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Captage de pétrole et de gaz : Fracture dans la vie de l’Arkansas et au-delà

Fracturation hydraulique, produits chimiques
toxiques et augmentation de l'activité tellurique

Le 16 janvier 2011

Au cours des quatre derniers mois de 2010, près de 500 tremblements de

terre ont secoué Guy en Arkansas [1]. En 2009, 38 séismes ont eu lieu dans

 tout l’État [2]. Le point culminant de la fréquence des séismes a été atteint

le 30 décembre, avant et pendant la mort de 100 000 poissons, sur une

distance de 20 milles au long de la rivière Arkansas, incluant

Roseville Township. La nuit suivante, 5000 carouges à épaulettes et

étourneaux sansonnets sont morts subitement et sont tombés du ciel

à Beebe [3]. Le coupable le plus probable de ces trois événements serait

la fracturation hydraulique, puisqu’elle provoque des tremblements de terre

 entraînant la libération de toxines dans l’environnement [4].

Un examen de l’histoire des séismes et du forage en Arkansas révèle une

hausse consternante de la fréquence des tremblements de terre après un

forage avancé. Le nombre de séismes en 2010 équivaut presque à celui

enregistré pour tout le 20e siècle. L’industrie du pétrole et du gaz nie

toute corrélation, mais l’avènement d’hydrofraction

 suivie de séismes est une histoire qui se répète à travers le pays et qui ne

s’arrêtera pas de si tôt non plus. La fracturation a pris une ampleur mondiale.

  

La fracturation hydraulique consiste à injecter de l’eau et des produits

chimiques dans le sol avec une pression excédant la résistance du sous-sol

rocheux, ce qui provoque un microséisme produisant des fractures dans la

roche. Bien qu’elle ait été mise au point en 1947, les avancées

technologiques permettent maintenant une fracturation horizontale,

 laquelle augmente considérablement le captage de pétrole et de gaz [5].

En 1996, la production de gaz de schiste aux États-Unis comptait pour 2 

pour cent de toute la production nationale de gaz naturel, révèle Christopher

 Bateman dans Vanity Fair. « Certains analystes de l’industrie prévoient que

 le gaz de schiste représentera la moitié de la production nationale de gaz

dans les 10 prochaines années [6]. » En 2000, les estimations des réserves

de gaz des États-Unis étaient de 177 billions de pieds cubes, mais elles ont

grimpé jusqu'à 245 billions de pieds cubes en 2008. Ces nouvelles

technologies incitent les experts à multiplier par neuf les estimations des

réserves mondiales de gaz [7].

La grille ci-dessous montre une section de la rivière Arkansas, avec Roseville

 Township en bas, la source des premiers reportages sur les poissons morts.

Les lignes vertes entourant et traversant la rivière indiquent des gazoducs,

allant de 8 à 20 pouces de diamètres. Toute fuite dans ces tuyaux peut

expliquer la mort des poissons. Les puits de gaz sont indiqués par des

« soleils » jaunes (voir les flèches rouges) et ont de 1500 à 6500 pieds

de profondeur. (Les puits de refoulement, où sont injectés sous haute

pression les résidus de forage, peuvent atteindre 12 000 pieds de profondeur.)

 Les chiffres en rouge à côté des « soleils » indiquent le nombre de puits

de gaz à cet endroit.

On en compte environ 50 dans cette petite zone [8].  

 

(Les chiffres en gris se rapportent au système de numérotation du canton.

Chaque carré équivaut à un mille carré. Cliquer sur la carte pour agrandir.)

En décembre seulement, plus de 150 tremblements de terre ont ébranlé

l’Arkansas [1]. Le flot de séismes à Guy est probablement le résultat de

six années de forage intense. Guy se situe au cœur de la formation de schiste

de Fayetteville, qui, selon l’Arkansas Geological Survey (AGS), est « le foyer

actuel d’un programme de développement et d’exploration régional des gaz

de schiste ». Un milliard de pieds cubes de gaz a été produit dans cette zone

depuis 2004 [9].

Des milliers de puits sont en opération dans le centre-nord de l’Arkansas

(la section bleue dans la carte ci-dessous) [10]. Beebe, là où sont morts

les oiseaux, est dans White County et Guy est à l’extrême nord de Faulkner,

Co., où les séismes anormaux ont toujours lieu.




 

Des milliers d’oiseaux morts

Les carouges à épaulettes se reposent en groupe pouvant contenir

jusqu’à un million d’oiseaux ou plus, incluant souvent d’autres espèces,

comme les étourneaux sansonnets et les vachers. (Dans les années

1950 et 1960, les dortoirs pouvaient compter 20 millions d’oiseaux.)

Les carouges préfèrent un couvert végétal bas et dense dans les

marécages ou près des ruisseaux. Bien que certains perchent à 30 

pieds au dessus de l’eau, la plupart le font à un ou deux pieds et certains

vont passer la nuit les pieds dans l’eau. Les carouges peuvent parcourir

jusqu’à 50 milles par jour entre leur aire de repos et le lieu où ils se

nourrissent, mais ils s’installent tous pour la nuit avant le coucher

du soleil [11].

Un tremblement de terre, peu importe à quelle échelle, peut libérer un

flux ou un nuage de gaz et de produits chimiques issus de la fracturation.

Cela peut facilement expliquer pourquoi des oiseaux endormis s’envoleraient

soudainement pour ensuite mourir rapidement en succombant aux fumées

 toxiques. Il faut noter que huit séismes mesurés à moins de 40 milles de

Beebe et à moins de 75 milles de Roseville ont frappé la région le

30 décembre et pendant plusieurs minutes après minuit le 1er janvier [12].

 Cela exclut tout microséisme ou mini séisme pouvant avoir le même résultat.

 Fait considérable, cette zone est connue pour ses microséismes prolifiques :

on en compte 40 000 depuis 1982 [1].

Le géologue canadien Jack Century est en croisade contre la sismicité induite

 par le forage irresponsable. Dans un discours de 2009 devant la

Peace River Environmental Society, il a brièvement expliqué la manière

dont la fracturation produit des séismes, réfutant ainsi complètement le

déni de l’industrie à ce sujet. La fracturation provoque non seulement de

l’agitation microsismique pouvant compromettre l’intégrité des tubages

de puits, mais aussi de forts tremblements de terre allant de 5 à 7 sur

l’échelle de Richter et causant des décès [13].

Scott Ausbrooks, superviseur en géorisque pour AGS a déclaré à CNN

en décembre que même si les séismes ne sont pas inhabituels en Arkansas,

la fréquence, elle, l’est [14]. En effet, l’État a connu une augmentation

des tremblements de terre de 1200 pour cent seulement dans les quatre

derniers mois de 2010 par rapport aux données de l’année 2009.

Tous les séismes ont atteint une magnitude inférieure à 3 sur l’échelle

de Richter. Plus de 98 pour cent d’entre eux ont eu lieu près de Guy,

où nous trouvons la plus forte concentration de puits de gaz, et 99 pour

cent des séismes se sont produits à l’extérieur de la zone de failles de

New Madrid (entourée en rouge ci-dessous) où l’on s’attend à de

l’activité sismique.

Cela implique que les séismes sont d’origine anthropique [1] :

 

et les tremblements de terre, au début décembre l’Arkansas a interdit

jusqu’à nouvel ordre l’octroi de nouveaux permis de forage.

CNN a rapporté que « [s]elon l’Arkansas Oil and Gas Commission,

il existe au moins une demi-douzaine de "puits de refoulement" dans

une zone de 500 milles carrés autour de Guy ». M. Ausbrooks a par

ailleurs noté des « incidents [similaires] au Colorado dans les années

1960, à Rocky Mountain Arsenal, où l’injection en eau profonde était

 liée à des séismes [14] ».

 

Historique des séismes et du forage en Arakansas

 

Lorsque l’on compare l’historique des séismes et du forage en Arkansas,

une relation causale devient évidente.

Tout au long du 19e siècle, 15 séismes ont été enregistrés. Durant la

première décennie du nouveau siècle, on n’en a enregistré aucun.

En tout, 694 séismes ont ébranlé l’Arkansas au 20e siècle. En 2009-2010,

ce nombre a été dépassé et la plupart des séismes (483) ont eu lieu

durant les trois derniers mois de 2010. Le tableau 1 a été produit à

partir des données complètes sur les séismes jusqu’à la fin de 2009 [15],

les données complètes d’août jusqu’à la fin décembre 2010 [1], ainsi que

 les données du centre-nord de l’Arkansas de janvier à juillet 2010

inclusivement [16].

 

 

Arkla, Inc., par ses nombreuses métamorphoses, fusions et acquisitions,

a été et est toujours un foreur clé en Arkansas. Entre 1975 et le début

des années 1980, la compagnie a découvert plus de gaz qu’elle en a produit.

En 1982, Arkla pouvait vendre à Central Louisiana Electric Company plus

de 100 millions de pieds cubes de gaz quotidiennement. Au début des

années 1990, la compagnie exploitait le sixième réseau de pipelines en

importance aux États-Unis et se trouvait parmi les dix plus importants

exploitants de réserves de gaz naturel [17]. Son calendrier de production

coïncide avec la hausse vertigineuse du nombre de tremblements de terre

dans les années 1970 et 1980. De nos jours, 37 compagnies forent pour

 du pétrole et du gaz en Arkansas [18].

 

La marche mondiale de la fracturation non règlementée

 

Les États-Unis et le Canada ne sont pas les seuls à exploiter cette technologie

 hautement destructrice. La Pologne a aussi adopté la fracturation.

Plusieurs sociétés d’énergie explorent actuellement les réserves de

la Pologne, dont Conoco-Phillips, ExxonMobil, Marathon, Chevron,

Talisman, Lane Energy, BNK Petroleum, Emfesz, EurEnergy Resources,

RAG, San Leon Energy et Sorgenia E&P [19]. Selon Forbes, ces

nouvelles technologies auront un impact significatif sur le commerce

 international de gaz naturel [20].

La Pologne consomme 14 milliards de mètres cubes de gaz annuellement

et en importe plus de 70 % de la Russie. On peut facilement voir comment

 le pays pourrait bénéficier du forage pour des gaz de schiste s’il débutait

dans les plus brefs délais. Le pays pourrait non seulement réduire sa

dépendance à la Russie, mais aussi se transformer en exportateur de gaz.

Bateman a noté qu’en Europe centrale et de l’Ouest on a loué les terres

aux artisans de la fracturation. Les Australiens souffrent de la même

contamination due à la fracturation que les Étasuniens et les Chinois

exploitent également cette nouvelle technologie [6].

Le film de Josh Fox, Gasland, sorti en 2010, documente une multitude de

conséquences néfastes sur la vie humaine et animale, ainsi que sur la

valeur des propriétés. La scène la plus tristement célèbre du film montre

des personnes capables d’enflammer leur eau du robinet contaminée

[21] : //www.youtube.com/watch?v=UrnnQ17SH_A

Fox remarque qu’Haliburton, l’ancienne compagnie de Dick Cheney, a fait

du lobbying pour obtenir des exemptions aux lois suivantes : Clean Air Act,

the Clean Water Act, Superfund, et Safe Drinking Water Act (Loi sur la lutte

contre la pollution atmosphérique, Loi sur la qualité de l'eau, Loi sur le

Fonds spécial, Loi sur la qualité de l’eau potable). Grâce au Congrès détenu

 par le privé, elle les a obtenues. Bien qu’il n’ait pas hésité à refiler les dettes

 de jeu de Wall Street au public (à deux reprises), le Congrès n’a pas trouvé

la volonté d’adopter le Fracturing Responsibility and Awareness of Chemicals

(FRAC) Act (Loi sur la responsabilité en matière de fracturation et la

sensibilisation aux produits chimiques).

De plus, les compagnies de forage ne sont pas tenues de divulguer les

produits chimiques toxiques qu’elles utilisent, ce qui est contraire à

l’Emergency Planning and Community Right-to-Know Act

(Loi sur la planification des mesures d’urgence et le droit du public d’être

informé) de 1986 [22].

En 2004, l’Environmental Protection Agency (Agence de protection

environnementale ou EPA) a déterminé que la fracturation ne pose

aucune menace à l’approvisionnement d’eau et que d’autres études ne

sont pas nécessaires [23]. Toutefois, comme dans un cauchemar orwellien,

au moins 65 des produits chimiques utilisés dans la fracturation sont

considérés comme dangereux par l’EPA. Selon un rapport de 2005 publié

par l’Oil and Gas Accountability Project (OGAP), ils ont été liés au « cancer;

aux troubles hépatique et respiratoire, à la néphropathie, aux maladies

neurologiques et aux affections cutanées; aux déficiences congénitales

et à d’autres problèmes de santé ». Concernant la principale préoccupation

des citoyens, l’OGAP note qu’« environ la moitié de l’eau dont dépendent

les Étasuniens pour la consommation provient de sources souterraines [24] ».

 

Le Wyoming a pris une position proactive relativement à la divulgation

complète des produits chimiques employés dans la fracturation lorsque

l’État a adopté de nouvelles lois en septembre. Des échappatoires permettent

cependant toujours aux compagnies de revendiquer un droit de propriété

de ce genre d’information, la soustrayant ainsi au regard du public [25].

Vu la position de l’EPA voulant que la fracturation est sécuritaire, il est peu

 probable que les citoyens de l’Arkansas reçoivent beaucoup d’aide du

gouvernement fédéral. Ils ne trouveront pas d’amis non plus au niveau

étatique. Jusqu’à présent, l’Arkansas Department of Environmental Quality

 n’a pas eu la volonté ou la capacité d’empêcher UMETCO Minerals

Corporation de déverser illégalement des produits chimiques toxiques

dans les ruisseaux [26].

La même situation s’applique à tout le pays, où les gouvernements étatiques

 protègent l’industrie au détriment de l’environnement et de la santé humaine.

 Récemment, le gouverneur sortant David Paterson a opposé son veto à

une législation qui aurait imposé un moratoire sur le forage vertical et

horizontal [27]. Pour sa part, la Pennsylvanie loue déjà le tiers de ses

terres publiques à des entreprises privées de forage [21].

Étant donné la partialité du gouvernement en faveur des géants de l’énergie

– la destruction du golfe du Mexique par BP est un bon exemple – il se peut

que davantage d’actions directes soient requises de la part des citoyens si

 l’on compte sauver l’environnement et la santé humaine de l’industrie du

combustible fossile.


Article original en anglais, Oil and Gas Collection: Hydraulic Fracturing, Toxic Chemicals and the Surge of Earthquake Activity in Arkansas, publié le 6 janvier 2011

Traduction : Julie Lévesque, Mondialisation.ca


Notes

1. Arkansas Geological Survey, “Arkansas Earthquake Updates.” //www.geology.ar.gov/geohazards/earthquakes.htm

2. Arkansas Geological Survey, “2009 Earthquakes.” //www.geology.ar.gov/xl/2009_Earthquakes.xls

3. Food Freedom, “Massive fish kill and 1000s of birds fall from the sky in Arkansas,” 2 Jan. 2010. //foodfreedom.wordpress.com/2011/01/02/massive-fish-kill-and-1000s-of-birds-fall-from-the-sky-in-arkansas/

4. Earthworks, “Hydraulic Fracturing and Earthquakes.”  //www.earthworksaction.org/fracturingearthquakes.cfm

Voir aussi:

Ben Cassleman, “Temblors Rattle Texas Town: Residents Suspect a Drilling Boom Is Triggering Small Quakes, but Scientists Lack Proof,” Wall Street Journal, 12 June 2009. //online.wsj.com/article/SB124476331270108225.html

James Glanz, “Deep in Bedrock, Clean Energy and Quake Fears,” New York Times, 23 June 2009. //www.nytimes.com/2009/06/24/business/energy-environment/24geotherm.html

James Glanz, Video: “The Danger of Digging Deeper,” New York Times, 23 June 2009. //www.nytimes.com/interactive/2009/06/23/us/Geothermal.html

5. U.S. Department of Energy, “Hydraulic Fracturing White Paper,” June 2004.  //www.epa.gov/ogwdw/uic/pdfs/cbmstudy_attach_uic_append_a_doe_whitepaper.pdf

6. Christopher Bateman, “A Colossal Fracking Mess,” Vanity Fair, 16 June 2010. //www.vanityfair.com/business/features/2010/06/fracking-in-pennsylvania-201006?currentPage=all

7. Martin Walker, “Russia’s Fracked Future,” UPI, 1 Feb. 2010. //www.upi.com/Top_News/Analysis/2010/02/01/Walkers-World-Russias-fracked-future/UPI-21421265042152/

8. Arkansas Geological Survey, “Fayetteville Shale Gas Play West Map,” Last updated 2 March 2010. //www.geology.ar.gov/maps_pdf/fossilfuels/Fay%20West%20Map%2042×44.pdf

9. Arkansas Geological Survey, “Gas.” //www.geology.ar.gov/fossil_fuels/gas.htm

10. Arkansas Geological Survey, “Fayetteville Shale Gas Play.” //www.geology.ar.gov/home/fayetteville_play.htm

11. Brooke Meanley, “The Roosting Behavior of the Red-Winged Blackbird in the Southern United States,” Wilson Bulletin, Vol. 77 No.3, pp 217-228, Sept. 1965. //elibrary.unm.edu/sora/Wilson/v077n03/p0217-p0228.pdf

12. U.S. Geological Survey, “Map Centered at 35°N, 93°W” Accessed Jan. 5, 2010: //earthquake.usgs.gov/earthquakes/recenteqsus/Maps/US2/34.36.-94.-92.php

13. Jack Century, “Earthquake Risks: Building a Nuclear Power Plant near Peace River, Alberta,” Peace River Environmental Society, May 2009 (71 mins.) //peaceriverenvironmentalsociety.org/; 8-part video at //www.youtube.com/results?search_type=&search_query=jack+century&aq=f

14. CNN, “Arkansas Earthquakes,” 13 Dec. 2010. //www.wibw.com/nationalnews/headlines/Arkansas_Earthquakes_111815534.html

15. Arkansas Geological Survey, “Earthquake Archive,” 2009. //www.geology.ar.gov/xl/Earthquake_Archive.xls

16. Arkansas Geological Survey, “Recent and Historical Earthquakes in North-Central Arkansas,” October 2010 //www.geology.arkansas.gov/maps_pdf/geohazards/CentralArkansasMediaMap.pdf

17. Funding Universe, “Arkla Inc.” n.d. //www.fundinguniverse.com/company-histories/ARKLA-INC-Company-History.html

18. Manta.com, “37 Drilling Oil and Gas Wells Companies in Arkansas,” n.d.

//www.manta.com/mb_44_E317D_04/drilling_oil_and_gas_wells/arkansas

19. STRATFOR, “Poland: Fracing On The Rise?” Forbes Magazine, 1 June 2010. //blogs.forbes.com/energysource/2010/06/16/poland-fracing-on-the-rise/

20. TREFIS Team, “ConocoPhillips Has Big Fracking Plans For Poland, Stock Has Upside,” Forbes Magazine, 14 Dec. 2010. //blogs.forbes.com/greatspeculations/2010/12/14/conocophillips-has-big-fracking-plans-for-poland-stock-has-upside/

21. Josh Fox, Gasland, 2010. //www.gaslandthemovie.com/. Pour voir la bande annonce montrant de l’eau du robinet enflammée : //www.youtube.com/watch?v=UrnnQ17SH_A.

22. Sarah Collins and Tom Kenworthy, “Energy Industry Fights Chemical Disclosure: Natural gas companies want to prevent oversight of fracking,” Center for American Progress, April 2010. //www.americanprogress.org/issues/2010/04/fracking.html

23. U.S. Environmental Protection Agency, “Evaluation of Impacts to Underground Sources of Drinking Water by Hydraulic Fracturing of Coalbed Methane Reservoirs Study,” June 2004. //water.epa.gov/type/groundwater/uic/class2/hydraulicfracturing/wells_coalbedmethanestudy.cfm

24. Lisa Sumi, “Our Drinking Water at Risk: What EPA and the Oil and Gas Industry Don’t Want Us to Know about Hydraulic Fracturing,” Oil and Gas Accountability Project, April 2005. //www.earthworksaction.org/pubs/DrinkingWaterAtRisk.pdf

25. Earthworks, Powder River Basin Resources Council, “Wyoming Requires Disclosure of Chemicals in Natural Gas Drilling,” 16 Sep 2010. //earthworksaction.org/PR_WYdisclosure.cfm

26. Karoline Wightman, “UMETCO Minerals Corp not yet fined for releasing chemicals,” Fox News, 16 Nov. 2010. //www.fox16.com/news/local/story/UMETCO-Minerals-Corp-not-yet-fined-for-releasing/cOwdIEMf-kugosx8EWbrQQ.cspx?rss=315

27. Tom Zeller, “New York Governor Vetoes Fracking Bill,” New York Times, 11 Dec. 2010. //green.blogs.nytimes.com/2010/12/11/new-york-governor-vetoes-fracking-bill/

 

Rady Ananda détient un baccalauréat en sciences avec spécialisation en ressources naturelles de l’Ohio State University’s School of Agriculture.

Quoique AGS affirme publiquement qu’il n’y a pas de lien entre le forage


19/01/2011

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