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“Project for a New American Century” (PNAC)

Nouvel Ordre Mondial

Publié par Marc Lafontan | Libellés : ,

 

La guerre de Libye déclanchée par l’empire totalitaire néolibéral n’arrive pas par hasard. Elle a été planifiée et intégrée dans un vaste plan de déstabilisation du Moyen-Orient. Elle sert des buts à court, moyen et long termes; c’est ce que nous allons essayer d’analyser ici. Nous verrons également comment cette guerre va vraisemblablement établir un précédent dans la méthodologie de l’établissement du Nouvel Ordre Mondial fasciste, par la participation de l’ONU, qui finalement remplie le rôle qui lui était réservé depuis sa création en 1945: celui d’embryon de la gouvernance mondiale tant attendue par les oligarques transnationaux.
La ligne directrice de ce plan est à chercher dans la doctrine prévalente qui est la base de la volonté suprémaciste américaine et anglo-saxonne depuis l’ère Reagan: le concept de full spectrum dominance” que l’on trouve enracinée dans le “Project for a New American Century” (PNAC), bible géopolitique néoconservatrice édictée par les idéologues du Council on Foreign Relations (CFR) sous l’égide financière de fondations élitistes telle la fondation Rockefeller.
La doctrine de “full spectrum dominance” (que l’on pourrait traduire par “domination totale dans tous les domaines”), comme son nom l’indique, cherche à affirmer de manière irrémédiable l’hégémonie anglo-saxonne sur le monde et ce dans tous les domaines qu’ils soient culturels, écononomiques, scientifiques, militaires, technologiques, politiques et sociaux.
Cette hégémonie est perçue par les oligarques en place comme une phase transitoire la plus rapide possible vers une gouvernance mondiale qui verrait le monde régit par un système orwellien d’État unique global, dirigé par un cartel d’individus non élus, tous membres d’une élite financière et industrielle transnationale, qui délèguera le pouvoir exécutif de manière locale a des politiciens corrompus et totalitaires en charge de régions, “d’unions”, réparties selon une grille planétaire de contrôle des populations pré-établie.
Nous assistons en ce moment à la continuation de la création de cette grille de contrôle. L’apres seconde guerre mondiale a vu la poussée pour une “Union Européenne”, qui sert de modèle à ce que seront les autres “Unions”. Nous constatons déjà le totalitarisme larvé pour l’heure de l’Union Européenne, ou le pouvoir est donné a un cartel de sbires de la finance, non élus, ne rendant compte qu’à des entités plus que nébuleuses comme la BCE, organe fondamental de contrôle et bras armé des banquiers avec le FMI, la Banque Mondiale et tout le système des banques centrales cartélisées, privatisées derrière le rideau et aux mains des desperados de la haute finance qui pillent le monde (et l’Europe en l‘occurence) depuis des décennies.
Nous constatons au jour le jour le fait que les aristocrates en place à la fois au sein des états-nations qu’en haut de la pyramide oligarchique européenne, n’ont que faire des peuples vus comme des nuisances et des cafards à éliminer. L’Union Européenne est un projet élitiste, pour les élites financières et industrielles qui emploient les politiciens pour servir leurs intérêts. L’Union Européenne est un projet du groupe Bilderberg pour neutraliser la souveraineté des peuples (la suite donnée au référendum 2005 sur le projet de constitution européenne fut un cas édifiant de mépris de la volonté des peuples) et concentrer pouvoir financier et politique en des mains sûres, à la solde de l’oligarchie. En cela l’Union Européenne est une réalisation purement fasciste se réferrant a la définition donnée par Mussolini lui-même et que nous avons cité à dessein en début d’article.
Un projet “d’Union Nord-Américaine” est en cours depuis la création du “libre-marché” régit par NAFTA et relancé sous l’administration Bush avec le Security and Prosperity Partnership (SPP), qui voit se dessiner l’effacement des frontières entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada pour laisser place a une Union Nord-Américaine, régit par un cartel économico-financier promouvant toute une série de mesures économiques ultra-libérales ne profitant qu’à la minorité oligarchique bien évidemment.
Un projet “d’Union Asiatique” a son ossature dans l’ASEAN et verra une intégration forcée sous l’égide d’une élite chinoise si on conçoit le fait que la Chine sera une partie prépondérante du Nouvel Ordre Mondial. Bon nombre d’oligarques réferrent à la Chine comme modèle de contrôle sociétaire, David Rockefeller en tête. C’est leur intention, mais il est très difficile aujourd’hui d’évaluer avec certitude les intentions réelles de la Chine.
Le problème actuel des oligarques réside avec l’Afrique et le Moyen-Orient, d’où la planification néoconservatrice reprise par l’administration Obama du remodelage du Moyen-Orient (projet si cher a Bush) en mettant à bas les vieilles marionnettes de l’empire qui prenaient trop de liberté au sein du système et n’acquiesçaient pas a tous les diktats et facéties impérialo-sionistes. Moubarak et Ben Ali étaient de ceux-là. Ils devaient faire place à de nouveaux pantins animés par Washington, Londres et Tel Aviv, qui eux ne rechigneront pas quand viendra le temps d’attaquer l’Iran. Kadhafi est le suivant sur la liste, puis El Assad, puis Ahmadinejad et l’Iran qui seront les gros morceaux.
Le continent africain renferme la vaste majorité des ressources naturelles de la planète, celles nécessaires à la continuité de la société capitaliste globale telle que nous la connaissons. Il est donc primordial pour l’empire anglo-américain de pouvoir contrôler de manière indéfectible le plus grands nombres de ressources pétrolières, gazières, minérales pour son profit ultime. Le rêve de tout impérialiste: le contrôle absolu en tout et sur tout.
A cet effet, l’empire a créé en 2007 sous Bush, l’US AFRICOM (US Africa Command), qui est un réseau de contrôle militaire du continent africain, basé à Stuttgart en Allemagne et qui a trois missions essentielles:
-       La gestion des opérations sur le continent africain en installant des bases militaires dans le plus d’endroits possibles
-       L’établissement d’une tête de pont néo-colonialiste anglo-américaine en Afrique
-       L’isolement économique de la Chine et de la Russie en les coupant des sources de matières premières vitales pour leur développement.
Même si sa mission officielle résonne quelque peu différemment, la volonté hégémonique et d’ingérence y sont à peine masquées:
Notre approche est basée sur le support des intérêts de la sécurité nationale états-unienne en Afrique comme stipulés par le président et les secrétaires d’état et de la défense ainsi que par la stratégie de la sécurité nationale ert de la stratégie militaire nationale. Les Etats-Unis et les nations africaines ont un intérêt commun très fort à promouvoir la sécurité et la stabilité sur le continent africain, ses îles états et ses zones maritimes. Adresser ces intérêts demande une approche unifiée qui intègre les efforts avec ceux des autres départements et agences d’état, ainsi qu’avec nos partenaires africains et internationaux.”
 
49 nations africaines ont rejoint l’AFRICOM, parmi celles qui ont refusés de rejoindre la mise sous tutelle du continent africain, nous trouvons:
La Libye, Le Soudan, L’Eritrée, le Zimbabwe et la Côte d’Ivoire… A part pour le Zimbabwe pour l’heure, il y a des interventions étrangères dans chacune des autres nations “dissidentes”. Coïncidence ? Il n’y a pas de coïncidence en géopolitique, jamais !
L’AFRICOM devient de facto le régulateur politique et le bras armé de l’empire sur le continent africain afin que les multinationales choisies puissent faire main basse sur ce qu’il y a à prendre en toute quiétude, intégrant au passage les nations sous les prémisses d’une ossature d’Union Africaine gérée par un cartel de businessmen choisis et dont le gendarme sera l’OTAN sous commandement unifié avec AFRICOM. Ainsi, les troupes françaises engagées en Libye sont sous commandement américain via AFRICOM auquel l’OTAN rend des comptes.
A ce titre, la guerre de Libye établit un précédent que personne chez les “experts” ou dans les médias à la botte ne voit ou ne veut voir: celui de légitimiser l’ingérence, puis l’intervention militaire sous couvert d’une ONU corrompue et vassale de l’empire, pour des “raisons humanitaires” contre tout pays dissident aux intérêts suprêmes de l’oligarchie impérialiste et fasciste.
Dorénavant, le scénario sera le suivant:
Des troubles seront induits dans un pays dissident a l’hégémonie anglo-américaine en prenant soin de mettre suffisamment d’huile sur le feu pour créer un climat de tension maximum débouchant sur des émeutes et la répression étatique à l’avenant. On nous dira: rien de nouveau sous le soleil, c’est le principe des “révolutions colorées” de la CIA et de Georges Soros, perpétrées jusque maintenant.
Oui, mais jusqu’ici, lorsque cela échouait (Birmanie, Biélorussie, Iran), l’empire repartait la queue entre les pattes comme ce fut le cas en Iran récemment. Dorénavant, il suffira de créer de l’intérieur une “condition humanitaire suffisante”, comme ce fut décidé pour la Libye sur une base de désinformation et de propagande éhontée, pour faire voter par L’ONU une “zone d’interdiction aérienne” que l’OTAN fera respecter a grands renforts de missiles de croisière et de bombes a uranium appauvri, facilitant ainsi a priori le renversement de régime qu’il soit dictatorial ou non. Peu ou prou la même méthode fut employée pour légitimiser la guerre du Kosovo avec laquelle cette nouvelle aventure criminelle libyenne a beaucoup de points communs du reste dans le modus operandi de gestion de crise pour aboutir a la guerre.
Ici il convient de dire que le fait qu’un régime soit dictatorial ou non n’a absolument rien à voir dans le scénario impérial préconisé. En effet, l’empire soutient des dictatures (Arabie Saoudite, Yemen, Bahreïn, auparavant Iran, Chili, Argentine, Irak, Guatemala, Indonésie et on en passe…), les met en place et les protège tant que celles-ci suivent les règles et diktats imposés. La philosophie impérialiste est très bien résumée dans cette phrase d’un fonctionnaire du département d’état américain qui disait à propos d’un dictateur local: “oui c’est un fils de pute… mais c’est notre fils de pute !”

 

 



03/04/2011

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