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Area 51 declassified

Zone 51 : Obama et les aliens

La zone 51 n'existe pas. Elle n'a jamais existé. Et même si elle existait, ce serait une base militaire comme une autre. Bon d'accord, on y teste des protos. Et alors ? Tout le monde le fait. De toute façon, ça ne vous regarde pas... Au fait, vous voulez la visiter ? Demandez à Barack. C'est lui qui signe les invitations !

 

L'année dernière, une info à scier les rotules est tombée des télescripteurs.Tellement invraisemblable qu'on a cru à un canular galactique : "Area 51 declassified !"
Malgré les conseils de la plupart de ses conseillers, sauf John Podesta, Obama avait pris une décision incroyable : accorder un accès sans trop de restrictions à Peter Yost et à son équipe de National Geographic pour faire un reportage sur la Zone 51. Qui, je vous le rappelle n'existe pas. Même si des panneaux en interdisent l'accès sous peine de mort. Et si des cartes, sur lesquelles elle ne figure pas, invitent à ne pas s'en approcher, et encore moins à la survoler...

 

Le C.V de Peter Yost

 

Un conspirationniste parano ? Un soucoupiste déjanté ? Un blogger chtarbé ?
Pas du tout ! L'hommes est un de ces rares grands reporters qui font encore leur boulot. Avec une obstination louable à aller voir ce que les gouvernements veulent cacher. Pour le montrer au public.

Son précédent coup d'éclat : le film "Inside North Korea".


Il a réussi à pénétrer dans le pays le plus fermé du monde, grimé, sous la couverture d'une ONG médicale asiatique. Il a filmé en douce ce que le régime ne voulait montrer à aucun prix. La souffrance des gens. La terreur. L'extrême misère. La famine. Les infrastructures délabrées. Et une nomenklatura de milliardaires communistes qui se gobergent comme des sybarites.

Il a aussi inspiré suffisamment confiance à quelques personnes pour qu'elles parlent. Des interviews floutées mais pas filoutées. Personne n'a parlé de bidonnage. Bien au contraire, il a été nominé au Pulitzer pour son travail remarquable.

 

Pour l'Aire 51 qui n'existe pas, il avait prévenu : "j'y entrerai un jour comme infirmier, le lendemain en tant qu'agent de sécurité, et le surlendemain déguisé en chauffeur de général s'il le faut. Je saurai soudoyer les bonnes personnes pour prendre leur place. Après mes aventures en Corée du Nord, ce sera du gateau !"

 

Un curieux toléré après un furieux tollé ?

 

Parmi les nombreuses tentatives d'intrusion plus ou moins réussies, il y a un précédent fameux : Gary Mac Kinnon, dit "Solo", un Anglais tenu pour "le plus grand hacker du monde".
Ingénieur système au chômage, il a meublé ses loisirs forcés en visitant l'Aire 51.

 

En 2002, il a fait sauter les verrous de 97 serveurs appartenant aux armées US, aux services secrets et à la NASA. Depuis, il affirme détenir des preuves d'expérimentations de systèmes anti-gravitationnels inspirés par des technologies aliens.

 

 


Pour sa défense : il n'a fait que copier des fichiers sans rien détruire. Mais il ne peut plus prouver leur authenticité. Des hommes en noir descendant de longues limousines sombres à la tombée de la nuit ont écrasé ses H.D. Par inadvertance. Vraiment ?

 

D'abord on l'a présenté comme un fou. Un type qui vit en pyjama toute la journée, ne se lave pas et ne sort jamais de chez lui. Puis un criminel. Un terroriste passible de 70 ans de prison. Aujourd'hui il vit en liberté surveillée avec interdiction de s'approcher d'un ordi. Ses fans se chargent de diffuser les infos qu'il avait sauvegardées. Avec hélas une exubérance brouillonne qui nuit à la crédibilité du sujet.

En tout cas, il avait annoncé la mise au musée des navettes spatiales avant 10 ans (donc au plus tard en 2012) "parce qu'ils travaillent sur un projet autrement plus prometteur !" Simple prémonition ? 

 

Debunking or not debunking ?

 

L' obstination de Yost explique peut-être la décision prise au plus haut niveau de l'état fédéral, par le chef suprème des armées. Mais une autre explication a été avancée : on l'a "promené" dans tous les sens du terme pour limiter les dégats.

 

Mais dans ce cas, pourquoi lui avoir fait signer une accord de divulgation sous contrôle ? Il ne devait révéler aucun détail avant d'avoir obtenu la clearance pour la date de sortie du film. Sous peine d'être traduit en cour martiale pour haute trahison. Et aux States, on ne rigole pas avec ça !


Finalement, son reportage a été diffusé le 22 mai dernier. Apparemment pas de quoi casser 3 pattes à un canard vénusien. Malgré quelques images furtives pour le moins troublantes. Surtout dans les échelles des "objets", leur positionnement et leurs vitesses relatives si vous visionnez en défilement lent. Mais attendons la suite !

 

Car il y a une suite à trois étages : d'abord le making of du tournage, où figureraient des images censurées... Jusqu'au début 2012. Et le deuxième volet proprement dit de l'histoire. Avec un bonus. Car en même temps que le reportage sur la base 51 qui n'existe pas, Yost a préparé toujours sous la tutelle du gouvernement (who denies knowledge of course) "Alien Invasion" (titre provisoire) Encore un de ces films de S.F de série Z ?


Pas vraiment. Il s'agit d'un docu didactique expliquant à la population comment se comporter lors de contacts. Quelles erreurs éviter. Un manuel de savoir-vivre avec les E.T (qui n'existent pas, je le précise. Je tiens à ma réputation !)

Obama estime-t-il que le temps des révélations est enfin arrivé ?
La sortie de ces opus étant prévue pour le printemps 2012, quel meilleur buzz pour la campagne en vue de sa reélection ?

 

Area 51 comme si vous y étiez

 

Le lieu le plus secret de la planète (après la Corée du Nord) est une petite principauté du Nevada d'environ 15.000 Km2.

 

Pour comparaison 40 fois Andorre ou la moitié de la Belgique.
Plusieurs complexes y sont déployés, avec leurs hangars, leurs bâtiments techniques, leurs casernes, leurs cités autarciques, leurs pistes d'atterrissage réservées, leurs centres de loisirs et leurs infrastructures sportives. Pour 10.000 personnes environ.

 

Ils ont même leurs bordels privés. Vegas est juste à côté. Mais les célibataires n'ont pas le droit d'aller s'y amuser. Des fois qu'ils se vanteraient de ce qu'ils ont vu ou fait, pour impressionner les filles. Quant aux familles, elles sont encasernées et fliquées comme dans un kolkhoze.

 

On y a décortiqué des chasseurs soviétiques pour connaître leurs faiblesses lorsqu'un exemplaire tombait entre les mains d'un pays ami, ou qu'une défection se produisait.
On y a aussi testé divers modèles de cruise missiles et d'avions furtifs ainsi que, probablement, des armes interdites chimiques et bactériologiques. Une broutille. Il y a 50 ans, on y faisait exploser en plein air des bombes atomiques dites tactiques. Rien que du très classique...

 

Un des anciens officiers, probablement briefé au préalable déclare : "la différence avec avant, c'est qu'il était interdit d'en parler. Maintenant, on a le droit de poser des questions. Juste des questions. Pour les réponses, il faudra attendre encore un peu."
Et tout à fait dans la tradition du patriotisme US, un autre officier ajoute : "de toute façon, quoi qu'on ait fait, c'était pour le bien de l'Amérique et j'en suis fier !"

 

Le visible et l'invisible (ou l'inmontrable ?)

 

Le plus intéressant est certainement ce qu'on ne voit pas.
Les structures profondément enfouies sous plusieurs niveaux.

En 1989, un certain Bob Lazar a prétendu avoir travaillé à la remise en état de moteurs Anti Grav récupérés, d'après lui, sur l'épave crashée d'un UFO (un truc qui n'existe pas bien sûr !)
Selon ce témoin, il y aurait près de Papoose Lake un complexe enterré où des opérations de ce genre seraient tentées. Sans grand succès.

 

Car s'il est relativement facile de copier certains composants et même de les réassembler... C'est une autre affaire de phosphorer en trébuchant sur les prolégomènes d'une physique différente !

 

La relativité générale est prisonnière des contraintes de l'espace-temps, avec pour unité de mesure la lumière, dans un univers quadri dimensionnel. Les travaux de l'astrophysicien George F. Smoot, Nobel de physique 2006, suggèrent qu'il faudrait maîtriser un espace-temps à 6 dimensions pour inverser les forces anti gravitationnelles.

Les média firent passer Lazar pour un fou et on n'en parla plus.


Ce n'était ni le premier ni le dernier de la liste. Quand on ne peut expliquer les "témoignages fantaisistes" des gens par leur faible niveau d'instruction (difficile avec des ingénieurs aéro ou des pilotes d'essais) on en fait des doux dingues. Des alcoolos. Ou des mecs dépressifs largués par leurs femmes. Ce qui explique que beaucoup se suicident rapidement...

C'est par le biais de la crédibilité qu'est le plus grand risque de voir les reportages de Peter Yost édulcorés.


La plupart de ses témoins sont des personnes âgées entre 70 et 95 ans. Obligés de se taire toute leur vie, au risque au mieux de se faire sucrer leur retraite, au pire de finir leur existence dans un pénitencier. Une fois leur parole libérée, s'ils bavardent trop, il sera facile d'évoquer des mémoires défaillantes, la sénilité, des alzheimers...

 

Peut-on encore museler tout le monde ?

 

L'été dernier, Leslie Kean un journaliste connu et respecté de ses pairs, habitué des colonnes du "Boston Globe", du  "N.Y Herald Tribune" et du "Journal of Scientists" a sorti un ouvrage très dérangeant : "UFOs : Generals, Pilots and Government Officials Go On the Record".
Un livre dans lequel il mettait en demeure le gouvernement de dire tout ce qu'il savait.

 

Angle d'attaque original : au lieu de partir à la pêche aux témoignages, avec la tâche ingrate de séparer le bon grain de l'ivraie, et le risque de se faire brocarder pour l'erreur la plus minime, il a sélectionné une quinzaine de témoins hyper crédibles : des pilotes de chasse et de ligne, des astronautes, un astrophysicien, des agents du FBI (qui a commencé lui aussi à déclassifier certains rapports qui raviraient Fox Mulder !) et, cerises sur le gateau, cinq généraux et un ancien gouverneur.

 

Quant à la préface du livre, elle a été rédigée par John Podesta, chef de cabinet à la Maison Blanche sous l’administration Clinton, et vice-président du team des conseillers spéciaux d'Obama à White House. Un homme au coeur du pouvoir qui en connait tous les secrets.
Cette fois, c'est du lourd. Du très lourd !

Quant à Peter Yost, il affirme : " Certaines des choses qui se passent là-bas défient l'imagination (...) Le gouvernement a déclassé pour nous des milliers de documents et images et autorisé des personnes qualifiées à parler. C’est solide, c’est vrai, c’est vérifiable. Vous avez eu un échantillon.
Vous aurez bientôt d'autres surprises !"


Le film de National Geo : Area 51 declassified 

 


13/07/2011

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