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Affaire Légeret: réclusion à vie confirmée. La défense choquée

Affaire Légeret: réclusion à vie confirmée

Jeudi, 18 mars 2010 à 19:08

Retour à l'ombre pour l'accusé du triple homicide de Vevey. [Keystone]
 

Retour à l'ombre pour l'accusé du triple homicide de Vevey. [Keystone]

 

La prison à vie est maintenue dans l'affaire du triple homicide de Vevey. Le tribunal correctionnel de Lausanne s'aligne sur les conclusions du premier procès. Le tribunal estime que l'accusé a menti et brouillé les pistes. Le témoignage à décharge de la boulangère est jugé "peu crédible".

 

L'auteur du triple homicide de Vevey (VD) n'échappera donc pas à la réclusion à vie. A l'issue du deuxième procès, la Cour a confirmé jeudi sur toute la ligne le premier jugement et reconnu ce quadragénaire d'origine indienne coupable du meurtre de sa mère et des assassinats d'une amie de celle-ci ainsi que de sa soeur.


La Cour avec jury a ainsi écarté le témoignage-clé d'une boulangère de Vevey qui prétendait avoir vu deux des victimes le 24 décembre, à une heure où les enquêteurs les tenaient déjà pour mortes. Ce témoignage avait permis à l'accusé d'obtenir la révision de son procès. Comme le Ministère public, le tribunal a estimé que ce témoignage n'était pas probant, malgré les confirmations catégoriques de la boulangère.


Selon la Cour, cette dernière a fait une erreur et a confondu le 24 décembre avec le 23 décembre. Ce jour-là, la mère de l'accusé et sa soeur s'étaient en effet rendues à Vevey et ont pu se rendre à la boulangerie.

Hypothèse de la pression écartée

Le tribunal a également écarté les affirmations de l'accusé selon lesquelles il aurait, sous la pression des enquêteurs, modifié sa version des faits pour inventer sa présence chez sa mère le jour du drame. Les témoignages et son attitude au procès ont montré qu'il était un homme déterminé, obstiné et difficilement influençable, a estimé le tribunal.


Au final, la Cour a abouti au même scénario que celui retenu par le premier jugement: il a estimé que l'accusé, financièrement aux abois, s'est présenté chez sa mère le 24 décembre en vue de la convaincre de le soutenir. La discussion a mal tourné et sa mère s'est emparée d'une paire de ciseaux, blessant son fils au pouce. L'octogénaire est tombée dans l'escalier. Par la suite, l'accusé a éliminé les témoins gênants, soit l'amie de sa mère et sa soeur.

 

 

Le bénéfice du doute demandé par les défenseurs de l'accusé n'a pas été retenu. [DR]

 
Le bénéfice du doute demandé par les défenseurs de l'accusé n'a pas été retenu. [DR]
 
En l'absence de cadavre et d'aveux, le tribunal ignore comment l'accusé a tué sa soeur, mais il est convaincu de sa culpabilité. Dans les deux jours suivants, il a eu le temps de nettoyer les lieux du drame et de se débarrasser du corps de sa soeur, portée disparue depuis le 24 décembre 2005. Les corps des deux octogénaires avaient été retrouvés le 4 janvier 2006 par le jardinier. Déjà en état de décomposition, ils avaient été identifiés grâce aux comparaisons ADN et dentaires. Les autopsies avaient montré que les victimes étaient décédées suite à de multiples lésions traumatiques vraisemblablement provoquées par un objet contondant.

 

La défense choquée

La défense, qui plaidait l'acquittement, va faire recours. "Le doute doit profiter à l'accusé", a déclaré à la presse Me Pierre de Preux, un des avocats de l'accusé. "Or ici, tous les éléments douteux ont profité à l'accusation", a-t-il ajouté. "Nous sommes un peu choqués par cette décision qui viole la présomption d'innocence", a souligné son collègue, Me Robert Assaël. "On se battra jusqu'au bout pour que notre client soit acquitté".



Le Ministère public pour sa part s'est déclaré satisfait de ce jugement. "J'ai toujours été convaincu que le jugement du Tribunal de Vevey était juste", a déclaré le procureur général Eric Cottier. Le deuxième procès aboutit au même résultat. Je suis satisfait de cette issue".


ap/ther

 

//www.rsr.ch/#/info/les-titres/suisse/1733110-affaire-legeret-reclusion-a-vie-confirmee.html

 

Curtet Marlène je vous encourage à écouler le commentaire de
M. leymann, en effet un goût amer, un homme dans le canton de Vaud peut être condamné à la prison à vie sans preuve et sans aveu .--- je me demande chaque dimanche matin comment vivent les jurés, les juges et les présidents qui ont condamné FL et qui n'ont pas tenu compte des preuves à décharge ?

 



07/09/2011

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