ramzi Yousef qui planifia le premier attentat en 1993 contre le World Trade Center et son oncle Khalid Sheikh Mohammed qui conçut celui de septembre 2001.

Selon le service du Pentagone chargé de combattre les attentats aux engins explosifs improvisés en Afghanistan le Joint Improvised Explosive Device Defeat Organization (JIEDDO) la plupart de ces engins sont construits autour de la mine anti-char italienne TC-6 fournit par la CIA aux djihadistes dans les années 1980. Ces mines, d’une charge explosive de 7 kg, sont assemblées en série de deux ou de trois par les talibans pour leur assurer une efficacité maximum contre les véhicules de l’OTAN.

Les forces canadiennes sont parmi celles qui ont le plus à souffrir de ces attaques. 95 des 152 militaires canadiens tués en Afghanistan l’ont été par des explosifs improvisés placés le long des routes utilisées par des convois canadiens.



05/09/2010

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