PerleDeDiamant

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Agriculteurs français, paysans, ruralité en danger (eva R-sistons). Dossier

400 paysans se suicident chaque année. Philippe Desbrosses, émission sur http://rimsave.com/?cat=6

 

Alerte ! Veut-on achever nos agriculteurs ? - Dossier défense de la ruralité

 
Les chômeurs actuels sont les petits enfants des petits paysans  

délocalisés dans les villes il y a une cinquantaine d’années au profit de l’industrie 

(envoyé par un Lecteur agriculteur)


http://www.histoire-image.org/photo/zoom/jab2_millet_001f.jpg
Sommaire :

On achève bien les agriculteurs
par eva R-sistons
Les agriculteurs français priés de rembourser
les aides reçues il y a plus de dix ans
Réforme de la PAC : réduction des subventions
pour les grandes exploitations agricoles
La sécurité alimentaire doit prévaloir sur la spéculation
Alimentation : La nouvelle guerre mondiale ?
.
Photo : Village de Kirrwiller, Bas-Rhin (67)
http://www.photo-alsace.com/photo-de-kirrwiller-2-1.htm

 On achève bien les agriculteurs...  par eva R-sistons

 Scandale ! Scandale à relayer...

 

Publication improvisée à chaud lorsque j'ai reçu cette information : Les agriculteurs français sont priés de rembourser des aides reçues il y a plus de dix ans ! Si l'on voulait achever de détruire notre agriculture, on ne s'y prendrait pas autrement ! C'est tout simplement abominable, car ils sont déjà asphyxiés par la sécheresse, les coûts, les contraintes notamment imposées par Bruxelles, les directives européennes, la concurrence impitoyable, et comme pour nos PME face aux multinationales, seules sont aidées les plus grosses entreprises !

 

Dans ce monde dessiné par le Nouvel Ordre Mondial (qui broie tout ce qui est petit, modeste, local, naturel), la petite paysannerie traditionnelle, celle qui est le plus beau fleuron de la France, sa sève, à la fois en tant que nourricière, et que garant du savoir-faire français et de la pérennité de nos paysages ruraux qui font l'admiration du monde entier et le bonheur de nos villages, la petite paysannerie est-elle donc condamnée au profit des multinationales agro-alimentaires nous obligeant à subir l'alimentation industrielle, sans saveur et bourrée de produits chimiques ? En un mot, va-t-on tuer la France profonde, en asphyxiant nos agriculteurs, nos éleveurs, et nos villages, peu à peu privés de leurs paysans, de leurs services de base, de leurs petits commerces et même de leurs écoles ? Cela, moi, je ne peux l'accepter ! Je prépare un "Retour à la terre ou mourir", et un post qui proposera des solutions (auxquelles je réfléchis depuis un moment) pour revitaliser nos petits villages...

 

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Je suis née à la limite de la Picardie et de la Normandie, en pleine terre et ma mère, au moment du débarquement, en 44, trayait elle-même les vaches, nourrissait les poules... Alors, elle m'a légué un amour irlandais de la terre, la passion du terroir, le désir de tout faire pour préserver coûte que coûte l'âme de la France. C'est une priorité pour moi, et cela doit devenir, à l'heure du Nouvel Ordre Mondial, la priorité pour tous ! En fait, il s'agit d'une question de survie de nos traditions, de notre paysannerie, de notre ruralité, de modes de vie éprouvés dans le temps, de notre autonomie alimentaire, même, le cas échéant - ensuite de défense de la spécificité de notre pays. Sarkozy, valet du Nouvel Ordre Mondial, travaille à la liquidation des valeurs de la France. Stop, ça suffit !

 

J'ajoute que mon tableau préféré, chez moi, représente le poulailler familial, sur pilotis, avec dans l'herbe des poules en liberté, heureuses de vivre : Tout un mode de vie en disparition !

 

A chaud, donc, je voudrais dire certaines choses : Mon impression  est que tout est fait pour anéantir les traditions des pays, leur autonomie, leur souveraineté alimentaire. La petite paysannerie gêne, la production locale dérange : On nous IMPOSE l'alimentation industrielle, sans saveur et malsaine, on nous oriente vers le Grand commerce, la Grande distribution qui, d'ailleurs, ruine les producteurs par leurs marges. C'est intolérable ! J'incite à produire localement, à acheter localement, à choisir le direct - du producteur au consommateur - et le commerce de proximité. C'est une forme concrète de résistance aux valeurs du Nouvel Ordre Mondial ! 

 

http://dazibaoueb.fr/medias/img/nouvel_ordre_mondial1.jpg

http://www.google.fr/imgres?imgurl= (Nouvel ordre Mondial)

 

Ensuite, je suis touchée au plus profond de moi-même non seulement par la désertification programmée de nos campagnes, mais aussi par la grande souffrance de nos agriculteurs, leur isolement, leur détresse, leur désespoir, que je partage par le coeur, intimement. Un paysan en moins, un éleveur qui tombe, un agriculteur qui reste seul parce qu'il ne trouve pas de compagne, un homme de la terre qui se suicide, eh bien c'est intolérable, c'est un peu du meilleur de nous-mêmes qui disparaît, qui meurt !

 

Je voudrais aussi m'interroger sur les plans machiavéliques du Nouvel Ordre Mondial, qui broie impitoyablement tout ce qu'il y a d'humain ! Et par exemple, est-ce insensé de penser que les hécatombes de vaches (folles), de porcs, de poules etc auraient été planifiées pour éliminer notre cheptel, nos animaux, notre production locale, afin d'y susbtituer peu à peu les critères du Nouvel Ordre Mondial ? Je m'interroge aussi sur les bactéries :

 

Et si la bactérie Escherichia coli provenait du labo P4 de Hambourg ?

Commentaire d'un Lecteur avisé : 

 Et si cette bactérie tueuse avait été introduite volontairement pour faire chuter les cours, et liquider ainsi les petits producteurs afin de favoriser l’industrie agro-alimentaire ?

 

http://motsetmauxdemiche.blog50.com/images/medium_les_laboureurs.jpg

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Bref, beaucoup de questions sans réponse. En tous cas, aujourd'hui, dénonçons avec force la mesure scélérate que l'on veut imposer à nos agriculteurs, déjà asphyxiés ! Et pourtant, travaillant souvent 365 jours par an, se dépensant sans compter, même sans vacances, pour survivre et tenter de préserver ce qui fait l'identité la plus réussie de la France !

 

Ces hommes et ces femmes de la terre sont les premières victimes des technocrates aveugles, sans scrupules, de Bruxelles et plus généralement du Nouvel Ordre Mondial. En prendre conscience, c'est déjà préparer des lendemains différents, porteurs de vie et d'espoir...

 Eva R-sistons   http://r-sistons.over-blog.com

 

TAGS : Paysans, agriculteurs, éleveurs, ruralité, désertification, Nouvel Ordre Mondial, agro-alimentaire, alimentation industrielle, chimie, Bruxelles, Europe, Sarkozy, France, Picardie, Normandie, concurrence...

 

http://www.musee-de-normandie.caen.fr/collections/permanente/paysages/ferme.jpg

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Les agriculteurs français priés de rembourser des aides reçues il y a plus de dix ans

 

Les producteurs français de fruits et légumes commencent à recevoir des demandes de remboursement d'aides publiques reçues jusqu'en 2002 et déclarées illégales par Bruxelles. Les tout premiers dossiers, onze demandes de remboursement, sont effectivement partis, a indiqué le ministère de l'agriculture, confirmant une information de la Coordination rurale (CR).

Le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, "avait promis en 2009 qu'il ferait tout pour réduire la facture", qui est aujourd'hui "considérablement réduite, de moitié", a-t-on indiqué. "On est toujours en discussions avec la Commission pour de nouvelles réductions, c'est pour cela qu'on ne donne pas de chiffre", a ajouté le ministère.

 

"PLUS DE 600 MILLIONS D'EUROS" DE DETTE

 

Le syndicat agricole Coordination rurale affirme de son côté dans un communiqué que, "initialement de 338 millions d’euros, la dette est aujourd’hui de plus de 600 millions d’euros","les intérêts se sont accumulés et atteignent aujourd’hui quasiment le double du capital initial". déplorant que "L’Etat est responsable de ce remboursement, car la seule erreur dans ces aides relève de sa faute: il avait omis de notifier les aides à Bruxelles selon la procédure", affirme le syndicat agricole, qui appelle l'Etat à "prendre ses responsabilités".

En août 2009, Bruno Le Maire, fraîchement nommé, avait annoncé que les producteurs de fruits et légumes devraient rembourser les aides publiques qui leur avaient été versées entre 1992 et 2002, suscitant une levée de boucliers chez les agriculteurs, alors confrontés à une importante baisse des prix et donc de leurs revenus. A la suite de négociations, les demandes de remboursement portent finalement sur la période 1998-2002, a confirmé le ministère lundi.

 

(..)  La Coordination rurale estime de son côté que "les producteurs ne pourront pas rembourser".

Les aides publiques, reconduites par les gouvernements français successifs, devaient soutenir les producteurs face à la concurrence de pays comme l'Espagne.

 

Article entier ici :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/06/les-agriculteurs-francais-pries-de-rembourser-des-aides-recues-il-y-a-plus-de-dix-ans_1532700_3244.html

 

http://www.ferguson-en-perigord.com/pages/regions/perigord/nailhac/photos/laboureurs07.jpg

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Réforme de la PAC : la Commission veut réduire les subventions des grandes exploitations agricoles

 

La Commission a présenté une série de recommandations pour la réforme destinée à moderniser la Politique agricole commune (PAC) européenne. Elle propose, entre autres, un régime de subventions plus strict et un changement radical du financement provenant des paiements directs pour privilégier l’aide au développement rural.

Attendus depuis longtemps, les plans de la Commission pour la réforme de la PAC, également connus comme le « bilan de santé », ont été présentés à Bruxelles le 20 novembre par Mariann Fischer Boel, commissaire européenne à l’Agriculture et au développement rural. 

Les propositions ne sont pas de nature législative, mais préparent le terrain aux débats et aux délibérations en prévision de propositions législatives formelles, prévues pour le printemps 2008.

Plus de découplage, moins d’argent

Doublé d’un projet de rationalisation et de modernisation de la PAC, le bilan de santé s’ajoute au cycle de réforme de 2003 en proposant un élargissement des conditions de découplage à presque tous les secteurs agricoles. 

D’après les plans, les agriculteurs possédant de grandes propriétés agricoles et recevant des subventions importants verront leurs subventions significativement réduites :

  • 10 %  de réduction pour les subventions supérieures à 100 000 euros ; 
  • 25 % de réduction pour les subventions supérieures à 200 000 euros ;
  • 45 % de réduction pour les subventions supérieures à 300 000 euros.

Les propriétaires terriens en Allemagne, au Royaume-Uni et en République tchèque seront particulièrement touchés par ces plans. Le secteur agricole important en France sera également significativement affecté, mais le président français Nicolas Sarkozy a récemment annoncé son engagement à réformer ce secteur (EurActiv 12/09/07).    

Plus de « pseudo » agriculteurs

Sous le système actuel, les agriculteurs et propriétaires terriens engagés dans les activités agricoles qui possèdent plus de 0,3 hectares sont éligibles aux subventions de la PAC. La Commission veut augmenter le seuil, potentiellement à plus d’un hectare, pour réduire le risque de fraude par de pseudo agriculteurs. 

Comme l’a déclaré Mme Fischer Boel aux journalistes le 20 novembre à Bruxelles, une personne ayant une chèvre dans son jardin n’est pour autant un vrai agriculteur. 

Jachères et fonds pour l’environnement 

Une modulation plus importante figure également dans les plans. D’ici 2015, la Commission veut en effet passer progressivement du niveau actuel de 5 % à 13 % d’aides directes pour le Fond pour le développement rural. 

Les plans de gestion des eaux et d’autres mesures relatives au changement climatique devraient également être ajoutés aux exigences de conditionnalité comme éléments du bilan de santé, qui demande la fin des jachères, c’est-à-dire des champs que les agriculteurs ne doivent pas cultiver pour protéger les environnements naturels et les espèces. 

Actuellement, 10 % des terres agricoles de l’UE doivent être laissées en jachère. La Commission veut abolir totalement les jachères pour une période d’un an, pour laisser les agriculteurs cultiver plus de céréales afin de répondre à la demande croissante et à l’augmentation des prix des produits alimentaires.  Mais l’exécutif européen reste vague sur les alternatives de sauvegarde de l’environnement à la jachère et cherche actuellement une contribution pour les discussions à venir.

Selon le porte-parole pour l’agriculture de la Commission, Michael Mann, une possibilité serait d’utiliser les fonds croissants résultant de la modulation des subventions directes pour des objectifs environnementaux. Une autre possibilité serait un régime volontaire dans lequel les agriculteurs protégeraient leurs terres situées à proximité des plans d’eau, a déclaré M. Mann à EurActiv.

Négociations budgétaires 

D’après la Commission, le budget de la PAC pour l’après 2012 sera discuté en 2008-2009, mais le bilan de santé ne décidera en aucune façon de l’issue des négociations budgétaires.

La Commission espère que les réformes du bilan de santé, qui seront applicables pour la période 2009-2012 et ouvriront la voie à d’autres réformes pour la période post-2012, seront adoptées par le Conseil des ministres de l’Agriculture dans le cadre de la présidence française de l’UE avant la fin 2008.

Réactions: 

La plupart des eurodéputés de la commission Agriculture du Parlement a largement salué les plans mais a mis en garde contre les réductions du budget.

L’eurodéputé Lutz Goepel, porte-parole pour l’agriculture du groupe PPE-DE, recommande une modulation progressive, c'est-à-dire une réduction des paiements directs de 1 % de 10 000 euros à un maximum de 4 % pour les paiements à partir de 300 000 euros.

Lors d’une déclaration du 20 novembre, il a également demandé des systèmes supplémentaires de prévention des risques, qui seraient co-financés au niveau national afin de s’adapter aux fluctuations croissantes sur le marché mondial et à la hausse des prix des matières premières.

L’eurodéputé socialiste Luis Manuel Capoulas Santos a déclaré que son groupe était en faveur d’une agriculture européenne plus propre et plus concurrentielle, une agriculture ouverte sur le monde tout en étant réglementée, et avec de forte règles en matière sociale, environnementale et de sécurité alimentaire, une agriculture solidaire des pays en développement et en mesure de relever le défi des biocarburants.

D’après Neil Parish, eurodéputé conservateur au Parlement, les efforts accomplis pour lutter contre l’excès de réglementation ne sont pas suffisants. Il demande que davantage de fonds soient déplacés des paiements directs en faveur du développement rural et environnemental.

Dans un communiqué de presse, COPA-COGECA, le plus grand groupe de lobbying agricole de Bruxelles, a salué l’intention de la Commission de simplifier la bureaucratie liée à la PAC mais s’est dit très préoccupé concernant les réductions supplémentaires des paiements directs des agriculteurs. L’organisation recommande également la mise en place d’une période de stabilité au lieu de réformer davantage la PAC afin d’ajuster la volatilité croissante sur les marchés alimentaires mondiaux.

Le NFU, le syndicat national des agriculteurs d’Angleterre et du Pays de Galles, estime que la suggestion consistant à réduire le régime de paiements unique, bien qu’attrayante, est une mauvaise idée.

Lors d’une déclaration, le syndicat a affirmé que cela introduirait davantage de complexité que de simplicité, en particulier dans la mesure où les agriculteurs devraient adapter leurs activités afin d’en éviter les répercussions.

Le 20 novembre, le Bureau européen de l’environnement (BEE) a affirmé que la Commission maintenait le statu quo et critiqué son refus de miser sur une proposition de réforme plus ambitieuse incluant une évaluation de l’efficacité du système de conditionnalité afin de protéger l’environnement, plutôt que de se concentrer sur la simplification de ce système.

D’après Bird Life International, les propositions de la Commission visant à abolir la jachère obligatoire nuiront gravement à la faune et la flore ainsi qu’à la qualité de l’eau au moment même où le changement climatique accroît la pression sur les écosystèmes déjà affaiblis.

 
http://www.euractiv.com/fr/pac/rforme-pac-commission-veut-rduire-subventions-grandes-exploitations-agricoles/article-168580

(transmis par un Lecteur agriculteur)

 Note d'eva R-sistons :

J'ajoute que j'ai des amis Lecteurs et Lectrices agriculteurs et agricultrices, et ils sont angoissés à l'idée de ce qui se prépare. Ce sera le coup de massue final, qui les anéantira définitivement, si rien n'est fait ! En 2012, la plupart d'entre eux sont appelés à disparaître. Réalise-ton l'enjeu, pour eux - et pour nous avec la perte de leur nécessaire présence !

http://www.unctad.org/sections/home/img/hl0105_fr.jpg

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08/06/2011

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