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Adieu aux taches solaires, bonjour à l’ère glaciaire ?

Adieu aux taches solaires, bonjour à l’ère glaciaire ?

A coeur et à cris, 12 mai 2010

Ralentissement de l’activité solaire et impact sur le climat

Depuis 2 ans, les astronomes constatent un ralentissement important de l’activité solaire. Normalement, début 2008, le cycle 24 initiait une activité maximum.

Pendant le « maximum solaire », les taches solaires apparaissent sur la surface du Soleil. Or, les scientifiques constatent que l’activité solaire est au plus bas.

Cette anomalie dans les cycles pourrait bien avoir une influence non négligeable sur les changements climatiques de notre planète.

 Les taches solaires

La surface du Soleil n’est pas uniforme. Elle présente parfois des taches sombres. Ces taches qui nous semblent minuscules pourraient contenir aisément la Terre.

Elles correspondent à des zones moins chaudes et sont donc moins lumineuses.

Le Soleil connaît des cycles réguliers tous les 11 ans en moyenne. Grâce aux observations remontant à Galilée, les astronomes ont reconstitué tous les cycles solaires depuis 1610.


Explosion solaire en septembre 2000.

Au moment du maximum d’activité solaire c’est-à-dire au maximum de taches, il y a des perturbations dans les télécommunications terrestres ou les satellites en orbite.

Le champ magnétique solaire est régi par ce cycle de 11 ans. A chaque nouveau cycle, les pôles magnétiques s’inversent.

On observe donc un pic d’activité magnétique suivi d’une période de calme, puis le cycle repart.


Taches solaires. (NASA)

Les spécialistes ne savent d’ailleurs pas pourquoi ces cycles existent.

Prévisions du redémarrage du Soleil

Le 10 mars 2006, la Nasa a officiellement annoncé le début du minimum d’activité solaire. Le Soleil était alors d’un calme plat sans la moindre petite tache solaire.

Les chercheurs annonçaient alors que le prochain cycle maximum serait particulièrement intense, d’un niveau presque identique à celui de 1958, année d’un record historique.


Activité magnétique autour d’une tache solaire. Photo: Hinode JAXA/NASA

Dans le même communiqué, le physicien David Hathaway nous prédit une activité maximum en 2010 ou 2011 tandis que Mausumi Dikpati (NCAR) penche plutôt pour l’année 2012.

Le 17 juin 2009, un rapport de la Nasa titre « Mystère des taches solaires absentes résolu ? ». En réalité, on ne peut pas vraiment dire que ce communiqué donne une réponse. Il s’agit plutôt d’une constatation.

La Nasa se penche toujours sur le problème.

Le NOAA prévoyait un redémarrage en janvier 2010 mais pour le moment, le Soleil est toujours aussi calme.

En septembre 2009, deux astronomes américains, Matthew Penn et William Livingstone, ont diffusé un rapport.

Ils sont beaucoup plus pessimistes et pensent que les taches solaires pourraient avoir complètement disparu en 2015.


Explosion à la surface du Soleil. Photo: NASA

L’anomalie constatée reste pour le moment inexplicable. Et personne ne peut vraiment prédire le redémarrage de l’activité magnétique solaire.

Activité solaire et climat

Cette baisse subite d’activité du Soleil s’est déjà produite dans le passé à plusieurs reprises.

L’activité magnétique solaire a pratiquement cessé entre 1645 et 1715. Cet épisode est appelé « minimum de Maunder ».


SIDC/Nasa

Un autre cycle semblable, le « minimum de Dalton », s’est déroulé entre 1790 et 1830 environ.

On peut également citer le « minimum de Spörer » qui s’est étalé entre 1420 et 1570 environ.

En 2001, la Nasa a mis en place un nouveau modèle du climat qui renforce la théorie d’une corrélation entre l’activité solaire et les changements climatiques.

On sait effectivement qu’une nette dégradation climatique s’est étalée entre 1550 et 1850. Le Petit âge glaciaire a connu plusieurs pics, notamment entre 1691 et 1709.

Ce que l’on a baptisé « Petit âge glaciaire » a eu des répercutions dans toute l’Europe et en Amérique du Nord.

D’après la simulation créée par la Nasa, peu ou pas du tout de taches solaires sont apparues durant la partie la plus froide du Petit âge glaciaire, soit entre 1645 et 1715.


SIDC/Nasa

On  sait également qu’une très nette dégradation climatique s’est opérée à partir de 1782 et cela pendant une bonne dizaine d’années.

Concernant la France, de nombreux historiens considèrent que cet épisode de refroidissement a joué un rôle important dans le déclenchement de la Révolution française.

Débat sur le réchauffement climatique

C’est assez amusant de constater que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) considère que le Soleil ne joue aucun rôle dans le réchauffement actuel du climat.

Les astronomes ne sont pas de cet avis car il s’avère que l’activité solaire est loin d’être constante.

On pourrait presque parler d’activité chaotique, ce qui rend très difficile toute prévision.


Vue, depuis la Terre, une protubérance du limbe solaire, prise dans la raie H-alpha : NASA

Toujours est-il qu’il serait peu judicieux de ne pas tenir compte de la corrélation existante entre le rayonnement et le champ magnétique solaires et les modifications qui apparaissent au niveau de l’atmosphère terrestre.

Note de Signes des Temps : article pertinent, dommage que l’auteur se voie obligé de conclure par de la désinfo… attention, c’est court mais percutant :

Mais comme le rappelle la Nasa, l’activité humaine est la première responsable des changements climatiques de ces dernières décennies.

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Adieu aux taches solaires ?

Science mag via Sott.net, 14 septembre 2010

Traduction Signes des Temps (extraits)

Des scientifiques étudiant les taches solaires apparues depuis ces deux dernières décennies sont arrivés à la conclusion que le champ magnétique responsable de leur formation ne cessait de diminuer. Si la tendance se poursuit, d’ici 2016, la surface du soleil pourrait devenir « immaculée » et le demeurer pendant des décennies – un phénomène qui, au XVIIe siècle, a coïncidé avec une période prolongée de refroidissement sur Terre.

[…] Le dernier minimum solaire aurait dû prendre fin l’an dernier, mais quelque chose d’étrange est arrivé. Bien que les minima solaires durent environ 16 mois, le minimum actuel s’est étendu sur plus de 26 mois – le plus long du siècle. L’une des raisons, selon une étude soumise au symposium No. 273 de l’International Astronomical Union, un colloque sur Internet, en est que le champ magnétique responsable des taches solaires est en train de s’affaiblir.

Depuis 1990, les astronomes solaires Matthew Penn et William Livingston, du National Solar Observatory de Tucson, en Arizona, étudient la force magnétique des taches solaires grâce à une mesure appelée l’effet Zeeman, d’après le physicien hollandais qui l’a découvert. L’effet Zeeman est la distance séparant deux lignes sur un spectomètre mesurant la lumière émise par les atomes de fer dans l’atmosphère solaire.

Plus l’effet Zeeman est grand, plus l’intensité du champ magnétique qui l’a créé est forte. Après avoir examiné l’effet Zeeman de 1500 taches solaires, Penn et Livingston en sont arrivés à la conclusion que l’intensité moyenne du champ magnétique responsable des taches solaires avait diminué, passant d’environ 2700 gauss (l’intensité moyenne du champ terrestre est de moins de 1 gauss) à environ 2000 gauss. Les raisons de ce déclin ne sont pas claires, mais si la tendance se poursuit, l’intensité du champ des taches solaires tombera à 1500 gauss d’ici 2016. Étant donné que 1500 gauss est le minimum requis pour produire des taches solaires, affirme Livingstone, ils ne seraient plus produits à ce niveau.

[…] Mais Livingstone pense que les prédictions de type « plus aucune tache solaire » sont encore prématurées. « Cela n’arrivera peut-être pas, dit-il. Seul le temps nous dira si le cycle solaire va remonter ». Pourtant, ajoute-t-il, il ne fait aucun doute que les taches solaires ne sont pas très robustes actuellement. Au lieu des taches robustes entourées de zones de halos appelées pénombres, et que l’on a pu observer durant le dernier maximum solaire (cf photo en jaune VS, à gauche, photo d’une tache solaire actuelle, faiblarde), la plupart des taches actuelles ont plutôt l’air pâlottes, et comportent peu ou pas du tout de pénombres.

Ces observations sont très intéressantes, reconnaît le physicien solaire Scott McIntosh, du National Center for Atmospheric Research de Boulder, dans le Colorado. Ces chercheurs ont soigneusement analysé leurs données, et la tendance semble bien réelle, dit-il.

Le physicien solaire David Hathaway, du Marshall Space Flight Center de la NASA, à Huntsville, en Alabama, acquiesce, mais reste prudent : « C’est une étude importante, dit-il. Mais les calculs du champ magnétique responsable des taches solaires ne prennent pas en compte nombre de petites taches apparues durant le dernier maximum solaire. Ces taches solaires possèdent des champs magnétiques plus faibles qui, si on ne les inclut pas, peuvent faire apparaître le champ magnétique solaire moyen plus intense qu’il ne l’était en réalité. »



18/09/2010

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