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7770 milliards de dollars, c'est le dédommagement que mérite l'Afrique colonisée

Kadhafi s'éternise à la tribune

Des milliards de dédommagement


Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s'est livré mercredi à une diatribe contre le Conseil de sécurité de l'ONU, dès le début de son discours devant l'Assemblée générale de l'organisation.
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a estimé mercredi à l'ONU que l'Afrique devrait recevoir 7770 milliards de dollars de dédommagements de ses anciens colonisateurs, sans préciser comment il était parvenu à ce montant.
«7770 milliards de dollars, c'est le dédommagement que mérite l'Afrique colonisée», a-t-il lancé lors d'une interminable intervention à la tribune de l'ONU.

«Les Africains vont réclamer cela et si vous ne le leur donnez pas ce montant de 7770 milliards, les Africains iront là où vous avez emporté ces milliards», a poursuivi le colonel. «Ils ont le droit de récupérer cet argent et ils le récupéreront», a-t-il lancé.

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s'éternisait mercredi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU en dépit de rappels au règlement. Une heure après avoir entamé son discours, il parlait toujours, alors que le temps de parole est limité à 15 minutes.

Pour sa première apparition en 40 ans de pouvoir, le bouillant colonel, qui a fait attendre l'auditoire pendant plus de cinq minutes avant de monter à la tribune, continuait à parler une heure après, alors que les orateurs ont été priés de ne pas dépasser les 15 minutes en début de séance par le président de l'Assemblée, Ali Triki, un ancien ministre... libyen.

Il est vrai que le prédécesseur de M. Kadhafi à la tribune, l'Américain Barack Obama, avait lui aussi dépassé cette limite, parlant pendant 40 minutes. Prié d'abréger, le «Guide» de la révolution libyenne a refusé, prenant justement prétexte du dépassement de temps de M. Obama.

Discours décousu

M. Kadhafi s'en est pris en particulier à la domination exercée sur le Conseil de sécurité par ses cinq membres permanents (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) et à leur droit de veto.

«Le veto est contraire à la Charte de l'ONU, l'existence de membres permanents est contraire à la Charte», a-t-il lancé, brandissant le petit livre bleu contenant le texte fondateur des Nations unies. Il a également stigmatisé les grandes puissances, les accusant d'avoir déclenché de nombreux conflits depuis 1945 pour poursuivre leurs propres intérêts.

Son discours est apparu très décousu, plein d'improvisations mais surtout de redites, sur le thème de l'injustice du monde.



23/09/2009

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